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Alac Geatet, sénateur au service du peuple de Corellia

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Messages : 3
Date d'inscription : 19/03/2018
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Lun 19 Mar - 13:07

Présentation générale




Nom : Geatet.
Prénom :  Alac.
Surnom :  /
Âge : 46 ans.
Race :  Humain.
Monde d'origine : Corellia.

Côté de la Force : Neutre, à tendance obscure.
Faction : République Galactique.
Rang désiré : Rang IV - Sénateur de Corellia.


Caractéristiques & Pouvoirs



VIG 30

HAB 35

INT 60

VOL 60

PRE 60


Points forts et faibles


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Historique



Un homme se tient là, debout, le regard tourné vers la baie vitrée. La pièce est très simple : des murs vieillis par le temps, une table, trois chaises, un ventilateur de plafond. En hauteur, une baie vitrée, seule source de lumière dans la pièce enfumée. Sur la table, un cendrier en verre bien rempli et un cigare, posé là, sur le rebord, depuis quelques minutes maintenant.

Une porte s’ouvre, deux hommes s’y engouffrent.


« Sénateur Geatet, nous allons commencer. Vous pouvez vous asseoir. »

Sans même se retourner, le sénateur attrape son cigare. Il tire une nouvelle bouffée de tabac, sans dire le moindre mot.

« Sénateur ? »
« J’ai entendu. »

La voix claque sèchement dans la salle. À nouveau, le cigare rejoint le rebord du cendrier. Le sénateur lui, obtempère et s’assoit, face aux deux inspecteurs.

« J’espère que vous avez une bonne raison pour m’avoir fait patienter quatre heures ici. Sans quoi, vous pouvez déjà dire adieu à vos postes. »

Un silence pensant s’installe, pendant de longues secondes. Puis un dossier claque le métal froid de la table.

« Le sénateur de Coruscant est mort. »

Pas de réactions, pas un bruit. Trois hommes, deux d’un côté, un seul de l’autre. Deux camps qui se font face, sans rien dire, les mines totalement fermées et sérieuses.

« Ah. Et qu’est-ce que j’ai à avoir avec ça ? »
« Vous avez déjà comparu pour assassinat, non ? »

Celui qui n’avait pas parlé jusqu’alors dévoile son jeu, et sabre d’une question courte et sèche.

« C’est exact oui, et j’ai été acquitté. J’étais à Corellia ses derniers jours de toute manière. »
« Revenons tout de même sur votre passé… »

— — — —

I - Premières années


Oui, remontons 46 ans en arrière… En l’an 19 654 après l’avènement de la République Galactique pour être exact. Oh, de ce temps là, je ne me souviens pas de grand chose, si ce n’est ce que l’on m’en rapportera, plus tard.

Tout ce dont je peux vous parler, c’est de ma famille.
Je viens d’une famille aisée de Corelliens. Depuis quinze générations, les Geatet servent la maison Solo, dynastie royale de l’Empire Corellien.

Mon père, Bredev Geatet, sert les intérêts de la maison royale comme administrateur civil auprès du corps diplomatique, un vaste organe nébuleux d’une administration corrompue. En réalité, on ne saurait dire si le corps diplomatique Corellien sert les intérêts du Roi et de la Nation, ou bien ceux de la Corporation Technique Corellienne… Quand ils ne sont pas les mêmes cela dit !

Ma mère elle, Keeiyan Crawill épouse Geatet, je l’ai peu connue. Quelques années après ma naissance, elle est morte. Ça a toujours été quelque chose d’assez secret dans ma famille. Encore aujourd’hui, du haut de mes 46 ans, je ne sais pas de quoi ma mère est morte.
Ce dont je me souviens, en revanche, c’est que son absence m’a durablement marqué, dans ma jeunesse.

En parlant de ma jeunesse, évoquons-là quelques brefs instants. Je vous rassure, dans les grandes lignes. Quand bien même je suis né avec une cuillère d’argent dans la bouche, j’ai eu une enfance plutôt normale, assez ennuyeuse même. Quelques servantes pour s’occuper de moi, dans le domaine familial de la campagne Corellienne, près de la ville de Kor Vella, une destination particulièrement touristique.

Parce que mon père avait les moyens, j’avais un précepteur pour faire mon éducation. Un homme dont je ne me souviens plus du nom, mais de la façon dont il instruisait… « à la dure ». À la moindre faute, une punition « exemplaire ». La vie d’enfant privilégié, d’un certain point de vue.

— — — —

II - L’école d’ingénierie


De la famille Geatet, j’ai toujours été l’enfant « à part ». Alors que mes trente cousins et cousines rejoignaient diverses écoles de l’administration royale, moi, je voulais être ingénieur, travailler sur la conception des vaisseaux pour la Corporation Technique Corellienne.
Dans ma famille, on rêve de servir la monarchie. Moi, je rêvais de vaisseaux et du vide spatial, de travailler sur l’une des stations spatiales qui fourmillent.

À son plus grand regret, mon père m’a finalement fait passer les concours pour entrer à l’école d’ingénierie de la Corporation Technique Corellienne. Concours que j’ai réussi avec brio. À cette époque, j’étais encore travailleur et motivé, mais ça n’allait bientôt plus être le cas.

J’avais alors 16 ans. Un nouveau monde s’ouvrait à moi : celui des études supérieures. Jusqu’alors, je n’avais connu que le précepteur et la famille. Mais au final, je n’avais jamais fréquenté personne d’autre. Là, je me retrouvais avec quelques quatre cents étudiants de première année, et j’allais rester avec une bonne partie d’entre-eux pendant quatre ans.

Si, au début, les choses ne se sont pas très bien passés avec les autres, par manque d’habitude à se sociabiliser sans doute, les rapports se sont assez brusquement adoucis au milieu de ma première année. La raison : ma rencontre avec Marcae Maskfal. Une rencontre qui va marquer le reste de ma vie, alors suivez bien, c’est important.

Marcae, c’était une « personnalité » de l’école. Déjà à cette époque, il était magouilleur. Sa famille avait fait fortune dans le commerce des armes, quelques générations plus tôt, les Maskfal frôlaient déjà la légalité… C’est dire. Âgé d’un an de plus que moi, Marcae venait de la grande Coronet, la cité-capitale. Lui avait connu la liberté, il n’avait pas eu de précepteur et dégageait une certaine aura de popularité autour de lui. En plus, il avait déjà toutes les filles.

Avec Marcae, notre relation a été rapidement… « proche ». J’ai découvert beaucoup avec lui. J’ai découvert la société, j’ai appris à être « quelqu’un », j’ai découvert mon corps, ma sexualité, le plein potentiel de celle-ci… Peut-être un peu trop diront certains. Mais après tout, la période des études ne sert-elle pas à essayer pour se faire sa propre idée ?

C’était en l’an 19 670 après l’avènement de la République. Deux ans plus tard, j’allais faire connaissance de l’appareil juridique Corellien.

————

III - Les premières affaires


« Je vois que vous avez été impliqué très tôt dans une affaire d’agression sexuelle, sénateur. Vous aviez 18 ans. »

Le sénateur ne peut pas s’empêcher de décrocher un bref rire.

« Il n’y a rien d’amusant sénateur. »
« Qu’est-ce que vous me faites là ? Mon procès ? Ça n’a rien à avoir avec votre enquête. »
« Sénateur, nous ne faisons que notre travail. Nous sommes là pour comprendre. »

Comprendre. Il n’y a rien à comprendre de cette nuit-là. Et pourtant, je ne regrette pas. Non, loin de là.

« Putain mais t’es complètement malade ! Mais qu’est-ce qui t’a pris ? »

Ce jour là, je m’en souviens très bien. Il fait nuit depuis peu. Je me tiens debout, tout sourire, l’air triomphant, devant Marcae.

« Tu sais que la famille Paulstr c’est pas de la rigolade ! Ils vont faire de ta vie en enfer ! »
« Ça va ! Je t’ai connu plus courageux. »

Et pourtant… J’étais encore jeune et naïf, ça c’est certain. Mais j’avais déjà eu mes premières pulsions sexuelles. Celles qui vous prennent dans les tripes, qui vous retournent le cerveau. J’étais devenu quelqu’un d’autre, et la jeune Arihea Paulstr, de deux ans ma cadette, en avait fait les frais… Mais qu’est-ce que ça avait été bon ! Les conséquences, je m’en fichais. Qu’elle ait fini en dépression, qu’elle ait quitté l’école parce qu’elle se sentait humilié, je n’en ai jamais eu rien à faire. Aucun scrupule. Des regrets oui, mais des regrets pour moi-même, parce qu’en réalité, même si j’ai adoré, même si j’ai ressenti l’assouvissement d’un désir profond avec cette pulsion… J’ai aussi eu peur, parce que je n’avais plus le contrôle sur moi-même.

J’ai eu d’autres regrets aussi, quand la CorSec, la force de sécurité Corellienne, est venu me chercher à l’école d’ingénierie. Menotté et rudement transporté jusqu’au commissariat le plus proche. Je me souviens avoir eu la boule au ventre, pendant mes deux jours de garde-à-vue. Oui, j’ai eu peur, parce que j’étais coupable. Mais j’ai aussi eu cet étrange sentiment d’excitation, d’adrénaline : savoir que je frôlais la loi, le risque d’être incarcéré et de perdre toute ma vie, de ruiner ma carrière. Et au final… Rien, je n’ai rien eu.

Je me savais en effet protégé. Ma famille n’avait jamais laissé passer un tel affront aux siens. Il était impossible pour eux qu’un de leurs membre, même le plus reclus, le plus décevant de tous, se retrouve en prison. Alors mon père a offert plusieurs mallettes au juge, et à la famille Paulstr. Tout le monde était content : les Paulstr évitaient l’affront d’un procès public, les Geatet évitaient de perdre l’un des leurs en prison, et moi j’étais libre comme l’air, bon pour reprendre mes études, où je m’investissais de moins en moins…

Une vie de rêve en soit.

————

IV - Le rêve devient réalité


Deux ans plus tard, c’est avec un sentiment d’invincibilité que je sortais de l’école d’ingénierie. J’étais très loin d’être major de promotion : non, moi j’étais plutôt dans les derniers. Bah, conséquence de l’affaire d’agression sexuelle, j’avais développé le sentiment, à l’époque, que j’étais au dessus de tout et que rien ne pouvait m’arrêter. Bien sûr, j’allais me tromper, c’est certain.

Mais pour le moment, j’avais 20 ans, je sortais d’école d’ingénierie (note au lecteur : je prend appui sur le système éducatif de la troisième République, où l’on commence les études supérieures dès l’âge de 16 ans, puisque j’estime qu’il y aura, au fil des millénaires, certaines évolutions sociétales dans l’univers Star Wars et la société Corellienne. Parenthèse fermée) et j’avais un avenir radieux devant moi. Enfin radieux… C’est vite dit, mais à l’époque je pensais que c’était le top du top.

J’ai donc été engagé comme assistant-ingénieur au service de la Corporation Technique Corellienne, comme la plupart des élèves sortant de cette école d’ailleurs… Sauf Marcae. Lui, il a choisi une toute autre voie, mais nous en reparlerons plus tard.

Enfin bref, j’ai donc rejoint le service de recherche et développement autour des navettes interstellaires. J’étais assez épanoui dans mon travail à cette époque, j’avais une situation et même si je n’étais que simple assistant, ma vie était plutôt agréable : j’enchaînais le travail dans un bureau de Coronet, les visites dans des stations spatiales et autres relais stellaires, comme on commençait à en construire de plus en plus. C’est la première fois que j’ai voyagé en dehors de Corellia, la première fois que je suis allé dans l’espace aussi. Je n’oublierais jamais la sensation que ça fait, de regarder sa planète d’en haut. Ce sentiment d’être au dessus de tout, d’avoir le parfait contrôle.

Au fil du temps, au vu de ma motivation et de mon travail, j’ai même failli briguer au poste de responsable de projet. Je crois qu’à la corporation, ils aimaient bien ma capacité à anticiper les demandes, à me débrouiller avec pas grand chose et ma créativité.

Mais toutes les bonnes choses ont une fin… Ça, je l’ai appris au fil du temps… Mais c’est une autre histoire.

————

V - Retour (brut) à la réalité


« Monsieur Geatet, vous voulez bien me suivre dans mon bureau ? »

Lorsqu’on s’imagine à quoi va ressembler notre dernier jour… ou le jour où on va se faire virer, on pense toujours qu’on va être accueilli dans un grand bureau, par une personne importante, peut-être même un cadre supérieur ou un patron. On pense qu’on va nous dire qu’on est désolé, mais que la direction ne peut pas faire autrement, qu’il y a des raisons multiples, que la situation est complexe… Qu’est-ce qu’on peut être naïf…

Après avoir acquiescé d’un signe de tête, c’est une petite marche dans les longs couloirs des bâtiments de la Corporation Technique Corellienne, au deuxième sous-sol, qui occupe les deux hommes : celui qui finira sénateur et celui qui terminera.. au chômage. Mais pour l’autre, si le premier est assistant-ingénieur, le second lui, est responsable de département, un tout autre poste.

Bientôt, les voilà tous les deux dans un petit bureau. Ici et là, des piles de documents, des récepteurs holographiques avec divers plans de vaisseaux, des cartes spatiales affichées ici et là sur les murs. L’apparence négligée du bureau, la promiscuité des lieux repousse aux premiers abords : on est ici dans un bureau de travail, pas très ordonné d’ailleurs. Alors que le responsable de département s’assoit, derrière son bureau, il tend la main pour inviter l’employé à imiter le geste, en face de lui.

« Allez y, asseyez-vous. Nous avons à parler. »

Le salarié obéit, pensant sans doute, naïvement, qu’il est question d’une montée en grade. Il ne remarque pas le dossier à l’entête rouge, posé au centre du bureau.

« Bon écoutez monsieur Geatet. Vous faîtes du bon boulot ici, c’est vrai. La corporation est particulièrement satisfaite de votre travail. Mais il y a un problème : votre passé. Et ça, l’entreprise ne peut pas l’accepter. Ça ternirait notre image. Vous comprenez ce que je veux dire ? »

Du sentiment de sécurité, le jeune assistant passe au désarroi. Sans doute s’imaginait-il tout, sauf ça.

« Pas très bien non… »

Sa voix est devenu plus trouble, plus basse aussi. Il a perdu son assurance, celle qui l’animait tout au long de son travail.

« Bon, je vais faire court. Vous êtes renvoyé. Cette histoire avec la famille Paulstr, ça ne peut pas aller avec notre image de marque. Voilà… Désolé pour vous. Vous pouvez y aller, j’ai à faire. »

Sec et court comme un couperet, je venais pour la première fois de me faire virer d’un travail où je pensais donner le meilleur de moi-même.

En sortant du bâtiment, à peine une heure plus tard, Alac prend le temps de contacter son père. C’est, depuis trois ans, la prochaine fois qu’il l’appelle.

« Ah, toi. Tu m’appelles pour me féliciter c’est ça ? »
« Pardon ? »
« Attend.. tu es la chaire de ma chaire et tu ne sais même pas que j’ai nommé ambassadeur sur Neimoidia ? Parfois je me demande ce que j’ai loupé chez toi. »
« Père. J’ai été renvoyé de mon travail. »

————

VI - Passage à vide


À ce moment là, j’ai 23 ans, le ventre vide, plus d’emploi, plus rien.
À nouveau, je suis obligé de vivre au crochet de ma famille, que j’ai en horreur avec le temps.

Au début, j’ai entrepris de rejoindre les forces spatiales de la CorSec, la force de sécurité Corellienne. Je voulais voir du pays et rester indépendant. En plus, je me disais qu’avec mon expérience dans l’ingénierie spatiale, je pourrais être utile. Et qui sait, peut-être que j’avais les talents nécessaire pour être pilote ? Ce n’était pas mon rêve, loin de là, mais il y a toujours cette part d’héroïsme, ce romantisme à s’imaginer piloter des vaisseaux de guerre, des chasseurs rapides, affronter les bandes pirates au plus près.

J’ai été incorporé dans la composante spatiale de la CorSec. Encore une fois, loin d’être intégré avec brio mais loin d’être dernier pour autant. Pile dans la moyenne, c’était devenu mon credo. Mais alors que je me laissais emporter, pensant intégrer le corps des pilotes de chasse… J’ai terminé en formation de technicien de maintenance. Réparer des réacteurs alors que j’avais fait des études supérieures, non, ça n’était pas assez bien pour moi, vraiment pas. Mais il me fallait un salaire, je voulais garder mon indépendance et, au moins, j’étais sur des stations spatiales, loin de la terre, loin des villes et des campagnes qui ne me semblaient plus intéressantes.

Sauf qu’à nouveau, j’ai dérapé. Avec les collègues, on avait l’habitude de boire un coup au mess, après le service. Dans mon groupe, il y avait huit hommes et deux femmes. L’une des deux me plaisait bien : je la voulais à moi. Elle, naïve, n’aspirait qu’à être pilote un jour. Elle travaillait dur la petite. Un soir, un peu plus éméché que d’habitude, j’ai été plus offensif avec elle.. Jusqu’à ressentir cette pulsion en moi, celle qui vient des tripes. Malheureusement pour moi, un sous-officier passait à ce moment là et m’a coupé net dans mon élan.

Le lendemain, j’étais renvoyé pour insubordination et harcèlement sexuel. Je n’ai même pas passé la barre des six mois au sein du service.

Retour sur la terre ferme alors. J’ai commencé à refréquenter Marcae, mon ancien ami de l’école d’ingénierie. Il avait un petit commerce de produits stupéfiants : des spiritueux et des « bâtons de la mort », un nouveau truc qui venait de sortir. Petit à petit, par désespoir sans doute, j’ai commencé à consommer… Et là, ça a été la dégringolade… Jusqu’à ce que ma chère et tendre famille décide d’agir.

Bah oui, parce qu’un membre de la famille Geatet qui se drogue et ne fait rien de sa vie, ça fait tâche. De force, on m’a placé en centre de désintoxication, loin de Corellia. C’était la première fois que je me rendais à Coruscant, même si je n’ai pas vu grand chose de la planète-ville.

Je n’allais pas en ressortir avant mes 25 ans…
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Alyvan Chaldren
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Lun 19 Mar - 13:56
Bienvenue, cher Sénateur ... Voilà un rôle important s'il en est que tu tentes !

Bon courage pour ta fiche, et n'hésite pas si tu as la moindre question Smile
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Alyvan Chaldren
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Dim 22 Avr - 14:49
Tu en es où Alac?
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Mer 25 Avr - 21:03
J'en suis que pour le moment je travailles beaucoup donc hélas je n'avance pas énormément ! Désolé
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Alyvan Chaldren
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Mer 25 Avr - 22:46
J'en conclu qu'un petit délai ne sera pas de trop ? Razz
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Lun 30 Avr - 20:52
Oh oui ! Et pas qu'un petit :p
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