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EVENT I : Les flammes de l'enfer [Jedi et République]

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Echo de Force
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Dim 9 Sep - 19:30
EVENT I : Les flammes de l'enfer






Après plusieurs mois de retard, l’enclave Jedi de Mustafar ouvre enfin et pour célébrer l’événement, un grand nombre de Jedi a fait le déplacement vers la planète en fusion. Malgré la chaleur suffocante à l’extérieur, le cratère dans lequel s’est installé l’Ordre a été entièrement aménagé, si bien qu’il y règne une ambiance apaisante, à l’image de ses nouveaux propriétaires. L’ensemble est taillé dans la roche, et concentre des activités d’exploration – comme en témoigne la piste d’atterrissage et de décollage qui donne sur le centre du cratère et sur laquelle se posent, depuis plusieurs heures, les vaisseaux de tous les dignitaires invités pour l’événement.

En effet, dans un signe d’ouverture et d’amitié, le Grand Maître de l’Ordre, la vénérable Keishara Pulwar, a décidé d’inviter les officiels de la République, ainsi que certains dirigeants de mondes ou d’organisation ayant déjà aidé les Jedi par le passé. Le Chancelier Suprême a néanmoins refusé de venir, arguant d’un voyage imminent à l’autre bout de la galaxie, sur la planète Lianna, pour y régler des troubles impossibles à ignorer, ajoutant publiquement qu’il ne voyait de toute manière pas l’utilité d’être présent. Beaucoup ont cependant vu dans ce refus poli un affront déguisé à un Ordre que le Chancelier a plusieurs fois critiqué dans les médias au cours des dernières semaines pour son soutien tacite au Sénateur de Camaas emprisonné, accusé du meurtre de son beau-père et désormais ancien Sénateur de Coruscant, et la plupart de ses soutiens lui ont emboîté le pas, réduisant à peau de chagrin la délégation républicaine. Certains ont cependant défié l’avis du Chancelier, ce qui explique la présence de certains sénateurs comme le représentant de Wroona, Alyvan Chaldren et, fait plus rare, de haut-gradés de l’armée, au premier rang desquels se trouve les Amirales Elayne Halcyon et Siri Draimas.

Tous les invités à présent réunis, les festivités commencent. Le Grand Maître de l’Ordre s’avance, dégageant toujours une certaine prestance malgré son âge, afin de couper le ruban permettant d’accéder à une superbe salle creusée à même la roche, là encore, et qui a été aménagée pour accueillir tous ceux qui sont présent. De discrètes fontaines à jus et autres boissons sont présentes sur les côtés, ainsi que des présentoirs ornés de fruits en tous genres, ramenés par les Jedi de l’Explocorps comme Nathanael Kort ou bien cultivés avec amour par les membres de l’Agricorps. Quelques mets plus consistants ou adaptés à des morphologies non humanoïdes sont également présents. Keishara Pulwar commence son bref discours :

« Mes frères et sœurs, mes amis … Merci à tous d’être venus célébrer avec moi la naissance de cette enclave qui célèbre la capacité de notre Ordre à sans cesse se renouveler pour explorer et étudier tous les endroits de la galaxie, et qui constituera à n’en pas douter une source précieuse de savoirs.

Cette journée est également l’occasion de se rappeler des anciennes amitiés, et d’en forger de nouvelles, pour faire prospérer la paix et la prospérité dans la galaxie. Profitons donc de ce moment privilégier pour échanger, mes amis, mes frères et sœurs ! »


Les applaudissements passés, chacun quitte donc son siège pour discuter avec une connaissance, ou profiter des réjouissances, tout simplement. Le Maître Lianna Tsi'a Cyan a été chargée de garder un œil sur les jeunes padawans présents qui profitent de cette journée unique, telle Aliana Kiron, épaulée par les Chevalier Iséri Nisa et Neela Acksedge, qui ont fort à faire avec tous ces chenapans …

Soudain, alors que les conversations et les verres sont bien entamés, la terre commence à trembler. Ce qui est d’abord pris par les uns et les autres comme une activité volcanique habituelle sur Mustafar se transforme soudain en un grondement tonitruant et tous se retrouvent projetés à terre alors que la montagne entière est secouée par de très violentes secousses, qui s’accentuent de minute en minute. Des bruits semblables à des explosions retentissent, et plusieurs morceaux de la structure se détachent. En quelques secondes à peine tout est accompli, et le chaos qui en résulte alors que la terre s’arrête enfin de tonner est imprescriptible. Plusieurs dizaines de personnes sont coincées sous des tombereaux de gravats. Une partie du faux plafond s’est effondrée sur un grand nombre d’officiels républicains. La Sénatrice de Sluis Van gît, à peine vivante, tandis qu’Alyvan Chaldren essaye comme il le peut de la maintenir consciente alors que sa propre jambe a été happée par un imposant bloc de débris, aidé par Elayne Halcyon qui a réussi à s’écarter au dernier moment et n’a récolté que quelques égratignures dues aux éclats.

Les Jedi tentent de vérifier que les leurs, et surtout les plus jeunes, ne sont pas blessés et de porter secours à ceux qui en ont besoin. Mustafar, néanmoins, n’était pas conçu pour être un poste médical avancé, et la plupart de ceux qui sont présents sont des membres de l’Explocorps ou des baroudeurs de la Bordure, étant donné l’intérêt premier de cette base : l’exploration. Bientôt, un cri retentit : Keishara Pulwar est elle aussi coincée sous les gravats, et certains commencent à paniquer. Il faut intervenir au plus vite. Un certain nombre de regards se tournent vers Lianna Tsi’a Cyan, qui est, en vertu de son rang, l’une des Jedi les plus gradés présente et encore en état d’intervenir.

Il faut faire vite : évacuer les blessés, essayer de consolider ce qui peut l’être, faire partir les plus jeunes vers des planètes amies, et comprendre ce qui a provoqué un tel cauchemar. Beaucoup de planètes républicaines risquent de ne pas pardonner de sitôt à l’Ordre Jedi d’avoir mis en danger la vie des leurs. Cette menace plane dans toutes les têtes …




Indications :

Il n’y a pas d’ordre pour poster, néanmoins, pour que chacun puisse suivre et éviter que des duos enchaînent les réponses à l’intérieur du RP de groupe, nous vous demandons d’attendre que 3 autres personnes aient posté avant de pouvoir produire une nouvelle réponse.
Ex : Vous postez en premier. Vous devez attendre que 3 autres joueurs aient posté leur réponse pour pouvoir poster à nouveau à votre tour.

Il n’y a pas de limite de lignes par post, cependant, pour faciliter la compréhension de tous, nous vous demandons d’indiquer en spoiler à la fin de votre post le résumé bref des actions de votre personnage.

La modération du premier tour aura lieu le 23 septembre.

Nous comptons sur votre fair-play, votre cohérence et votre bienveillance les uns envers les autres. Si certaines actions nous semblent ne pas relever de cette charte pour le bien-être de tous et la bonne tenue du rp, nous pourrons vous envoyer un MP pour demander de réviser une action.

N’oubliez pas que l’essentiel est que nous nous amusions tous à rp ensemble pendant plusieurs semaines !

Bon jeu à tous, et que la Force soit avec vous !
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Nathanael Kort
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Dim 9 Sep - 21:26
Pour des raisons évidentes le jeune jedi avait pris l'habitude de fuir comme la peste les cérémonies officielles, préférant bien plus faire parler de lui par ses coups d'éclats que par son illustre présence à quelques dîners mondains, mais il avait appris à parfois faire quelques sacrifices pour le bien de l'Ordre et pour son image publique. Après tout il lui arrivait de parfois faire quelques agréables rencontres lors de ces soirées ennuyeuses et, quand il était invité et qu'il acceptait de venir, c'était avec l'espoir qu'une telle rencontre se réitère de nouveau. Il avait bien le droit de rêver, non ?  
Mais aujourd'hui ce n'était pas un sacrifice qui l'avait poussé à participer à l'inauguration de l'enclave de Mustafar, car on ne lui avait tout simplement pas laissé le choix. Il aurait bien vouloir pouvoir justifier de son absence par une mission mais, par un heureux hasard ou un étrange sens de l'humour de la Force, le jeune pilote était tout juste revenu d'une exploration lorsque l'annonce de l'inauguration avait été reçue. Il avait bien tenté d'esquiver le coup mais malheureusement on l'avait intercepté avant qu'il ne puisse repartir, il se souvient encore du jeune bleu en formation qui lui avait tendu le datapad avec l'invitation formelle. Si l'idée de refuser et de n'en faire qu'à sa tête fit son petit bonhomme de chemin dans sa tête, il fit disparaître cette pensée car une telle action pourrait porter préjudice à la renommée qu'il essayait de se construire depuis des dizaines d'années.

Les hautes instances du Corps avaient exigé la présence de nul autre que lui à l'exploration, non pas pour son grande très élevé mais parce qu'il était l'un des membres encore en activité depuis la plus longue période de temps. Il n'était pas le plus gradé de l'Ordre mais, lorsqu'on pensait Corps d'Exploration Jedi, c'était probablement le nom de Nathanael Kort qui venait en tête en premier lieu. Il était pour ainsi dire la vitrine du Corps, la preuve vivante de ce que Corps pouvait former d'admirable et téméraire pour inciter encore plus de membres à rejoindre volontairement leurs rangs. Même s'il amenait une cargaison de fruits exotiques trouvées sur de lointaines planètes pour l'inauguration, dont bon nombre de fruits avaient été découverts par ses soins, il était aussi là pour représenter le Corps dans son ensemble et cette seule perspective lui fit ravaler sa fierté. C'était un geste de confiance autant que le reflet de ses efforts ces trente dernières années, il ne pouvait se permettre de faire la fine bouche.

C'était donc vêtu de sa tenue habituelle de pilote agrémentée de sa belle veste en cuir qu'il s'était rendu jusqu'à Mustafar, rien n'aurait pu le distinguer d'un pilote indépendant si on laissait de côté son impressionnante carrure ainsi que le sabre-laser qui pendait à sa ceinture. Bombant le torse comme il avait l'habitude de faire, mettant un peu plus en valeur sa carrure d'athlète, il suivit donc les festivités de loin tout en balayant les environs de ses prunelles jaunies.
En effet s'il était venu ici ce n'était pas uniquement par obligation. Comme poste avancé le plus éloigné au sud de la galaxie il y avait fort à parier que Nathanael viendrait très souvent faire halte ici, pour faire le plein de vivres ou de matériels avant de repartir de nouveau. Aussi était-ce important pour lui de voir ce dont était fait cette base et, de ce qu'il en avait vu pour le moment, cette enclave avait du très bon matériel.

Alors que le discours d'ouverture était enfin terminé et que les convives commençaient déjà à se déplacer, Nathanael sentit la présence de vieilles connaissances à travers la Force. Vers qui devrait-il aller en premier ? Il n'eut même pas le temps de prendre une décision car soudain le monde tout entier sembla se rebeller contre une violente blessure et, alors qu'il lever les yeux au ciel, Nathan vit le plafond s'écrouler sur lui et les autres convives. S'il perdit connaissance pendant un très court instant, il se réveilla allongé par terre avec un puissant mal au crâne, sans doute lié au choc de sa chute.

« Qu'est-ce que... ?»

Il n'eut même pas besoin de balayer la salle de ses yeux pour se rendre compte de l'ampleur des dégâts, la souffrance de bon nombre d'invités était largement perceptible via la Force et empêchait presque le pilote de penser correctement. Il prit appui sur une poutre écroule juste à côté de lui pour se redresser, sentant ses oreilles sonner dans un sifflement aussi horrible que strident. Mais bordel que s'était-il passé ? Une attaque surprise ou une violente crise sismique de cette planète ? Non, il ne pouvait pas croire que l'installation n'avait pas été prévue pour palier aux caprices de cette planète, ce ne pouvait pas être accidentel.

Se redressant en essayant de faire fi du bourdonnement incessant, Nathan allait se diriger vers son camarade sénateur lorsqu'une voix bien particulière lui parvint à travers la Force. Parmi tous les malheureux coincés sous les décombres se trouvait la grande patronne, le Grand Maîtresse de tout l'Ordre jedi et cette seule perspective lui fit changer l'ordre de ses priorités. Ni une ni deux il se tourna vers l'assistance, vers ceux qui étaient en état de le comprendre en tout cas avant de d'adresser d'une voix puissante à ses camarades jedis.


« Iséri ! Neela ! Avec moi ! Les autres, dégagez les gravas pour sauver ceux qui peuvent l'être ! Évacuez les blessés avant que le reste ne nous tombe sur la gueule !   »

Ni une ni deux le jeune colosse laissa l'adrénaline l'envahir alors qu'il slalomait entre les décombres, jusqu'à arriver devant l'amas au-dessous duquel se trouvait l'illustre Grand Maître Pulwar. Prenait une profonde inspiration en rassemblant ses pensées, il plongea dans la Force afin de tenter de soulever les plus gros gravas afin de sauver la patronne. Bien sûr il n'y arriverait pas seul mais il avait pleine confiance en tous les jedis présents ici, ou au moins avait-il confiance en les trois jedis qu'il connaissait plus que les autres.

Il fallait agir vite pour en sauver le plus grand nombre. Dés que la patronne serait sauvée alors, à ce moment-là, il s’attellerait à stabiliser le plafond si d'autres ne s'en chargeraient pas avant lui. Place à l'action, pas le temps de faire dans la demi-mesure.

Spoiler:

Nathanael use de sa vague de Force pour dégager les gravats bloquant Keishara Pulwar, enjoignant les jedis aux alentours à le rejoindre.
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Lianna Tsi'a Cyan
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Lun 10 Sep - 2:28
Ouille… J’ai l’impression d’avoir été renversée par une navette… Je ressens une douleur sourde dans tous mes os et je me raccroche à un mantra que je répète dans ma tête pour ne pas l’oublier : Garde ton bouclier levé et tiens bon !

Des souvenirs diffus me reviennent en tête. Celui du sourire de la vénérable Keishara Pulawr lorsqu’elle nous a accueillie dans la nouvelle enceinte de l’Ordre sur Mustafar est certainement le plus agréable (et d’une certaine façon, le plus embarrassant).

« - Bienvenue à vous tous jeunes Padawans, enfants et adultes, et bienvenue à toi, ma chère fille qui nous a tant manqué toutes ces années. »

Ah oui, j’aurai pu m’amuser des regards soudain sidérés de tous ces jeunes enfants dont on m’a confié la charge depuis que je suis revenue au sein du temple, après toutes ces années à ruminer sur mon destin tragiques et les pertes si cruelles que j’ai subit. J’aurai aussi pu m’amuser de voir mon Bonbon rose s’extasier de voir la Dame de Knossa, la Grand-Mère du Temple me parler si familièrement… Seulement, tout ce que j’ai ressentit à ce moment précis, devant cette femme si sage et perspicace, qui m’a de si nombreuse fois guidée durant mon enfance et mon adolescence, c’est un sentiment de honte d’avoir tout abandonné et d’avoir fait preuve de tant de lâcheté.

J’ai trouvé la force de ne pas bredouiller quand je lui ai répondue :

« - C’est toujours un plaisir de vous revoir, Maître. Permettez moi de vous présenter ma classe pour ces prochaines semaines. Je leur enseigne l’histoire. Les enfants ? Présentez vos respect à notre révérée maître. »

Bien sur je ne l’ai pas abusée un seul instant. Elle a toujours connu les raisons de ma retraite et je la soupçonne d’avoir suggéré qu’il était temps d’y mettre un terme. Voilà pourquoi l’Ordre m’a envoyé Iséri.

« - Et qui est cette ravissante jeune femme qui t’accompagne ? »

C’est là que j’ai eu le plus de doutes… Je ne suis pas complètement naïve vis-à-vis de mes aînées et je entrevu un léger sourire amusé sur les lèvres de Notre vénérée… ce que cela peut m’énerver parfois d’être manipulée pour mon bien…

« - Je vous présente le chevalier Iséri Nissa. Elle m’assiste dans mes recherche et c’est une remarquable spécialiste en archéologie, à présent…Je… »

Un bruit sourd et une sensation de chaleur oppressante me ramènent à la réalité. Tenir bon et ne pas lâcher ma concentration.

Un autre souvenir soudain me vient à l’esprit : celui d’un bruit sourd et d’un soudain vortex de lave qui…. Et merde ! Je me souviens parfaitement à présent.

Comme dans un rêve, j’entends une voix qui dicte des ordres précis et efficaces, d’un ton calme et serein :

« - Je tiendrais le tant qu’il faudra. Emmenez les enfants en sécurité. C’est la priorité. Nous sommes le passé et ils sont l’avenir. Formez des équipes de deux dès que vous trouverez un partenaire. Occupez vous des blessés et poussez les autres vers un endroit sûr. »

C’est bien, quelqu’un s’occupe de tout. Je vais pouvoir me concentrer sur… une minute… C’est ma voix, non ? C’est moi qui donne ces ordres.

« - Iséri, Tu te charge des enfants. Neela, il y a des blessés, je vois que le sénateur Chaldren a besoin d’aide. T'sion, accompagne les invités et protège les. V’liss, cherche à savoir ce qui s’est passé et fais moi un rapport le plus vite possible. Il faut que quelqu'un se charge d'examiner s'il n'y a pas d'autre fissures prêtes à se révéler »

J'énonce une série de d'ordre sans même y penser...

Quand à moi, je lutte contre le vortex de lave qui menace de nous engloutir. J’étais avec un groupe d’enfant quand tout s’est effondré sur nous. J’ai dressé un bouclier, instinctivement et j’ai abrité mes protégés dessous. Quelque chose m’a frappe l’épaule et depuis je souffre atrocement. Soudain, j’ai vu la brèche s’ouvrir dans la parois, rougeoyante et irradiant d’une chaleur extrême. Sans même y penser, je me suis interposée et depuis je maintiens un bouclier dressé, usant de toutes mes forces pour nous protéger. Je n’échouerai pas. J’ai manqué à l’Ordre trop longtemps et je dois me racheter. Et tant pis si je dois finir submergée : Je devrais réussir à créer un bouchon qui durcira…

« - Aller, au boulot ! »

Spoiler:
Lianna a protégé un groupe de jeune padawans de l'effondrement d'un mur et à présent elle a levé une bouclier de force pour repousser un vortex de lave qui menace de se répandre dans le complexe. Elle est blessée visiblement mais semble très calme. Si vous en avez besoin, considérez que Lianna a pu vous donner un chose à faire Smile
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Neela Acksedge
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Lun 10 Sep - 12:21
Quelle idée d’installer une enclave sur une planète aussi inhospitalière, si ce n’est chercher à décourager quiconque de sensé de s’y aventurer ? L’installation de cette nouvelle annexe Jedi sur Mustafar n’était pas une nouveauté, puisque sa construction avait débuté il y a de ça pas mal de temps grâce à l’aide apporté par les ingénieurs et ouvriers sluissis et la date de son inauguration annoncée publiquement depuis quelques semaines par de nombreuses invitations à l’intention de dignitaires de la République et autres alliés de l’Ordre. D’ordinaire participer à ce genre d’évènement n’était pas dans son attitude, Neela préférant garder au maximum son anonymat pour ne pas se faire placarder une pancarte dans le dos lorsqu’elle sillonnait le milieu de la pègre. Son attitude avait néanmoins changé il y a quelques temps, lorsque le Conseil l’avait mandaté pour assurer la sécurité du sénateur Chaldren, personne d’ailleurs fort sympathique et agréable, avant de la contraindre à venir observer les nouvelles perles de l’Ordre Jedi -avec la volonté, sans aucun doute, de la voir repartir avec un ou une protégée. La lucazec avait accepté de se prêter à l’exercice non par volonté mais parce qu’elle avait suffisamment tordu le bras du Conseil ces dernières années qu’elle s’était retrouvée dans une situation où elle ne pouvait plus refuser ce genre de recommandations. Et au final, le Conseil avait gagné, du moins partiellement : Neela, malgré ses réticences, avait peut-être trouvé chaussure à son pied, et accepté de prendre une jeune élève à l’essai pendant quelque temps.

D’où sa présence sur ce caillou de lave en fusion, vêtue d’une combinaison d’un bleu minéral, peu réfléchissante, extensive et sans manches, pour ne pas suffoquer dans l’environnement chaud et étouffant de l’inhospitalière Mustafar, et accompagnée d’Aliana Kiron, qu’elle ne pouvait pas emmener avec elle dans ses missions habituelles encore trop dangereuse et risquée pour la jeune sephi. C’était aussi l’occasion de revoir le sénateur Chaldren et de prendre des nouvelles de la situation sanitaire sur Ando.

Elle n’en eut hélas guère le temps puisque peu après que Keishara Pulwar ait terminé son discours et le buffet entamé, alors que Neela discutait avec Aliana, ce qui était alors une inauguration paisible et agréable se transforma en un enfer renversant et percutant. Le sol se mit à trembler ; les murs à vaciller ; et la Jedi eut à peine le temps de porter son regard vers le plafond que celui-ci se décida à chuter…

« Attention ! »

La Jedi attrapa Aliana instinctivement et se replia sur elle-même pour faire barrière de son corps. Les éclats du plafond au-dessus de leur tête s’écrasèrent sur la bulle d’énergie métaphysique de son bouclier de Force, déployé au dernier moment et avec toute la volonté que la lucazec pouvait exhiber. Elle attendit que l’effondrement se soit terminé pour se déplier, ouvrant les yeux pour découvrir une scène de désolation en lieu et place de la splendide salle que les sluissis avaient creusé à même la roche de la planète volcanique. Les émotions plaintives des personnes ensevelies sous les décombres, mortes ou blessées, lui parvînt alors avec déchaînement, la faisant légèrement vaciller alors que la Jedi avait perdu toute notion du temps. Les premiers individus, Jedi comme invités, commençaient à s’agiter sous ses yeux sans le moindre son, sans le moindre sens.

Quelques secondes venaient de s’écouler lorsqu’elle reprit pleinement conscience alors même que la Jedi était convaincue d’être restée apathique pendant plusieurs minutes. Ses bras se délièrent pour libérer la jeune Sephi encore prisonnière de son corps, et Neela reporta son regard vers celle qui était sous sa responsabilité :

« Tu n’as rien ? »

Elle connaissait déjà la réponse, mais la question s’était posée d’elle-même. Neela sentait une responsabilité nouvelle la gagner : celle de s’assurer qu’Aliana soit hors de danger. Elle était venue sur Mustafar avec elle, parce qu’elle lui avait proposé de la mettre à l’essai après avoir jaugé de son potentiel. Ses anciennes craintes refaisaient surface, celles de mettre en danger quelqu’un d’autre qu’elle, de ne pas être en mesure de s’adapter, de ne pas être à la hauteur.

La lucazec secoua la tête, consciente qu’il y avait mieux à faire en cet instant que de se lamenter. Il fallait agir. Prendre des décisions. Mettre tout le monde à l’abri. Les premières instructions qu’elle capta allaient dans ce sens, mais étaient quelque peu contradictoires. Sortir les personnes coincées sous les décombres était une priorité absolue mais stabiliser et évacuer les blessés était tout aussi important. Sans parler de la nécessiter de mettre les initiés à l’abris. Maitre Tsi’a avait bien raison sur ces points, mais l’appel plaintif de la Grande Maitre Jedi finit de la convaincre de répondre à la demande de l’anzati en priorité, et donc de faire confiance à son instinct plutôt qu’à sa logique.

Le nom de Chaldren la fit néanmoins tempérer son action, et Neela porta son regard dans la direction du sénateur. Le wroonien semblait en bonne santé, du moins en apparence -malgré que ses jambes semblaient coincées sous des débris, ce qu'elle ne pouvait pas voir, il tentait d'aider les autres-, et la Jedi laissa échapper un soupir de soulagement inconscient. Cela lui fit reprendre conscience de la présence d’Aliana à ses côtés et la Lucazec plia les genoux pour se positionner à la hauteur de la sephi -qui malgré son âge, ne manquait que de quinze centimètres pour être aussi grande qu’elle-, et désigna le sénateur bleu du doigt pour attirer l’attention de la jeune Jedi dans sa direction :

« Aliana, j’ai besoin de toi. Va aider le sénateur Chaldren, là-bas, veux-tu ? »

Elle marqua une pause, pour que la sephi puisse bien visualiser le wroonien. Puis elle précisa calmement ce qu’elle attendait d’elle :

« Dis-lui que c’est moi qui t’envoies, et fait tout ce qu’il te dit pour aider les blessés, d’accord ? Je te rejoins dès que j’en ai terminé. Allez, va ! »

Et que la Force soit avec toi. Tu vas en avoir besoin.

Elle la libéra, l’incitant à rejoindre le sénateur en la poussant gentiment dans le dos, dans sa direction. Neela attendit qu’Aliana se soit éloignée de quelques mètres pour rejoindre Nathanael. L’explorateur avait déjà commença à déplacer les décombres grâce à leur allié commun, la Force, et la Jedi ne tarda pas à le rejoindre dans son entreprise. La lucazec focalisa son esprit sur les décombres qui recouvraient la Grande Maitre de l’Ordre et commença à les déplacer et les repousser.

« Ça ne va pas être facile, Nathanael… » fit-elle à l’intention de son camarade, avant de faire une petite pause le temps d’observer l’état du plafond, pour finalement reprendre le déblayage. « Et cette structure peut s’effondrer à tout moment sur nos têtes. »

Spoiler:
Neela a protégé Aliana d’une chute de gravats avant de demander à cette dernière d’aller aider Alyvan avec les blessés. Puis elle va aider Nathanael à dégager les débris tombés des murs et du plafond pour libérer la Grande Maitre de l’Ordre.
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Iséri Nisa
Rang III - Chevalier Jedi
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Mar 11 Sep - 11:06
Je ressens un énorme bouleversement en moi: des gens terrifiés, des blessés, peut-être des morts déjà… un temple qui s’effondre, le danger, les gravats, la lave… Sans parler des conséquences une fois l’évènement résolu que je n’ose même pas encore imaginer. C’est donc ça, une catastrophe ?
Heureusement, je n’ai pas été blessée. Lorsque la structure s’est effondrée j’ai été protégée par le bouclier de Lianna et par mes propres réflexes qui m’ont poussée à aussitôt balayer les morceaux de murs et de plafond qui nous menaçaient.

Déjà, les plus prompts réagissent avec fougue et détermination. Des débris sont dégagés avec cette force et cette efficacité dont sont capables les jedi, et les instructions fusent de partout.  Plusieurs voix m’appellent, mais parmi celles-là le bon sens veut que je suive en priorité celle de ma chef et ancienne maîtresse qui donne ses consignes: s’organiser pour éviter de nouveaux blessés et répartir efficacement les tâches en mettant à l’abri nos protégés. Les autres comprendront, tant pis.

“- Oui maîtresse Lianna. Sois tranquille, on sortira tous indemnes jusqu’aux navettes d’évacuation.”

Je ne suis pas inquiète, et je me trouve même étonnamment calme vu la situation. Pas seulement grâce à mon entraînement, je crois, mais parce que je suis rassurée par la détermination dont fait preuve la jedi que j’admire: je sais que je ne risque rien puisque Lianna est avec nous.
Pourtant, on aura beau dire cette situation me rappelle désagréablement quelque chose: il semblerait que Lianna ait la mauvaise habitude de jouer les sacrifices humains pendant que je dois me charger d'évacuer les personnes à protéger !

Je chasse ces vilaines pensées de ma tête: je lui fais confiance. Et l’évacuation c’est un sujet que je maîtrise ! Je suis d’ailleurs probablement une des rares personnes dans cette pièce à avoir pris la peine de lire le plan d’évacuation du bâtiment. Vous savez, ces petits panneaux qu’on trouve çà et là parce que c’est obligatoire, mais que personne ne regarde jamais ni ne comprend de toute façon parce que ça ressemble à des labyrinthes de petits rectangles noirs sans queue ni tête et qui font autant partie du décor que les lumières ? Voilà, ceux-là.

J’ai un dernier regard vers mon ancienne maîtresse, et j’ai le geste de lui poser doucement la main sur l’épaule pour partager avec elle le soulagement que j’ai de l’avoir, mais la retire aussitôt et lui murmure juste:

“- Fais attention à toi, je crois que tu es blessée.”

Sans perdre de temps, je projette mon esprit dans la pièce afin de localiser la présence des enfants dont j’ai la charge. Depuis quelques jours que nous sommes avec eux, j’ai pu me familiariser avec nos jeunes apprentis et à reconnaître leurs auras. Et, étrangement -en tout cas cela m’a surprise moi-même- je les adore ! J’apprécie la compagnie de nos élèves et je me suis tout de suite sentie à l’aise avec eux, un peu comme si j’étais leur grande sœur ! Ils sont magiques avec leur enthousiasme débordant, leur mélange d’admiration et leur envie de faire leurs preuves, et leur discipline qui parfois m’effraie même un peu ! Contrairement à beaucoup de jeunes chevaliers de mon âge je garde encore tout frais les souvenirs de quand j’étais à leur place, il y a quelques années à peine, et je partage encore beaucoup de leurs émotions et de leurs rêves.

Grâce à cela, je peux repérer sans trop de mal leurs présences au milieu de toutes les personnes éparpillées dans la pièce  malgré le brouhaha ambiant. A cause de cela en revanche, je sens naître une boule dans mon ventre en réalisant que certains d’entre eux ont été blessés.
J’appelle alors à moi les plus âgés, ceux qui sont déjà adolescents et à qui je sais que je peux faire confiance dans une certaine mesure. En leur présence, je me sens ragaillardie: je sais que je dois me montrer forte et rassurante, et je leur souris:

“- Léa, Cesba, Ala’lil’loula, et Ethanolan je vous donne une mission: on doit réunir notre groupe d’initiés et les protéger. Ensemble, on va les escorter tous ensemble jusqu’aux hangars à vaisseaux. Léa et Cesba, vous allez chercher Ma’taï, Emma-Jade, et Kylo qui sont sur la gauche. Ala’lil’loula et Ethanolan, je vous confie Hivernia, Ainakin-pas-anakin et Sky’. Je m’occupe des autres. On se retrouve devant la sortie de secours dans deux minutes, et je vous interdis de vous séparer, c’est compris ?”

C’est autant une manière de déléguer, car toute seule je ne pourrais pas tous les diriger efficacement, que de canaliser et d’exploiter mes éléments les plus débrouillards. J’aurais pu ajouter Aliana à ce groupe mais je vois qu’elle est avec Neela et elle est tout aussi bien: elle lui sera surement plus utile. Je n’ai pas non plus réparti les noms par hasard, me réservant ceux dont je ressens qu’ils vont le plus mal.
Comme je m’y attendais, leurs réactions sont aussi enthousiastes que diverses, allant de la sage Léa qui me répond d’un déterminé “Oui Iséri” (je l’aime bien cette Léa, c’est vraiment une fille motivée !) jusqu’à Ethanolan le mirialan qui s’exclame avec témérité:

“- Iséri, si vous voulez bien je vais aller en avant pour voir si le chemin est praticable !”

Je ne le connais que depuis quelques jours, mais j’ai vite compris que ce garçon avait toujours besoin d’en faire plus, et dans une certaine mesure de se distinguer par rapport aux autres.
Je le prends par les épaules et le dévisage avec intensité en lui disant:

“- Tu es courageux Ethanolan, mais ce dont j’ai besoin pour le moment c’est que tu protèges les petits. C’est ton travail le plus important en tant que futur jedi.”

Une fille plus mauvaise que moi pourrait traduire cette phrase par: Arrête de te la jouer Ethanolan, je viens de te donner un ordre et si tu commences à n’en faire qu’à ta tête on court à la catastrophe ! Bon évidemment une gentille jedi ne dirait jamais ça. Et puis de toute manière aussi caractériel qu’il soit ce petit mirialan est un futur jedi, il a été bien élevé et est capable de faire preuve de bon sens. C’est le cas de tous d’ailleurs, même des plus jeunes que j’essaie de réunir. Malgré l’horrible danger de la lave et celui d’un nouvel effondrement, les petits me rendent fiers car ils sont relativement calmes et disciplinés. Leurs professeurs d’Ossus ont fait des merveilles !

Mes élèves vont chacun de leur côté, et je m’élance vers le fond de la pièce, ou je retrouve le petit twi’lek répondant au nom de Ma’ti’méo. Il a été en partie enseveli sous les décombres et est inconscient. Après l’avoir dégagé, je contrôle rapidement ses signes vitaux, puis le soulève délicatement à l’aide de la force et le maintiens à ma hauteur. Je reprends ma course et retrouve les deux autres enfants que j’y cherchais: T’seh et Syrena-Jade (certains parents ont vraiment mauvais goût. Qui appellerait son enfant T’seh, sérieusement ?!). Tous deux sont légèrement blessés, mais leur état est moins préoccupant.  
J’ai quelques mots rassurants à leur intention, puis je hisse T’seh sur mon dos car cette dernière, en plus d’avoir un prénom vraiment moche, s’est tordu la cheville en tombant et n’arrive plus à marcher.

Une rapide inspection de la pièce me rassure en m’indiquant que mes élèves forment à présent deux groupes, et qu’ils se dirigent vers notre lieu de rendez-vous. Je pourrais être pleinement satisfaite si à ce moment précis je n’étais pas tombée sur un Ethanolan en train de s’exclamer à l’adresse d’Aliana la jeune sephi.

“- Mais si, viens ! Iséri a dit qu’on devait se réunir près de la sortie !”

D’un simple “hum-hum” je rappelle l’adolescent turbulent à l’ordre, et il me suffit d’un échange de regard pour lui dire que je sais très bien qu’il sait parfaitement qu’il outrepasse mes instructions, et qu’il ferait mieux de retourner avec les autres. Il baisse légèrement la tête, a le sourire mi-espiègle mi-gêné de celui qui se sait pris en faute, et obtempère. De mon côté j’adresse un signe de tête et un sourire à Aliana:

“- Tout va bien ? Tu es avec Neela ? J’emmène tous les élèves vers la sortie, mais tu peux rester avec elle si tu préfères.”

Spoiler:
Iséri réunit ses élèves, sauf Aliana à qui elle parle. Au moins trois sont blessés.
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Aliana Kiron
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Dim 16 Sep - 11:51
Je faisais partie du petit groupe de padawan et novices qui avait accompagné les chevaliers et maitre jusqu'à la nouvelle enclave jedi sur Mustafar. Avant de partir, j'avais passé mon temps à la bibliothèque pour en savoir plus sur cette planète. Ce fut ainsi que j'appris qu'elle était plutôt inhospitalière. Je m'étais même demandé pourquoi le Conseil jedi avait décidé de monter une enclave ici. Enfin, j'étais quand même heureuse d'avoir été choisis pour participer à cette inauguration.

Bon c'est vrai que j'accompagnais plus particulièrement Neela Acksedge. La chevalier jedi avait décidé de me prendre à l'essai pour peut-être devenir sa padawan par la suite. Je comptais bien faire mon possible pour être une padawan modèle, même si parfois cela été difficile pour moi. Cela ne faisait deux ans que j'étais au temple jedi et j'avais encore du mal à me débarrasser de mes habitudes de voleuse ou encore de faire confiance aux adultes.

J'écoutai avec le plus d'attention possible le discours du Grand maitre de l'Ordre jedi. C'était une personne d'un certain âge, mais on m'avait expliqué qu'il était le plus sage et le plus puissant d'entre nous. Le discours finit, le buffet commença ainsi que les conversations. Mais alors que j'étais en train de discuter avec ma future potentielle maitre, chose assez étonnante pour moi, la terre se mit à trembler subitement. Avant que je ne puisse faire quoi que ce soit, Neela m'attrapa et le plafond de la salle s'effondra sur un bouclier de Force. Je levai la tête vers la chevalier jedi.

Est-ce que finalement je pouvais lui faire confiance ? Peut-être que les adultes n'étaient pas tous comme celui qui nous avait mis en esclavage ma mère et moi. Lorsque je pus regarder autour de moi, je ne vis que la panique. Déjà, j'entendais des ordres fuser d'un peu partout.  La voix de Neela me ramena vers elle. Si j'allais bien ? Oui apparemment. Grâce à elle, je n'avais pas été blessé. Une adulte m'avait protégé et c'était bien une première pour moi. Un peu déboussolée par ce qu'il venait de se passer, je lui répondis assez timidement :

"Oui ça va. Je n'ai rien grâce à vous. Merci chevalier Acksedge."

Puis je jetai de nouveau un coup d'oeil autour de nous. Qu'était-il arrivé aux autres padawan et novices ? De nouveau, la voix de Neela m'attira à elle. Elle avait une mission à me donner. Je regardai avec attention la personne qu'elle me montrait du doigt. Il s'agissait d'un wroonien et ses jambes semblaient être coincées sous des débris. Ma futur maitre voulait que j'aille aider ce sénateur et que je fasse tout ce qu'il me demande pour aider les autres. Malgré le chaos et la peur que je ressentais, je savais qu'il fallait que je maitrise cela afin d'apporter mon aide. J'étais une jedi et je me devais de venir en aide aux autres. Puis l'humaine me poussa dans le dos en direction du sénateur.

Je la regardai alors qu'elle m'encourageait à y aller et prit la direction qu'elle m'avait indiqué. Malheureusement, je fus arrêtée en pleine course par un autre padawan. Il s'agissait d'un Mirialan du nom d'Ethanolan. Il m'ordonnait de le suivre vers la sortie avec les autres. Mais je ne pouvais pas car j'avais une mission à accomplir. Et je devais le faire. Neela me faisait confiance et je ne voulais pas la trahir. Alors que j'allais lui répondre, une twi'leck arriva et à son simple "hum-hum", le mirialan se fit tout petit et repartit presque aussi sec. Puis la chevalier jedi s'adressa à moi.  Assez pressée, je lui répondit rapidement sans quitter du regard le sénateur Wroonien :[/i]

"Oui ça va bien grâce au chevalier Acksedge. Elle m'a demandé d'aller aider le sénateur Chaldren. Elle me rejoindra après. Donc je ne peux pas venir avec vous. Si vous voulez bien m'excuser chevalier Nisa, mais je dois m'acquitter de la mission que l'on m'a confié."


Je saluai respectueusement la chevalier jedi avant de repartir aussi promptement. Je me dirigeai en courant vers le sénateur et une fois auprès de lui, je me présentai :

"Je m'appelle Aliana Kiron. C'est le chevalier Neela Aksedge qui m'envoie vous aider."

Je regardai l’imposant débris qui bloquait sa jambe et la sénatrice qu'il essayait de maintenant éveiller.  Je n'allais pas pouvoir l'aider à dégager sa jambe, mais j'allais peut-être pouvoir aider la personne qu'il essayait de maintenir consciente. Je remarquai aussi la présence d'une cathar. J'avais eu peu l'occasion d'en rencontrer. je la saluai d'un signe de tête et regardai de nouveau le wroonien :

"Comment je peux vous aidez ? Je peux essayer de soigner cette personne  ou au moins lui refaire prendre conscience si vous le voulez ?"

J'étais un peu perdue dans tout ce chaos, mais je savais que je possédais des capacités de soins assez étonnante pour mon jeune âge. J'attendis patiemment la réponse du sénateur Chaldren ou même de la cathar présente auprès de lui.

résumé:
J'obéis à Neela et je file vers l'endroit où se trouve le sénateur Chaldren. En chemin, je suis arrêté par un padawan et j'explique ce que je dois faire à Iséri Nisa puis je repars après l'avoir salué respectueusement. j'arrive près du sénateur et de Elayne Halcyon et  décline mon identité au sénateur Chaldren. je lui explique la raison de ma présence près de lui. Puis je lui demande si je peux essayer de soigner ou au moins ramener à la conscience la sénatrice de Sluis Van.
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Alyvan Chaldren
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Mar 18 Sep - 16:02
Défier la Chancellerie représentait un nouveau pas franchi par Alyvan dans la transgression du statu quo si cher à sa planète, et il savait parfaitement que son acte ne passerait pas inaperçu. N’était-ce pas pour autant la conséquence logique de toutes ces semaines à questionner, interroger et douter du bien fondé des actions du Chancelier Suprême ? Contrairement à l’immense majorité de ses concitoyens et prédécesseurs, le wroonien avait grandi sur une colonie, dans la Bordure Extérieur, même s’il était bel et bien né sur Wroona. Par conséquent, l’intérêt qu’il portait à l’ensemble de la diaspora était réel et concerné, si bien que le trentenaire avait conscience d’agir de manière différente des précédents sénateurs de sa planète, y compris de son géniteur. Cependant, la situation l’appelait. Depuis quand la Bordure avait-elle subi de telles menaces ? Ironiquement, le dernier grand conflit galactique avait davantage mis à l’épreuve le Noyau et la planète-mère que les autres installations de son espèce. Aujourd’hui, la donne avait changé, et assurément pas pour le meilleur. Il était trop tard pour jouer les timorés et se raviser, surtout quand l’objet de la discorde lui tenait à cœur, vu que le xénobiologiste s’enorgueillissait souvent de ses excellentes relations avec l’Ordre Jedi. Comment aurait-il pu dire le contraire, alors qu’il avait travaillé avec eux pendant un certain temps dans sa jeunesse ? Politiquement, c’eut été désastreux. Autant faire en sorte de transformer les attaques de certains en force. Et puis, intellectuellement, la perspective des découvertes potentielles sur Mustafar comme dans l’infinité de l’espace sud de la galaxie le passionnait sincèrement. Après tout, homme politique ou pas, il restait un scientifique.

Arrivé sur la planète de lave, il avait eu le plaisir de reconnaître quelques têtes connues de la Rotonde. A son grand regret, cependant, il n’avait pu s’empêcher de constater avec amertume que les présents étaient pour leur grande majorité des partisans déclarés d’Alsakan, ou encore des alliés traditionnels des Jedi … Manifestement, beaucoup avaient été trop timoré pour franchir le Rubicon imposé subtilement par Andreas Jarnym. Soit. Tandis que le Grand Maître de l’Ordre s’avançait pour faire son discours, une fois tout le monde assemblé, Alyvan se glissa auprès d’un petit groupe d’officiels républicains, saluant ses pairs ainsi que les Amirales Halcyon et Draimas, présentes également. Si cela était surprenant de la part de la première, étant donné son attachement à la hiérarchie, la présence de la deuxième manqua le faire trébucher sur son ample tunique wroonienne. Après avoir rétabli aussi discrètement que possible son équilibre, et veillé à arrêter de tousser eu égard à la quantité d’alcool qui venait de lui brûler le gosier vu qu’il avait avalé de travers le contenu de son verre, Alyvan s’approcha des deux femmes et leur lança à voix basse, pour ne pas gêner l’allocation de Pulwar :

« Mesdames, je vois que l’Amirauté est présente en force aujourd’hui … Vous revoir toutes les deux est une surprise charmante. »

Distraitement, il entendit la fin du discours du Grand Maître et applaudit avec ce qu’il fallait d’enthousiasme, même s’il n’avait pas réellement écouté. En même temps, de bonnes paroles sur les temps de paix et d’unité, il en avait suffisamment entendu pour connaître ce type d’envolées par cœur. Pardi, en sortir de pareilles était son fonds de commerce ! Déjà, son œil se portait vers d’autres têtes qu’il connaissait, et en fait, il y en avait un certain nombre dans le panel de personnes présentes. Il pouvait en effet reconnaître de loin la haute silhouette de Nathanael, évidemment, avec son inénarrable accoutrement de pilote. Deux têtes rousses lui indiquèrent, après un examen rapide, qu’il avait trouvé Neela Acksedge et Lianna T’sia Cyan, ce qui signifiait logiquement que … Oui, forcément, Iséri Nisa était dans le coin, à surveiller de la marmaille, manifestement. Eh bien, elle n’allait pas manquer d’occupation pendant ces festivités. Il se promit d’aller tous les saluer au cours de la réception, avant d’être interrompu dans son petit tour de piste, s’il osait dire, par une voix mélodieuse derrière lui. La Sénatrice de Sluis Van semblait vouloir engager la conversation, ce à quoi il sacrifia de bon gré, discutant doucement avec son homologue de leur présence respective sur Mustafar, et évidemment, de la politique coruscantie. Ils en étaient aux plaisanteries d’usage lorsque le chaos survint. Et tout devint noir autour d’Alyvan.

Lorsqu’il rouvrit les yeux, la première chose qu’il ressentit fut une douleur absolument abominable qui irradiait dans tous son corps, ainsi qu’une impression d’étouffement qui manqua le faire suffoquer. La poussière brouillait sa vision, et les particules lui brûlaient les voies respiratoires, à tel point qu’il dut mettre une main sur sa bouche pour tenter de s’en protéger, ce qui s’avérait tout à fait futile. C’est alors qu’il sentit un corps chaud à ses côtés … et un liquide poisseux serpenter lentement vers lui.

« Sénatrice ! »

Sa collègue de Sluis Van gisait, à moitié écrasée par un tombereau de … Roches ? Gravats ? Franchement, il n’en savait rien. En plus, le choc avait entamé son audition, ce qui faisait qu’il n’entendait strictement rien à part d’impitoyables bourdonnements. Il sentait confusément que les gens autour de lui courraient, criaient … Mais il ne les entendait pas, et les voyait à peine. Et quand son regard se tourna vers sa propre personne, il étouffa un cri qu’il ne pourrait jamais ouïr. Sa jambe droite restait broyée sous un amoncellement de débris. Tout son corps hurlait sa douleur, mais il ignora volontairement cette plainte pour tenter de se relever, non sans s’arrêter au moment où il arrivait presque à se maintenir à l’équerre, terrassé par la souffrance fulgurante que cette position induisait. Tout son être tourbillonnait, et il ne voyait plus que deux choses : ce qu’il restait de sa jambe, et la poitrine de sa voisine qui s’abaissait de plus en plus lentement.

Rapidement, son instinct agit. Ses mains tâtèrent comme elles le purent le corps de la Sénatrice, repérant les blessures. Il savait parfaitement quoi faire, enfin plutôt, son mode pilote automatique le savait. Il ne réfléchissait plus. D’un geste sec, il ouvrit la petite bourse qu’il avait toujours sur lui et en sortit ce qu’il voulait, à savoir un scalpel. Et il allait en faire usage quand une gamine arriva et lui proposa son aide. De la part de Neela Acksedge. Un instant, il regretta un peu de n’avoir qu’une aide aussi maigre … Avant de souvenir que d’autres officiels étaient dans les parages avant … le chaos. Alors il lui dit :

« Prends ta ceinture, ou n’importe quoi de semblable et fais-moi un garrot à la jambe. Cela m’évitera pour un temps de me vider de mon sang et de ressentir la douleur. Et débrouille-toi pour me garder conscient, petite.

La Sénatrice a eu le bassin brisé, et je pense qu’en réalité, il est entièrement disloqué. La compression est en train d’écraser ses poumons à cause de la pression et bientôt, elle ne pourra plus respirer. On appelle cela un pneumothorax. Il faut ouvrir une autre voie d’accès à l’air pour lui permettre de continuer à respirer. Et je vais le faire.

Il doit y avoir un stim dans mon médipack portatif. A ma ceinture. Injecte-le-moi. »

Il avait tout débité comme un automate, trop vite peut-être pour que la jeune padawan comprenne ? Il n’en savait rien, mais en tout cas, il n’avait pas le temps de réfléchir. Tant que l’adrénaline le maintenait conscience, il avait une chance. Après …

« Halcyon ! Draimas ! Quelqu’un ! Avec moi ! Il faut maintenir la Sénatrice de Sluis Van pendant que je l’incise !

Vite ! »


Et déjà, son scalpel se rapprochait de la gorge de la Sénatrice tandis qu’il débitait des instructions à qui voulait et pouvait les entendre :

« Trouvez un stylo et évidez-le ou tout ce qui ressemble de près ou de loin à un cylindre ! Il faut l’enfoncer dans la plaie après que j’aurai ouvert ! »

Spoiler:
Avant le chaos :
Alyvan salue Elayne et Siri, puis écoute le discours et discute avec la Sénatrice de Sluis Van.
Il repère ses connaissances.

Après :

Coincé sous les gravats, il reprend connaissance comme il le peut.
Il ausculte la Sénatrice de Sluis Van et demande à Aliana de trouver de quoi poser un garrot sur sa propre jambe, de lui injecter le stim qu'il a sur lui, et de veiller à ce qu'il ne perde pas connaissance.
Il appelle Siri et Elayne à l'aide et demande à ce que le torse de la Sénatrice soit tenu pendant qu'il lui incise la gorge pour évider qu'elle ne meure étouffée. Il demande à la cantonade de trouver de quoi faire un tube d'intubation de fortune.
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Siri Draimas
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Ven 21 Sep - 10:26
Venir sur Mustafar était une décision tout autant politique que diplomatique. Le refus du chancelier Andreas de se rendre à l’inauguration de la nouvelle enclave de l’Ordre Jedi était un acte de plus à ajouté à la liste des décisions inconsidérées prises par le sephi mettant en péril la stabilité de la République Galactique. Tout d’abord en accusant ouvertement le sénateur de Caamas, et donc par extension Alsakan la rivale de Coruscant, d’être responsable de la mort de son beau-père, réduisant à néant les années de politique d’apaisement et de rapprochement qu’il avait lui-même mis en place. Puis en exigeant de façon irresponsable le départ de l’emprise Jedi de Caamas, qui venait entacher les bonnes relations qu’entretenait la république avec ses alliés infaillibles. Désormais, Jernym Andreas demandait à ses partisans au sénat de boycotter les rendez-vous diplomatiques avec l’Ordre Jedi et Alsakan. C’était cette goutte d’eau supplémentaire qui avait forcé Siri à sortir de sa toute relative réserve pour tenter de laver ne serait-ce que maigrement l’affront que l’homme le plus puissant de la galaxie avait fait aux jedis, et à se rendre loin du Noyau vers le monde reculé et particulièrement inhospitalier de Mustafar. C’était également l’occasion de faire un pied de nez à la chancellerie, et de prouver à ses détracteurs qu’elle agissait envers et contre tout pour le seul salut de la République, et non par pur intérêt personnel.

Si Siri avait fait le voyage avec l’amirale Halcyon depuis le Noyau, la cathar ayant ses propres raisons de se rendre à la cérémonie de l’Ordre Jedi, l’échanie avait également expressément demandé au capitaine Helaz, de l’Ulfberth, son ancien et nostalgique commandement, de se dérouter vers Mustafar au cas où elle aurait besoin de recevoir ou transmettre en urgence des instructions à ses services dispatchés dans toute la galaxie connue.

Elle passa la première partie de la cérémonie avec les officiels républicains et les militaires ayant fait le déplacement. Siri devait admettre que l’amirale Halcyon avait un caractère intéressant, et les méthodes que la cathar employaient étaient parfois du même acabit que celles que l’échanie utilisait au quotidien. Elle en profita donc pour discuter longuement avec cette dernière, concernant des évènements récents ou sur des sujets plus divers et variés.
Elle finit par lever son verre à l’intention de la cathar au moment où la Grande Maitre Jedi s’avançait pour débuter son discours et reporta son regard vers le reste de l’assemblée, non sans pouvoir s’empêcher une petite remarque subtile au sujet de l’homme le plus puissant de la République -une manière de tâter distraitement le terrain :

« Espérons que le chancelier s’en sorte avec cette affaire à Lianna… »

Affaire qui était déjà pratiquement réglée, et qui ne servait que de prétexte au sephi pour boycotter l’inauguration de cette enclave de leurs alliés jedis. Il n’accomplirait rien de plus dans le secteur du Tionese qui n’avait déjà été accompli par la mission du sénateur Chaldren et des envoyés de l’Ordre. En parlant du Wroonien, justement, celui-ci ne tarda pas à faire son apparition dans la périphérie du champ de vision de l’échanie, laquelle se tourna d’un quart dans sa direction pour accueillir ses discrètes salutations d’un demi-sourire :

« Le plaisir est partagé, sénateur Chaldren. Il semblerait que notre présence soit… nécessaire, si l’on peut dire. »

Moyen détourné, là encore, de pointer du doigt Jernym Andreas, qu’elle n’avait jamais porté très haut dans son estime. Le sephi était tout de même responsable de la perte d’influence de ses services, de la chute de la qualité du renseignement républicain mais plus grave encore, du regain de tension entre Alsakan et Coruscant alors que la pression aux frontières poreuses de la République se faisait de plus en plus grande. Cet individu était en train de devenir un véritable danger, mais il était impossible pour l’échanie de faire quoi que ce soit à ce sujet.

Elle imita son environnement à la fin du discours du Grand Maitre et applaudit de concert, bien qu’elle doutât réellement que la parole de la plus éminente des Jedi fusse réellement entendue et comprise par quiconque dans cette salle. Bien évidemment, la paix et la prospérité était à espérer au quotidien, mais la galaxie avait historiquement une tout autre nature, encore ce jour. L’échanie prit ensuite le temps de s’écarter de quelques mètres pour venir saluer plus protocolairement les différentes délégations qui avaient fait le déplacement et s’apprêtait à en faire de même avec leurs hôtes lorsque le sol se mit à remuer et les murs à trembler. Guère stable sur ses appuis du fait de son âge, la militaire s’agrippa comme elle pût à son aide de camp, qui l’avait déjà instinctivement saisi au niveau des épaules :

« Colonel ?! » lâcha-telle instinctivement, et avec une pointe d’inquiétude.

Elle regarda le plafond au même moment, découvrant ce dernier en train de se fissurer, juste avant qu’il ne cédât sous l’effet des puissantes vibrations.

« Je n’en ai pas la moindre idée, madame ! Attention ! »

Ce furent les dernières paroles qu’elle entendit avant que la salle ne soit plongée dans la pénombre alors que les morceaux de plafond s’échouaient au sol et que l’importante tempête de poussière générée par les gravats tournoyait dans l’air, s’instillant dans les poumons et se déposant inévitablement en des couches épaisses sur le sol et les vêtements. Les yeux de Siri piquaient, et l’échanie se mit à tousser fortement comme les autres. La lumière finit par réapparaitre, la poussière finissant de tomber au sol, mais si la militaire recouvrait péniblement la vue, elle était prise d’une importante surdité. Ses oreilles résonnaient comme dans une vieux vaisseau-cathédrale du Pius Dea.

Recroquevillée sur elle-même, c’est à peine si elle entendit la voix pourtant très forte de son aide de camp :

« Madame, vous allez bien ? Nous avons eu de la chance, le plafond a chuté à quelques mètres de nous seulement. »

Siri hocha vigoureusement la tête, encore étourdit et sous le choc. Petit à petit, son esprit se libérait de son carcan protecteur mais elle mit du temps avant de parvenir à formuler une réponse suffisament claire pour être comprise :

« Je croyais que cet endroit était sûr… » marmonna-t-elle en se redressant au milieu de la poussière et des gravats.

« D’après les jedi et les sluissis, il est sensé l’être. » répondit machinalement l’humaine à la chevelure blonde en aidant l’échanie à se relever.

Cette dernière épousseta son uniforme blanc du mieux qu’elle le pouvait, sans réellement parvenir à grand-chose, et porta pour la première fois son regard autour d’elle. La salle majestueuse n’était plus que désolation. Une épaisse couche de poussières, de détritus et de débris en tout genre jonchait le sol. Les tables et autres objets étaient soit détruits, soient s’en dessus-dessous. Les premiers cris d’agonie et de détresse commençaient à lui parvenir au fur et à mesure que ses oreilles cessaient de bourdonner. Non, pire que de la désolation, c’était presque une scène de guerre, apocalyptique, qui se dressait devant elle. Et l’échanie en faisait pleinement partie.

Elle déglutit lentement, pour rebondir sur les propos de son aide de camp. Elle devait prendre des décisions, et tenter d’organiser un semblant de coordination avec l’aide de l’amirale Halcyon, des membres du Conseil Jedi voir des sénateurs et dirigeants présents. Pour cela, elle avait besoin de jauger au mieux une situation dans laquelle elle était pleinement impliquée, ce qui risquait de tronquer son jugement. Elle avait donc besoin d’un avis extérieur. Elle devait temporiser, si seulement on lui en laissait le temps.

« Sensé ? Tentez d’en savoir plus, Iocasta. Contactez l’Ulfberth, que le capitaine Helaz nous fasse un rapport sur les activités sismologiques dans la région. »

La blonde acquiesça et s’écarta pour exécuter les ordres que Siri venait de lui donner. L’échanie, elle, continua de regarder autour d’elle et se porta instinctivement vers les premières personnes blessées pour prendre de leur nouvelles et examiner très brièvement leur état. Elle était en train d’évaluer la gravité d’une entaille à la jambe d’un jeune jedi lorsqu’elle entendit une voix familière l’interpeller par son nom, et ce en omettant son grade, ce qui la fit immédiatement réagir. Son regard se posa sur le sénateur Chaldren, qui n’était pas très loin d’elle. Son ton des plus insistant la convainquit de laisser le jeune jedi aux bons soins d’un de ses camarades et l’échanie se porta alors aux côtés du sénateur, qui était déjà assisté d’une jeune sephi. C’est là qu’elle reconnu la sénatrice de Sluis Van, étendue sur le sol, et agonisante.

« Je suis là, sénateur Chaldren. »

Siri ne prit pas le temps de réfléchir et toma à genoux au niveau de la tête de la sénatrice et posa ses mains fermement sur les épaules de cette dernière pour la maintenir en place. La poussière soulevée vînt se coller à son uniforme, et elle toussa à nouveau.

« … vous êtes blessé, et elle est… intransportable en l’état. »

Elle porta automatiquement une de ses mains sur son uniforme, la remplaçant par son genou pour maintenir la sénatrice au sol, en entendant la nouvelle demande du wroonien, pour récupérer le stylo qui était accroché à l’une de ses poches, et le tendit au premier qui le verrait.

« Tenez ! »

C’est à ce moment que son aide de camp revînt à ses côtés, transpirante et tout aussi couverte de poussière qu’elle, pour annoncer une autre mauvaise nouvelle :

« Madame, je n’arrive à joindre personne. Les communications de passent pas, je vais devoir sortir. »

Siri ne prit pas le temps d’analyser la situation pour peser le pour et le contre et regarda distraitement la blonde avant d’acquiescer machinalement :

« Allez-y, colonel. Mais ne prenez aucun risque. »

Elle fut presque aussitôt remplacée par un autre militaire, sans doute un de ses gardes du corps, ui semblait agité :

« Amirale ! Amirale, nous devrions vous évacuer vers les aires d’atterrissage. »

Siri maugréa. Elle avait mal au crâne rien que de penser à ce qui était possible de faire. Elle respira un bon coup, histoire de faire le vide -et surtout de ne pas paraître trop paniquée, avant de reporter son attention sur lui, mais en s’adressant à toutes les personnes autour d’elle :

« Sommes-nous certain que les aires d’atterrissage sont praticables ? Nous ne pourrons pas survivre longtemps à l’extérieur sans respirateurs et protections. La chaleur et les gaz nocifs relâchés par le manteau nous tueraient tous. »

Spoiler:
Avant le chaos : Discute avec Elayne, Alyvan et d'autres.

Après : Envoie son aide de camp se renseigner sur la praticabilité des aires d’atterrissage et demander un rapport à l'Ulfberth ou tout autre vaisseau sur la situation sismologique de la région. Puis elle aide Alyvan à maintenir la sénatrice et lui donne le tube qu'il cherche (un stylo).
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Elayne Halcyon
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Sam 22 Sep - 19:57
Event 1,
Les flammes de l'enfer
Elayne Halcyon & les autres

Mustafar était l’une des planètes de la bordure extérieure. En soit, Elayne Halcyon n’y avait rien à faire. En tant qu’être vivant, elle n’avait pas d’affinité particulière avec les Jedi. Elle ne s’était jamais réellement rapprochée d’eux. Peut-être parce qu’elle leur en voulait un peu de lui avoir pris sa sœur. Malgré tout, depuis sa petite conversation avec le sénateur de Wroona, l’Amirale du secteur du Noyau se disait qu’il était sûrement bon pour l’armée et la République de ne pas s’en faire des ennemis. Et puis, elle y verrait peut-être sa cadette. Alors contre toute attente, la Cathar avait demandé, dans un premier temps l’aval du chancelier pour se rendre sur Mustafar. Une demande que l’homme avait refusé ce qui n’avait pas étonné l’Amirale. A dire vrai le contraire aurait été plus que suspect aux yeux de la militaire. C’était donc de façon tout à fait personnelle qu’elle avait pris place à bord du yacht personnel des Halcyon et non aux commandes de la Griffe de la République que la Cathar avait fait route vers la planète. Son vice-amiral, avait également pris place à bord, refusant de laisser sa supérieure aller seule sur cette enclave jedi. Un verre à la main, la Cathar contemplait l’espace lorsqu’elle se tourna vers son subalterne. « Que les choses soient claires. Nous ne sommes pas ici au nom de la république. S’il venait à se passer quoi que ce soit, la chancellerie ne nous soutiendrait pas. Nous ne sommes pas des militaires. Je m’y rends de façon personnelle et votre présence n’était pas…

- Requise » le coupa le Vice-Amiral du secteur du Noyau. Elayne hocha de la tête satisfaite de voir que l’homme comprenait parfaitement la situation. L’Amirale Draimas faisait également parti du voyage. La Cathar avait proposé à l’echanie de l’amener sur Mustafar.

L’amirale et son second débarquèrent sur Mustafar. Elayne portait son éternelle tenue d’Amirale et non celle des cérémonies officielles. N’étant pas là au nom de la République, elle n’en voyait pas l’utilité et de toute façon elle l’avait en horreur. L’homme qui l’accompagnait portait une tenue très sobre. Les sens de l’Amirale étaient en éveil alors que son second parcourait les lieux du regard. Droit comme un piquet, il saluait machinalement les autres militaires tout en faisait toujours très attention de se trouver légèrement en retrait par rapport à la Cathar. Elayne, elle, esquissa un maigre sourire en voyant le sénateur de Wroona.  Mais son attention s reporta bien vite sur la Grand-maître de l’Ordre Jedi qui allait commencer son discours. Siri Draimas s’adressa discrètement à elle au sujet du Chancelier Suprême. Cherchait-elle à en savoir plus sur ce que pensait Elayne au sujet du Chancelier ? Halcyon tourna vers l’Echanie un regard inquisiteur. « Le Chancelier s’en sortira, Madame. » répondit sobrement la Cathar dont le timbre de voix ne laissait pas place au doute. Puis le Sénateur de Wroona s’approcha d’elles et les salua. Elayne lui sourit poliment et laissa son homologue répondre en premier. Elle attrapa un verre et le porta à ses lèvres. Le Vice-Amiral lui lança une œillade d’incompréhension, elle qui refusait tout alcool lorsqu’elle était en service, voilà qu’elle se permettait de boire. « Nécessaire, vous devez parler de votre présence Amirale. Je ne suis point-là en tant qu’Amirale, sénateur. Le Chancelier Suprême ne m’aurait jamais permis de venir ici dans le cas contraire. » lâcha la Cathar tout en prenant une nouvelle gorgée. Puis elle reprit. « Mais le plaisir de vous revoir est partagée Sénateur. »

La cathar applaudit le discours de la grand-Maître de l’Ordre, tout comme les autres personnes présentes en ces lieux. Et si la fête pouvait commencer, si l’on pouvait dire les choses ainsi, fut de très courte durée. Les murs se mirent à trembler et les oreilles de la Cathar s’agitèrent dans tous les sens. Son second sentit son malaise et se rapprocha d’elle pour lui murmurer quelques mots. « Je ne sais pas encore, mais il y a un problème. Reste sur tes gardes. » souffla la féline. Et elle avait raison puisqu’à peine avait-elle finit de parler que déjà le chaos s’installait. Si plus jeune Elayne aurait pu éviter les chutes du plafond sans problème, sa jambe boiteuse ne lui permit pas d’éviter les égratignures. Une grimace se dessina sur ses lèvres. Le Vice-amiral de la griffe de la République s’empressa de lui donner des coagulants pour que ses blessures ne deviennent pas problématiques. Le bruit sonore qu’avait provoqué les chutes irritèrent rapidement la femme qui porta ses mains à ses oreilles. Non loin d’elle, le sénateur de Wroona n’avait pas su éviter le plafond, quant à son homologue de Sluis Van, sa situation était pire. La Cathar soupira d’agacement. Franchement, ces sénateurs, tous aussi incapable de se mettre à l’abri les uns que les autres. « Allez prêter main forte et si vous la voyez, mettez-la en sécurité. » fit la Cathar en direction de son Vice-Amiral.

Elayne Halcyon essayait de retrouver son calme alors qu’une jeune fille venait vers eux. Elle demanda rapidement ce qu’elle pouvait faire et fit le garrot que demandait le sénateur. Puis Siri Draimas, plus rapide qu’elle donna un stylo au Wroonien. Alyvan Chaldren incisa la gorge de la sénatrice et Elayne se décida enfin à agir, malgré son irritabilité encore bien présente. Elle s’empara alors de l’instrument du sénateur et se mit à genou à côté de lui. « Pour la suite vous allez me guider. Vous n’êtes pour ainsi dire pas en état. » siffla la Cathar.

« J’en doute fort. Les secousses étaient bien trop importantes pour qu’il n’y ait aucune conséquence sur les aires d’atterrissage. Mais demandez donc des investigations dans ce sens Amirale, après tout cela est de votre ressort, non » grinça l’Amirale du Noyau. Et dire qu’elle n’avait rien contre l’echanie, en d’autres circonstances, les deux femmes pourraient même s’entendre, notamment au sujet du Chancelier Suprême que ni l’une ni l’autre ne supportait. Mais les acouphènes qu’Elayyne devait encore subir n’aidait pas à la rendre aimable.

Code par Melody  |  Gif : nottrulyperfect.tumblr.com


Spoiler:
Avant l'effondrement : Elayne discute avec Siri et Alyvan

après : Elayne est légèrement blessée, soignée grossièrement pour empêcher, du mois elle l'espère que ses blessures n'empire à cause de son hémophilie.
Elle tente d'aider Alyvan et réagit sèchement à la remarque de Siri (raison de son comportement, son hyper-audition qui l'a irritée)
Elle demande aussi à son vice-amiral d'essayer de trouver sa soeur (une jedi de l’enclave de Devaron)
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Echo de Force
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Hier à 21:49
Le chaos est indescriptible. Les uns et les autres courent en tous sens, essayent de dégager leurs amis et connaissances, tentent d’obtenir des renseignements. La plupart des Jedi en vie entendent l’appel de Lianna T’sia Cyan et se concentrent sur les plus jeunes, les regroupant comme ils le peuvent. Dans la cacophonie, bien peu se portent au secours de Nathanael Kort et Neela Acksedge, même si plusieurs membres de l’Explocorps, plus habitués à ce type de conditions, viennent tout de même prêter main forte à leur camarade. Sauf que peu sont des maîtres au sommet de leur art. Il y a plusieurs Chevaliers, essentiellement formés au pilotage, et quelques initiés recalés qui ont échoué dans ce corps plus par obligation que par réel choix. Leurs efforts sont douloureux, difficiles, surtout avec la chaleur suffocante qui commence à se répandre dans le complexe. Le bloc qui emprisonne Keishara Pulwar est très conséquent, et la Force ne paraît pas leur sourire. Centimètre par centimètre, ils avancent péniblement, dégageant enfin le haut du corps de la vieille dame, qui exhale dans un souffle rauque :

« Arrê…tez. Il n’y a … plus rien à faire. Aidez … »

Elle n’achève pas. Fidèle à elle-même, la matriarche de l’Ordre Jedi rend son dernier soupir en pensant aux autres, comme elle l’a toujours fait depuis près de quatre-vingts ans. Plusieurs s’approchent et essayent de la ranimer, mais en vain. Peut-être a-t-elle volontairement cessé de lutter, pour permettre à tous ces jeunes et courageux Jedi de sauver ceux qui en ont le plus besoin, et pas une femme arrivée d’ores et déjà au crépuscule de son existence ? Ils n’en sauront jamais rien, même si Nathanael et Neela remarquent le sourire mortuaire qui demeure gravé sur son visage ridé, comme si Keishara Pulwar avait rejoint la mort sans souffrance, et sans regret. Autour d’eux, tous les Jedi peuvent sentir brutalement cette étincelle de vie brillante, ce phare dans la Lumière qui s’éteint, comme la flamme d’une bougie que le vent a emportée. Le choc est rude pour beaucoup. Combien d’entre eux ont toujours connu cette femme bienveillante ? Combien l’ont eu comme professeure ? Combien, encore, ont été guidé, rassuré, complimenté par un mot gentil ou un geste doux ? C’est un pan de l’histoire de l’Ordre qui se clôt, et il est hors de question de s’y attarder.

Ailleurs, la situation se stabilise comme elle le peut. Grâce au concours du petit groupe de dignitaires républicains au chevet de la Sénatrice de Sluis Van, cette dernière parvient à reprendre sa respiration, tandis qu’Alyvan Chaldrenn temporairement stabilisé par Aliana Kiron, guide comme il le peut Elayne Halcyon alors qu’elle introduit le stylo évidé prêté par Siri Draimas pour drainer le sang hors des poumons et de la gorge de la politicienne. Cette dernière, aux aguets pour obtenir des informations, finit par voir revenir son aide de camp qui lui décrit, essoufflé, l’état de la piste d’atterrissage. Cette dernière, bien qu’endommagée et encombrée sur son dernier tiers, est relativement praticable pour de petits vaisseaux, même si sa surface plus limitée risque de compliquer les décollages. Un petit homme, membre de la délégation sluissi, explique alors nerveusement que la Sénatrice lui a pourtant assuré, quelques heures encore auparavant, que les équipements fournis par sa planète était de la dernière technologie, et que rien n’indiquait une telle possibilité. Sinon, il ne serait pas venu dans cet enfer !

Lianna T’sia Cyan reçoit les mêmes informations, ainsi que les inquiétudes de V’liss, qui lui explique que des poches de gaz ont dû exploser sous le choc, et qu’il est peu probable, au vu des dommages importants, que des fissures n’aient pas été créées par ce tremblement de terre d’une rare puissance pour la région. A vrai dire, qu’une telle chose ait pu arriver alors que rien, sur les rapports sismologiques des équipes d’installation, ne prévoyait aucune activité dans la région, le surprend énormément. Les équipements prêtés par les sluissis ont-ils été totalement défaillants ? La Maître Jedi n’a, au fond, pas le temps de se poser davantage de question. Ses sens aiguisés la préviennent que des gaz commencent à s’infiltrer à travers le passage créé par la coulée de lave qu’elle a arrêté.

Iséri Nisa se retrouve avec un problème similaire, car les jeunes padawans qu’elle a envoyé se mettre à l’abri se sentent mal, exposés à des gaz qui se sont infiltrés par l’issue de secours, fortement endommagée. Lorsqu’elle les découvre, elle comprend rapidement que la situation est bien plus critique que prévu …




Indications :

Il n’y a pas d’ordre pour poster, néanmoins, pour que chacun puisse suivre et éviter que des duos enchaînent les réponses à l’intérieur du RP de groupe, nous vous demandons d’attendre que 3 autres personnes aient posté avant de pouvoir produire une nouvelle réponse. Evidemment, pour le début du tour, les compteurs sont remis à zéro. Elayne peut par exemple reposter immédiatement, si elle le désire.

Il n’y a pas de limite de lignes par post, cependant, pour faciliter la compréhension de tous, nous vous demandons d’indiquer en spoiler à la fin de votre post le résumé bref des actions de votre personnage.

La modération du second tour aura lieu le 10 octobre.

Nous comptons sur votre fair-play, votre cohérence et votre bienveillance les uns envers les autres. Si certaines actions nous semblent ne pas relever de cette charte pour le bien-être de tous et la bonne tenue du rp, nous pourrons vous envoyer un MP pour demander de réviser une action.

N’oubliez pas que l’essentiel est que nous nous amusions tous à rp ensemble pendant plusieurs semaines !

Bon jeu à tous, et que la Force soit avec vous !
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Lianna Tsi'a Cyan
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Aujourd'hui à 0:56
Mon cœur se serre soudain et je ressens une douleur intense, presque physique. Je titube, manquant de relâcher mon effort pour retenir la lave qui menace de nous engloutir, alors que je sens l’étincelle de vie de la vénérable Keishara Pulawr nous quitter. Des larmes coulent sur mes joues et je me souviens des derniers mots que nous avons échangés, il y a à peine quelques minutes

« - Je vous présente le chevalier Iseri Nissa, Maître Pulawr. »

La vénérable représentante de l’Ordre nous sourit et prend nos mains dans les siennes, établissant entre nous un lien bref mais intense. Je ressens toute la chaleur des sentiments de cette femme qui a toujours représenté pour moi un idéal de bonté. Je me sens un moment désemparée mais je ne peux m’empêcher de lui rendre son sourire sans chercher à dissimuler les sentiments que je ressens envers notre maître et Iseri. Je les aime tendrement toutes les deux. Est-ce si surprenant ?

« - Sois remerciée Chevalier Nissa pour avoir réussi à faire revenir parmi nous notre chère Lianna. Elle croit toujours qu’elle n’est pas digne de nous, alors que nous nous efforçons simplement d’être digne d’elle. »

Je rougis comme une écolière. J’ai tellement voulu entendre ces mots quand j’étais jeune. J’idolâtrais maître Keishara Pullawr…Non…je crois que j’étais amoureuse d’elle malgré notre différence d’age plus grande encore que celle existant entre Iséri et moi. Elle représentait la sagesse, la bonté et l’excellence à mes yeux. Ons l’aimait beaucoup lui aussi et je crois que le cruel destin qui nous a privé de lui a affecté maître Pulawr elle aussi.

Toutes ces années, j’ai refusé de la revoir parce que j’avais honte de moi. Je constate à présent combien j’ai eu tort et combien j’ai manqué à mon devoir.

« - J’aurai dû revenir plus tôt, maître… j’ai… je crois que j’ai manqué de courage… »

La main de la vénérable se pose sur ma joue et je ressens la douce aura de la vénérable Jedi, sensation si réconfortante qu’elle balaye tous mes doutes.

« - Non. Tu devais décider de toi même de nous revenir. Et maintenant que je sens tes doutes se dissiper, je sais que tu marcheras à nouveau devant nous, pour nous guider et nous éclairer dans les ténèbres. »

Je jette un coup d’œil vers Iséri, rougissant de plus belle. Que répondre à ces mots ? Je ne partage pas la confiance que maître Pullawr me voue, mais je sais que je ferais tout pour la mériter. D’une voix claire cette fois, tous mes doutes dissipés, je m’incline devant notre maître respectée.

« - J’essayerai d’être digne de votre confiance. Et si je viens à douter, nul doute qu’Iseri saura m’épauler. »

A présent, mon cœur saigne… Plus jamais je ne pourrais me réfugier dans les bras de la femme qui a été un idéal pour tant d’entre nous. Sa perte est irréparable… Je le sais… Et pourtant, je sais aussi ce qu’elle nous dirait. J’entends sa voix comme si elle prononçait ces mots devant moi :

« Je n’étais qu’une vieille femme à laquelle vous accordiez bien trop d’importance. A présent que je ne suis plus là, volez de vos propres ailes. Vous êtes plus que vous ne le croyez. Ces dernières années c’est vous et non moi qui étiez les piliers de l’ordre. Je sais que vous vous en sortirez très bien. Et si vous échouez, qu’importe ? Retroussez vos manches et recommencez.

J’essuie mes larmes et je sens une présence rassurante m’envahir. La lave qui me résistait est repoussée tandis que le vortex contre lequel je luttais se résorbe enfin. Une lumière intense jaillit tout autour de moi et je me sens plus forte que jamais. Tournant la tête tout autour de moi, je constate que tous les autres,  même les non Jedis, sont environnés de lumière…Le dernier présent de la Maîtresse de l’Ordre Jedi,  partageant tout son amour et sa chaleur...

Je murmure :

« - Merci, maître. Je vous aimais. »

Relevant la tête, je me concentre pour toucher tous les esprits des Jedis présents. Un par un, je leur communique les derniers mots d’amour et de confiance que m’a prodigué notre maître. Puis je prends la parole, touchant chaque cœur et chaque esprit sensible à la lumière, qu’ils soient Jedi ou non :

« - Nous ressentons tous une perte terrible. La femme qui nous a quitté était la bonté incarnée. Toute sa vie elle nous a guidée et nous a donné la force de nous surpasser. Ce jour tragique ne sera pas différent. Son esprit est parmi nous et son essence nous entoure. Nous devons continuer sans elle et nous emplirons son cœur immortel de fierté lorsqu’elle nous verra nous relever alors que nous sommes tombés. Elle nous aimait et elle voudrait que nous avancions ensemble. »

Je ressens la peine dans tous les coeurs autour de moi. J’aimerai moi aussi m’arrêter et pleurer la défunte, mais c’est impossible. Sans cesser de me concentrer sur la lave, je m’applique à la repousser et à boucher les fissures qui nous menacent.

« - Nous allons nous en sortir. Nous allons sauver ces gens qui nous font confiance. »

Je rassemble mes pensées et une ligne de conduite claire et précise m’apparaît. D’une voix douce et chaleureuse, je parle dans la tête de tous les Jedis présents avec nous.

« - Je vais me charger de la lave. Je protégerais les blessés qui ne sont pas encore transportables. Le chevalier V’liss s’occupe d’examiner les dégâts. Il restera avec moi pour m’aider. Iséri évacue les jeunes padawans. Nathanael, aide là s’il te plait, je sens qu’elle a des ennuis. Neela, occupe toi des blessés. Il faut trouver un moyen de stabiliser les plus gravement atteint pour les évacuer. Nous les évacuerons ensuite toutes les deux.»

Je jette un coup d’œil et je découvre la jeune padawan Aliana. Elle est encore là ? Je préfèrerais la savoir à l’abris le plus vite possible mais puisqu’elle est assez courageuse pour être restée…

« - Aliana ? Tout ira bien ma puce. Peux tu t’occuper d’aider Neela comme tu le fais déjà ? Et essaye aussi de te connecter au serveur principal s’il est encore en état ? Tu pourras essayer de guider ceux et celles qui tenteront d’évacuer les blessés. Et de leur faire éviter les pièges qu’ils pourraient rencontrer. »

Je me tourne vers ceux qui ne sont pas des Jedis et qui sont en danger à cause de cette catastrophe qui nous touche. Il y a des soldats et des diplomates qui savent garder leur calme. J’espère qu’ils communiqueront leur sang froid aux autres.

« - Vous tous, aidez nous. Nous avons besoin de vous. Les Jedis peuvent vous protéger grâce à leurs pouvoirs, mais aidez nous à soigner et à transporter les blessés. Nous allons avoir besoin de tout le monde pour accéder aux modules d’évacuation. Nous allons évacuer dans le calme. Nous nous en sortirons tous si nous faisons preuve de solidarité. Aller, mettons nous y, vous voulez bien ? »

Je fixe les deux amirales qui s’occupent du sénateur Chaldren. Elles doivent très bien comprendre dans quelle situation critique nous sommes et j’espère qu’elles prendront les civils en main.

« - Je peux compter sur vous deux, Amiral Halcyon et Draimas ? »

Je me connecte à mon Bonbon rose, la sentant soudain angoissée.

« - Iseri, j’ai confiance en toi. Protège les padawans. Je t’aime.

J’égraine des instructions à tous les autres Jedis présents. La lave semble enfin maîtrisée. Je suis épuisée par l’effort et la douleur reprend le dessus. Je presse mon épaule blessée. V’liss s’approche de moi et me parle à voix basse :

« - C’est incompréhensible : Aucun rapport sismologique ne nous permettait de prévoir une telle catastrophe. Je ne comprends pas… Les équipements des Sluissi auraient dû nous avertir… Des poches de gaz ont dû exploser et je crois que nous allons découvrir des dégâts importants dans la structure même de l’Enclave. »

Je hoche la tête, sans laisser paraître la moindre inquiétude. D’une voix calme, je remercie le petit Sullustain au regard d’ordinaire rieur.

« - Merci. Je vais voir ce que je peux faire. Continue à monitorer et avertis moi des problèmes si tu peux. »

Soudain je vois le Sullustain s’agiter. Il me désigne les relevés de ses senseurs… Et merde ! J’étend mon esprit et je détecte bientôt ce qui déclenche les alarmes : là où la lave a percé des trous dans les parois, des gaz toxiques commencent à s’infiltrer…

« - Le gaz. Je sais comment m’en charger.

Bon… puisque la lave est là…. Autant l’utiliser. Lentement, je dévie le flux de lave pour boucher les trous un à un et nous protéger du gaz. La tache est épuisante mais je sens toujours une présence qui semble veiller sur moi, comme elle l’a toujours fait… Je suis sure qu’elle aide les autres aussi… Je vous aime Maître Pulawr. Jamais je ne vous oublierais

Résumé:
- Lianna contacte tous les Jedis pour leur transmettre les derniers mots mentaux de la Vénérable Pulawr
- Elle en profite pour les inciter à ne pas se décourager
- En tant que jedi présente la plus haut placée dans l'ordre elle donne des instructions à tout le monde (si cela vous gêne, je peux éditer pour vous de façon à ce que vous puissoiez faire ce que vous voulez)
- Lianna s'occupe de la lave et du gaz mais il est possible que cela l'occupe longtemps. Elle va protéger principalement le grand salon et les blessés
- L'aura de la vénérable Pulawr se manifeste autour de tout lemonde, (à vous de décider des effets qui seront bénéfiques et inspirants) APPROUVE PAR ALYVAN
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