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Forêt, pluie et magouilles

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Iséri Nisa
Rang III - Chevalier Jedi
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Sam 28 Avr - 19:15
Planète Obroa-Skai, dans une chambre d'hôtel sommaire


"- J'adresse ce message -krrrfssss- voudra l'entendre. Je vous -fshhhhksss- besoin d'aide !"

L'hologramme, affichant la silhouette bleu pâle zébrée de blanc d'un humanoïde à la voix aigüe, tressaute fréquemment à cause de la mauvaise qualité de la transmission

"- -shhhfsshh- sommes écrasés sur Wayland -kshhhhfsss- jours, je crois -frrrkssss- grand danger !"

L'individu se penche davantage vers son transmetteur, dévoilant le visage apeuré et trempé par la pluie d'un Frenk.


"- Je vous en supplie, nous avons besoin de secours ! -Krrrfshhhh- tiendrons pas longtemps ! Notre position est..."

J'apprécie la prévenance des interférences qui se dosent de manière assez espacées pour ne pas trop dénaturer le sens du message. A ce moment l'hologramme disparaît, remplacé par celui -de bien meilleure qualité- de maîtresse Cora.

"- C'est tout ce que nous avons: ce message, le matricule du vaisseau d'où il a été émis et qui correspond à un transporteur indépendant, ainsi que les coordonnées d'une position sur la planète Wayland. Nous n'avons pas reçu de nouvelle communication depuis."

Elle me sonde du regard:

"- Chevalier Nisa, vous qui êtes native de cette planète, qu'en pensez-vous ?"

J'effectue une grimace éloquente:

"- S'ils ont effectivement atterri sur Wayland je comprends qu'ils estiment leur situation urgente. Là-bas, le taux de sanitaires décents au kilomètre carré est l'un des plus faibles de toute la galaxie !"

Devant le regard réprobateur de maîtresse Cora je toussote et reprends:

"- Même sans avoir entendu son message de détresse je me ferais du souci pour eux. S'ils ont des armes et du matériel ils devraient pouvoir tenir un peu, mais..."

Tout en parlant, j'entortille et désentortille mon lekku gauche autour de ma main, tandis que j'essaie de faire appel à tous mes souvenirs concernant la planète, aussi bien ceux de ma petite enfance que les informations à son sujet que j'ai pu acquérir depuis. Je n'ai pas la prétention d'être une experte à propos de cette planète, loin de là même , mais je possède néanmoins quelques acquis à son sujet et une expérience toute simple qui vaut mieux que rien.

"- A l'époque ou je vivais là-bas nous avions de grandes barrières électriques pour protéger la colonie et les champs, et même tout ça n'a pas suffi à protéger la colonie sur le long terme. De plus -je fais pivoter l'hologramme de la planète que m'affiche mon droïde et sur lequel clignote un point correspondant aux coordonnées indiquées- la planète n'a pas été cartographiée précisément mais ils ont apparemment atterri dans une région sauvage et passablement hostile, à des dizaines de milliers de kilomètres de la colonie la plus proche. Et puis nous ne pouvons pas écarter le risque qu'ils se soient écrasés dans un territoire Psadan ou Myneyrshis.

Je secoue la main:

"- Ou même celui de n'importe quelle créature sauvage en fait. Ou de plantes sauvages. Ils ont tout intérêt à ne pas s'éterniser là-bas !"

J'ajoute, avec une étincelle pétillante dans le regard car je devine déjà ce qui m’attend:

"- Ça risque de ne pas être simple non plus pour ceux qui devront aller les chercher. Ce sera surement plus compliqué que de se poser, les ramasser et repartir !"


La maîtresse jedi accroche mon regard, sourit également puis répond simplement:

"- C'est ce que nous redoutions, c'est pourquoi vous allez partir sans tarder. Vous ferez équipe avec le spécialiste que nous dépêchons là-bas, le chevalier Nathanael Kort, qui est un spécialiste des explorations et des territoires hostiles."

J'acquiesce, en me demandant où j'ai déjà pu entendre ce nom. Je ne suis pas très surprise de me voir confier la mission, en revanche cela va me poser quelques soucis de logistique...

"- Ne bougez pas de votre position: pour gagner du temps il vous récupérera directement sur Obroa-Skai et vous ferez la route ensemble."


***

Obroa-Skai toujours, cité de Tossaka, quartier commerçant C, 2ème étage.

La vie est quand même faite de drôles de coïncidences. Durant toute mon enfance je me suis efforcée de détacher mes pensées de ma planète d'origine, de mon lieu de naissance et de ma famille, et j'y étais plutôt bien arrivé. Et voilà qu'en l'espace d'un an c'est la seconde fois que l'on me sollicite à propos de Wayland !

J'étais en train de finir une petite mission de routine sur Obroa-Skai. Une mission toute bête en fait, je ne sais même pas si elle en mérite le nom, qui consistait à consulter un traité particulièrement rare et peu accessible sur la colonisation des Rakatas, de manière à étayer certaines de nos théories à Lianna et moi suite à nos fouilles sur Yavin IV. Et voilà que la veille de mon retour on me demande de faire mes valises et de repartir pour une nouvelle mission !

J'ai chargé Monsieur-Balourd, mon droïde, de contacter mon coéquipier pour la mission afin de lui indiquer ma position et de lui proposer de m'y retrouver à sa convenance. Puisque le chevalier Nathanael est un habitué des missions en territoire hostile il paraît effectivement plus intelligent d'utiliser son vaisseau plutôt que ma navette, celle-ci n'était pas du tout appropriée pour autre chose que des allers-retours entre deux spatioports. Ma tenue non plus d'ailleurs, maintenant que j'y pense ! Il faut dire que je m'étais équipée pour une petite mission citadine, impliquant pour seul danger des négociations de routine et des formalités administrative !

C'est bête hein ? Et comme je n'ai pas le temps de retourner sur Yavin ou Ossus pour me procurer du matériel, ça veut dire que je suis oooobligée d'aller faire les magasins pour m'acheter une ou deux tenues pour la mission !

***

Obroa-Skai encore, spatioport principal de la cité de Tossaka, dans un petit café


Puisqu'il me reste un petit peu de temps avant l'arrivée de mon partenaire, j'ai décidé de joindre l'utile à l'agréable en m'installant dans un petit café du spatioport ! Comme disait maîtresse Tso?t à l'époque ou je suivais ses enseignements à l'académie, "un jedi n'est pas plus efficace debout à faire la potiche que paisiblement installé dans un fauteuil" ! J'ai choisi un endroit propret évidemment, pas le bar du coin ; un endroit ou ça ne choquerait pas de voir une jedi. Et de toute façon avec ma bure tout le monde saurait à quoi s'en tenir. C'est un peu comme un uniforme une bure, avec tout ce qui va avec: identification facile, autorité naturelle, respect de l'uniforme, tout ça...
Tu parles !

Je ne me suis bien sûr pas contentée de faire les boutiques. Ça aurait été idiot de se trouver sur l'une des planètes les plus réputées pour ses bibliothèques et de ne pas en profiter pour récupérer toutes les informations que je pouvais sur ma future destination ! Wayland est suffisamment éloignée, sauvage et peu intéressante pour ne pas avoir inspiré une foule d'auteurs, mais j'ai néanmoins pu télécharger un peu de documentation pertinente. J'ai également essayé de glaner des renseignements sur les éventuels vols passant à proximité de Wayland -parce que oui, ne l'oublions pas, la planète est quand même hors des grands axes commerciaux alors c'est assez insolite qu'un vaisseau vienne s'y écraser !-, mais sans grand succès.

Je me suis donc paisiblement installée dans un coin de la salle, mon gros droïde posé à côté de moi avec un air de gros toutou en train de roupiller. Je m'occupe en consultant les informations que j'ai pu glaner tout en grignotant une barre de chocolat pendant que ma tasse tiédit gentiment -comment ? Varier mon alimentation ? Tsss tsss !- lorsque soudain j'ai la sensation que l'on me dévisage. Effectivement, il ne me faut pas longtemps pour remarquer qu'un petit groupe de clients, trois torgrutas, me jette très souvent des coups d'oeils à la dérobée.
Je ne m'en formalise pas, bien sûr: ce n'est pas si banal de croiser une jedi après tout ! Mais je reste néanmoins sur mes gardes car je ressens quelque chose de malséant venant d'eux. Mon impression se confirme lorsque l'un des trois individus, un torgruta au visage rouge bariolé de blanc, se lève et quitte ses comparses pour rejoindre ma table.

Un peu surprise, je l'accueille malgré tout avec un sourire aimable. Je lui laisse le bénéfice du doute mais je me tiens prête à réagir ! Mais bon le plus probable est qu'il s'agisse d'un...

"- Vous avez un très joli sourire mademoiselle !"

...Pardon ?!
Bon, je n'ai rien contre les compliments. Je suis même convaincue que les gens devraient se complimenter les uns les autres beaucoup plus souvent ! Seulement, de la part d'un inconnu un peu suspect dans un café, ça ne fait que renforcer ma réserve.


"- Qu'est-ce qu'une jolie twi'lek comme vous fait toute seule à Tossaka ? Vous attendez un rendez-vous galant ?"


Bon, d'accord, je perds mon temps. Si encore il était un peu mign... non, même ! Toi mon coco, tu as gagné un petit râteau vite fait bien fait !
Je le regarde avec un regard pétillant et lui répond d'une voix assurée, lui énonçant un fait établi et irrévocable:


"- Vous vous êtes trompé de table. Vous avez envie de commander un petit thé jeru bien chaud et de retourner tranquillement boire avec vos amis."

"- Oh je... oui c'est vrai."


***

Obroa-Skai pour ne pas changer, spatioport... même endroit, cinq minutes plus tard.


Monsieur Balourd me transmet un message comme quoi le vaisseau de...

"- Dame jedi."

Attends, quoi ?! Ça fait tout juste cinq minutes que je me suis débarrassée de mon importun de service et voilà qu'un second trogruta s'installe à ma table ! Il s'agit visiblement d'un de ses comparses en plus ! Il m'aborde en souriant lui aussi, et je dois avouer que je suis sur le point de l'envoyer prendre le même chemin que son ami avec une autre commande originale, peut-être un thé chandrilan pour changer, lorsqu'il me dit:

"- Je m'excuse de vous importuner. J'essaierai d'être plus direct que mon camarade qui n'a pas pu vous transmettre notre message."

Quelque chose en lui ne me plaît pas trop. Son ton peut être, ou le fait qu'il ne cesse de caresser machinalement la crosse de son pistolet laser. Je ne crois pas prendre beaucoup de risque en affirmant qu'il n'est pas venu pour draguer, lui, et que son copain avait peut-être également une autre idée en tête.

"- Vous pourrez difficilement faire pire, mais essayez toujours ?"


"- Nous savons que vous vous apprêtez à vous rendre sur Wayland et que vous cherchez la même chose que nous. Oubliez ce projet. Notre groupe est déjà sur le coup et nous n'aimons pas ceux qui marchent sur nos plates-bandes."

Ah bah si: tout compte fait, je crois que je préférais encore son ami le dragueur. Avant de lui répondre, en quelques secondes, j'inspecte rapidement la salle et j'identifie... quatre clients apparemment inoffensifs, le serveur qui nous regarde du coin de l’œil, le torgrua de tout à l'heure occupé à fixer d'un air morne son thé jeru, son comparse qui me dévisage avec une de ses mains rentrées dans sa tunique, un autre individu suspect dehors près de l'entrée, et... oh, mais il y a également un jedi pas loin qui se dirige vers nous !
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Nathanael Kort
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Sam 28 Avr - 23:10
Pour une fois le jeune homme n'était pas enfermé dans l'espace hermétique de son vaisseau à naviguer entre les astéroïdes ou à attendre les relevés d'une quelconque nouvelle planète récemment découverte, pour une fois le jeune jedi avait traqué le silence de son appareil pour le confort et l'activité d'un des vaisseaux assignés au Corps d'Exploration jedi : un fait assez rare pour être noté. Cependant il ne fallait pas se leurrer ou y voir un quelconque signe de lassitude quant au mode de vie qu'il avait choisi d'adopter, si le jedi s'était lui-même cloué au sol ce n'était pas par choix mais par obligation. En effet avec une galaxie aux frontières qui ne demandaient qu'à être étendues, les hommes de la trempe du jeune anzati étaient trop précieux pour demeurer inactifs, ce qui rendait l'immobilité du jeune chevalier d'autant plus étrange. Surtout si on prenait en compte le fait qu'il enchaînait généralement les missions sans pratiquement aucun repos, faisant de lui l'un des membres les plus actifs et prolifiques de tout le Corps d'Exploration. Oui, aujourd'hui ce n'était pas par choix mais contraire que les moteurs de son vaisseau étaient à l'arrêt, la raisons de cette immobilité se trouvait dans l'appareil qui faisait face à l'anzati.
Assis à même le sol de la soute de son appareil, des pièces mécaniques étalées tout autour de lui, Nathanael s'évertuait depuis au moins une bonne heure à tenter de comprendre et réparer ce qui empêchait sa moto-jet de démarrer correctement. Oh non n'allez pas croire que la difficulté résidait dans le fait de trouver la nature de la panne, celle-ci était toute trouvée, mais c'était la pénibilité de la tâche qui mettait sa patience à rude épreuve. Au bout d'un moment, voyant qu'il n'en finissait pas, il ne put retenir un juron accompagné d'un :

« Rah, saloperie de sable !  »

Pourquoi avait-il fallut qu'il explore cette satanée planète sablonneuse ? Pourquoi pas une planète tempérée avec des plaines verdoyantes à perte de vue ? Ces milliers de grains de sables ne cessaient de rentrer dans chaque coin de sa combinaisons mais surtout, dans le cas présent, dans tous les mécanismes de son véhicule motorisé jusqu'à ne plus pouvoir démarrer. Quelle plaie ! Il avait beau épousseter et aspirer autant qu'il le voulait, il y avait toujours des grains coincés quelques part si bien que le moteur ne démarrait jamais complètement. Oui Nathanael aurait très bien pu réquisitionner un autre véhicule mais il n'en était juste pas question, cette moto-jet était à ses côtés depuis ses débuts de chevalier et l'acquisition de son vaisseau, il lui était impensable de s'en séparer. Et puis quoi encore ? S'il ne pouvait pas réparer ce véhicule, quelle serait l'étape suivante ? Se débarrasser de son vaisseau à la première avarie venue ? Jamais ! L'abandon n'était que la marque des couards et il n'était pas de ceux-là.
Après quelques minutes de plus le jeune homme vint repositionner toutes les pièces enlevées dans leurs emplacements respectifs et, posant un regard sur son véhicule longiligne, lâcha un :

« Allez ma chérie, m'fait pas ça. Démarre. »

Tournant la poignée pour actionner le moteur, le jedi entendit un premier toussotement qui mourut presque aussitôt lorsque le moteur décida de ne pas s'allumer une énième fois. Insistant de plus belle, Nathanael monta sur l'appareil et, actionna de nouveau la manette d'un coup sec, il s'autorisa un sourire triomphal lorsque le vrombissement si familier et rassura se fit entendre dans toute la soute et les environs.

« Ah bah voilà ! Qu'est-ce que j'suis bon !  »

Oui la modestie n'était pas la première de sa ses vertus mais, entre nous, il serait moitié moins aussi plaisant et charmant s'il faisait preuve de la même exaspérante retenue que ses camarades. Tournant la tête comme s'il espérait que quelqu'un ait assisté au triomphe de l'esprit face à la machine, en vain malheureusement, Nathanael tendit l'oreille pour capter un « bip » régulier venant de la cabine de pilotage. Laissant son sourire diminuer en intensité, c'est en s'extirpa de sa moto-jet que le chevalier Kort enchaîna avec :

« Timing parfait. »

En effet ce  « bip » régulier lui indiquait une communication ou un simple message en attente, ce qui signifiait généralement qu'une nouvelle assignation venait de lui être transmise. En vérité il n'aurait clairement pas apprécié de partir en mission avec du matériel défectueux, aussi était-il soulagé d'avoir pu décrasser son engin avant que le signal ne lui parvienne. Refermant la porte de la soute après avoir rangé et sanglé son petit véhicule, le colosse vint s'asseoir dans son siège de pilotage pour réceptionner la transmission. Alors comme ça un transporteur s'était écrasé en territoire potentiellement hostile et, avec l'aide d'une jedi native de cette planète, c'était le rôle de Nathanael de se rendre sur place pour aider les éventuels rescapés de ce crash. En somme c'était le genre de mission qu'il avait exécuté des dizaines de fois, aussi n'était-il absolument pas inquiet quant à ses chances de réussites : les autres paramètres qui joueraient sur la survie des rescapés n'étaient malheureusement pas entre ses mains. En moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire le vaisseau d'exploration du jeune chevalier Nathanael Kort était déjà sorti du hangar et livré aux ténèbres infinies de l'espace, plongeant dans l'hyperespace en direction du paradis de connaissances qu'était la planète Obro-Skai. En d'autres circonstances, tout curieux qu'il était, Nathan aurait été ravi de passer des jours entiers à arpenter les archives de cette planète à la recherche de savoirs oubliés ou méconnus, puisque rien ne semblait capable de satisfaire sa curiosité naturelle, mais malheureusement les conditions en décidaient autrement.
Une fois sur place, après avoir reçu les coordonnées de la position de sa partenaire du jedi dont il avait à présent la photo, le jeune chevalier se dirigea vers le café indiqué pour rejoindre la demoiselle. Bien sûr en rentrant il attira bien quelques regards mais plus pour son charisme naturel que pour sa tenue qui ne ressemblait en rien à celle d'un jedi, sauf peut-être le sabre laser ostensiblement accroché à sa ceinture. Haut moulant noir, pantalon gris-foncé et veste marron-foncé : il avait plus l'air d'une racaille ou d'un contrebandier qu'un jedi au balai coincé dans les fondements.
Sentant la tension et l'hostilité qui suintaient de plusieurs individus à travers la Force, notamment de l'individu attablé avec la jeune jedi, c'est avec les bras grands ouverts et un sourire jusqu'aux oreilles que le jeune colosse se rapprocha de sa partenaire du jour en lâcha un puissant :

« Ah, ma belle ! Navré pour le retard, j'te raconte pas la circulation. »

S'approchant d'elle pour lui faire la bise comme s'ils se connaissaient de longue date, Nathanael allait enchaîner lorsqu'il fut interrompu par le togruta juste à côté, s'en suivit donc une discussion aussi sèche qu'expéditive.

« Excusez-moi  mais cette dame et moi étions déjà en train de... »
« Oh oui, j'ai bien vu. Merci d'avoir gardé ma place au chaud, d'ailleurs. Tu peux retourner avec tes potes, maintenant. »
« Mais nous n'avons pas fi... »
« Bon, j'te fais bouffer tes dents devant tout le monde ou tu bouges comme un grand ? »
« Ce n'est pas terminé. Croyez-moi. »
« C'est ça, oui. Et n'oublie pas le pourboire en sortant. »

Alors oui, effectivement de tels propos n'étaient pas en adéquation avec le protocole et la retenue dont devaient faire preuves tous les membres de l'Ordre Jedi, peut-être même que cette familiarité décontenancerait la jeune twi'lek, mais c'était le reflet de la personnalité du chevalier sous sa forme la plus brute. Attrapant la chaise du togruta après que celui-ci s'en soit retourné auprès de ses camarades, sans doute pour échafauder un nouveau plan, le Kort retourna la chaise pour mettre le dossier face à lui et, s'asseyant, posa les bras sur le haut du dossier avant de poser ses yeux jaunâtres sur sa charmante partenaire du jour.

« Il semble que je sois ton partenaire du jour. Tu m'en vois ravi. »
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Iséri Nisa
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Sam 5 Mai - 12:35
“- Hihihihi !”

Comment voulez-vous vous retenir après une entrée en scène pareille ?! Je ne suis pas à cheval sur le protocole mais là… c’est parfait ! Tellement… opposé à ce que les jedi sont d’habitude ! Et puis quand je vois la tête du torgruta qui se fait éjecter comme un malpropre… j’aurai presque de la pitié pour lui et de sa mine à la fois surprise et décontenancée lorsqu’il se fait éjecter de son siège par un grand gaillard humanoïde qui passe comme une tornade sans qu’il ne comprenne rien à ce qui lui arrive !

Tandis que l’importun rejoint ses amis et que celui qui se présente comme mon équipier entame les présentations, je contiens mon fou rire. Avec un grand sourire qui illumine mon visage, mes yeux rieurs se plongent dans les siens et j’incline légèrement la tête en guise de salut:

“- Je suis Iséri Nisa, enchantée de te connaître.”

Je conclus ma phrase par un clin d'oeil, comme une manière de dire “j’adore ton entrée” !

Je sais que les jedi qui restent longtemps solitaires, loin de l’ordre, ont parfois des comportements excentriques, et Nathanael semble totalement illustrer ce point de vue ! Si je n’avais pas ressenti son aura je n’aurais même pas pu deviner que j’avais affaire à un jedi. Et vous savez quoi ? J’adore ça !
Le tutoiement c’était peut-être un peu prématuré de sa part , mais ce n’est pas le genre de chose qui va me formaliser entre deux jedi. Disons qu’il a de la chance de ne pas être tombé sur une fille plus à cheval sur les règles de bienséance que moi ! A condition évidemment qu’il ne fasse pas ça uniquement pour marquer son autorité ou bien notre différence d’âge ou d’expérience. Mais dans ce cas il risque de vite déchanter parce qu’il pourra toujours se brosser ! D’ailleurs il n’a même pas l’air si vieux ! Je suis sûre que sans sa pilosité faciale il aurait même l’air jeune !

Je ne suis pas une experte parce qu’il est parfois difficile de différencier deux espèces proches en apparence, mais mon compagnon du jour semble appartenir à une race humaine, ou proche-humaine en tout cas. Il est grand ça je l’ai déjà dit, mais aussi très large, avec un visage aux traits agréables et une pilosité faciale assez fournie comme en arborent parfois certains humanoïdes -et en particulier les maîtres jedi qui prennent de l’âge- et qui m’ont toujours intriguée je dois l’admettre.

Sa tenue quant à elle est aussi peu protocolaire que ses manières ! Et autant le reste ne me dérangeait pas le moins du monde, autant là il s’agit d’une faute de goût ! Comme dirait maîtresse Tso?t, “Si on porte des bures ce n’est pas juste parce que c’est sobre et pratique. Ce n’est même pas sobre d’ailleurs: qui d’autre en porte à part nous ?! Et c’est ça leur intérêt justement: elles nous donnent de l’allure tout en nous conférant une fausse aura de simplicité !”.

***


Toute la scène n’est bien évidemment pas passée inaperçue (il faut dire que même en restant calmes, mon compagnon et moi aurions difficilement été discrets je crois), et tous les clients nous jettent des regards discrets. Je m’amuse à les dévisager un par un et tous s’empressent de détourner le regard.
Sans vraiment y réfléchir j’enroule mon lekku gauche autour de mon cou, -me donnant un aspect très élégant selon des critères twi’lek !-. Puis, les yeux toujours amusés mais avec un air plus posé, je fais venir à moi la droïde serveuse (cela dit, la question du “la” pour qualifier ce droïde est sujette à discussion. D’accord elle possède une voix féminine, et c’est vrai qu’ils lui ont mis un peu de rose pour faire plus féminin j’imagine, mais est-ce qu’on peut vraiment dire que les robots ont un genre ? Moi je pense que non, qu’ils ont tous un genre neutre et que c’est un peu idiot de faire autrement !  Mais je sais bien qu’il existe des tas d’exemples qui me donneraient tort et j’ai moi-même tendance à me contredire involontairement.).

“- Soyez gentille de réchauffer un peu ma tasse, elle a refroidi.”

(Il faut toujours être polie avec un droïde, mais jamais à l’excès. C’est juste une question de savoir-vivre.)
En me penchant vers mon comparse sans le quitter de mes yeux bleus, je le prends par le poignet et lui demande:

“- Nathanael, je sais que nous sommes censés agir rapidement mais… une petite consommation avant de partir ? Apparemment ils s’en sortent plutôt bien en thés, quant à leur chocolat je n’y ai pas encore goûté mais il sent plutôt bon.”

J’ajoute plus bas, en me penchant vers le jedi pour que lui seul puisse m’entendre:

“- J’imagine que tu as eu le même briefing que moi mais la situation vient visiblement de se compliquer.”

Je reprends à voix haute:

“- Alors ? Thé ? Chocolat ? Non, il faut absolument que tu goûtes le chocolat, il est divin ! Tu as déjà goûté à du chocolat ? Dans tous les cas ça ne tardera pas avec moi ! J’adore un peu trop ces petits carrés marron je crois…”

Sans bouger la tête, je désigne les yeux vers les trois torgrutas qui sont en plein dans un conciliabule agité. Enfin deux sur les trois seulement, puisque le troisième semble toujours se régaler avec sa tasse de thé jeru.

“- Ils sont venus m’aborder juste avant que tu n’arrives, et visiblement eux aussi en ont après Wayland.” -j’ajoute avec un sourire mutin- “Je trouve qu’ils y mettent beaucoup d'ardeur pour une simple histoire de sauvetage…”

Cette histoire est assez étrange: comment savent-ils où je dois me rendre ? Comment m’ont-ils découverte aussi vite ? Et surtout, quel est leur véritable but ? Toujours à voix basse je résume rapidement ma discussion avec le second torgruta et mes suppositions.
A vrai dire, si je n’avais pas été interrompue j’aurai pris sur moi d’essayer de tirer les vers du nez à celui de tout à l’heure. Même si, je l’avoue, la présence de ses compagnons rendait la chose plus délicate.
A ce moment la, dans un bruit feutré de chaises qu l’on écarte, les trois individus se lèvent et se dirigent vers la sortie tout en nous jetant des regards en coin.

“- D’un autre côté je ne pense pas qu’ils vont abandonner juste parce qu’ils ont peur de tes gros bras." -je lui fais un clin d’oeil- "On pourrait aussi prendre les devant et leur tirer les vers du nez dans un coin sombre ?”

D’un autre côté le temps ne joue pas pour notre équipage en détresse, alors toutes les solutions se valent.
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Nathanael Kort
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Sam 5 Mai - 23:06
Avec le temps le jeune homme avait fini par apprécier les toutes premières rencontres avec certains de ses collègues qui ne le connaissaient pas, autre que par son seul nom et ces gens-là étaient encore bien trop nombreux. Alors oui, tout curieux qu'il était, ces rencontres étaient aussi enrichissantes qu'agréables car c'était toujours intéressant de confronter sa vision des choses à celle d'autres jedis radicalement différents de lui, mais ce n'était pas tout. En effet en dehors du cercle fermé du Corps d'Exploration Jedi rares étaient ceux qui connaissaient le nom de Nathanael Kort, mis à part ses anciens professeurs ainsi que le Conseil Jedi : un anzati dans leurs rangs était un atout qu'il fallait garder à l’œil. Aussi sa personnalité extravertie et son honnêteté brutale n'étaient pas parvenue  aux oreilles de tous et c'était lors de la première rencontre que la réalité frappait les jeunes jedis de façon assez surprenante. En effet ils s'attendaient à voir un parangon de vertu et de droiture face à eux, un homme aussi sage que mesuré et ils se retrouvaient en face d'un bon vivant ne mâchant pas ses mots et dragueur à ses heures perdues : il était sans nul doute l'un des jedis les plus atypiques de tout l'Ordre. Aussi, en pénétrant dans cette bâtisse et en faisant sa petite scène, le colosse avait l'intention de surprendre sa partenaire du jour et de lire sur son visage sa réaction, afin de voir s'il avait affaire à une férue du protocole ou quelqu'un de plus ouvert et moins coincé que tous les autres. En effet le jedi passait ses journées entouré de gens aussi coincés que fermés et n'appréciait que davantage les rencontres avec des personnalités plus chaleureuses comme la sienne.

Comment était sa partenaire du jour ? Allait-il apprécier une personnalité aussi extravagante que celle de Nathan ? Allait-il le rabrouer pour son manque de manière à son égard, pour leur première rencontre ? Ces questions habituelles tourbillonnaient dans l'esprit de l'anzati sans parasiter sa concentration pour autant, il savait ce qu'il avait à faire et, même s'il aimait l'idée d'être apprécié du plus grand nombre pour sa sympathie et son côté chaleureux, il ne laisserait pas une réaction opposée stopper sa mission. Après tout il n'oubliait pas que son objectif était de viser le sommet, toujours plus haut. La réaction hilare de la demoiselle ne se fit pas attendre, toute surprise qu'elle était de voir le togruta ainsi remballé, laissant la place au colosse de s'installer face à sa partenaire du jour.
En plus d'être d'une couleur singulière qui se remarquait à des kilomètres à la ronde, cette demoiselle semblait assez pétillante et agréable à regarder pour susciter l'intérêt de son partenaire. Bien sûr la beauté n'était pas le seul critère qu'une femme devait posséder pour intéresser le Kort, heureusement que non, mais c'était déjà un très bon début. Charmeur et beau parleur à ses heures perdues, le jeune homme sourit à la demoiselle en lui lâchant un clin d’œil complice tout en répondant :

« Le plaisir est partagé, évidemment. »

Ce qu'il y avait de remarquable avec l'anzati était sa capacité à combiner son travail avec sa vie personnelle sans que l'un ne vienne parasiter l'autre, les deux vivant harmonieusement ensemble car il était capable de les mêler sans aucun problème. Aussi était-il tout à fait capable d'apprécier la beauté précieuse de la demoiselle en face de lui, sans pour autant oublier les togrutas et tous les autres clients qui ne manquaient pas de le lorgner du coin de l'oeil. Il n'hésita d'ailleurs pas à rendre leur coup d’œil à certains curieux en y ajoutant un petit sourire discret, de quoi les mettre assez mal à l'aise pour détourner le regard afin d'offrir aux deux jedis l'intimité dont ils avaient besoin. Non mais oh, oui Nathan avait fait une entrée remarquée mais il avait désormais besoin d'un moment au calme, en tête à tête avec cette belle plante face à lui. Pouvait-on au moins lui donner ça ?

Reprenant le fil de la conversation en espérant que personne ne viendrait l'interrompre, gardant les togrutas dans son champ de vision, le jeune jedi posa de nouveau ses prunelles jaunâtres sur sa partenaire et l'écouta lui proposer un verre avant de s'éclipser. N'avait-il aucune idée de ce que signifiait la notion d'urgence, ou était-il très confiante dans la capacité de ce nouveau duo à remplir sa mission ? Si le Kort espérait qu'il s'agisse de la seconde option, il réalisa que tout ceci n'était qu'une mise en scène destinée à tester la patience des togrutas. En effet avec un tel accoutrement il était difficile d'étiqueter le Kort comme un jedi mais son entrée en scène lui valait une méfiance toute particulière.
Laissant de côté l'idée de prendre une bière bien que cela n'aurait rien changé, Nathanael suivit le mouvement lancé par sa partenaire et se tourner vers le droïde pour passer commande :

« J'ai toujours le temps pour un verre. Allez, je vais me laisser tenter pour un thé. »

Laissant le droïde retourner à ses tâches, le colosse reporta son attention sur sa partenaire évoqua leur propre tâche du jour et l'intérêt que les togrutas y portaient. Que comptaient-ils retirer de tout cela, en arrivant les premiers sur le lieu du crash ? L'avis du pilote ne se fit pas attendre :

« À moins qu'ils espèrent trouver quelque chose de valeur dans ce vaisseau. Ses passagers ou la marchandise qu'il transporte. Premiers arrivés, premiers servis. »

Dans l'esprit du jedi ces trogrutas ne valaient pas mieux que des charognards, de ce qu'il pouvait en deviner, aussi se doutait-il qu'ils allaient forcément se trouver de nouveau sur son chemin. La méthode la plus simple dans ces cas-là était de suivre la personne en tête et de lui tomber dessus au meilleur moment, la laissant faire préalablement tout le travail pour ne pas se fatiguer. Ici il s'agirait, par exemple, de retrouver le lieu précis du crash et d'éliminer toutes les menaces potentielles aux alentours. Bien entendu ces crapules pourraient également tomber sur les deux jedis juste avant leur départ mais, tout de même, Nathan espérait qu'ils ne soient pas assez stupides pour penser s'en tirer face à deux chevaliers.
Mais bon, la galaxie était peuplée d'individus stupides. Cela n'en ferait que trois de plus. Pour se débarrasser de trois-là la jeune twi'lek proposa d'ailleurs une approche tout en finisse, sans doute à base de persuasion via la Force, argumentant que la carrure du jedi ne serait pas suffisante pour les forcer à se mettre à table. Vraiment ? L'anzati n'avait pas l'âme d'un maître tortureur mais il en savait assez sur l'anatomie des races intelligentes les plus répandues, assez sommairement pour pouvoir les soigner en tout cas, assez savoir où frapper pour infliger un maximum de souffrances et de dégâts. Ce n'était pas un talent dont il pouvait se vanter mais, comme lui avait appris son maître, toute victoire face à un adversaire commençait par l'étude et la connaissance de ce dernier.

Rassemblant ses pensées en une forme cohérente pour créer un début de plan, le jeune homme jeta un dernier coup d'oeil aux crapules avant de répondre à la demoiselle :

« N'importe quel individu finit par craquer au bout d'un moment, mais le temps est ce dont nous manquons. Je te suggère de te diriger vers mon vaisseau, au spatioport. Comme ils en ont après toi, tu pourras servir d'appât et je les prendrai à revers. Ça nous donnera au moins une longueur d'avance.»

Certains s'offusqueraient sans doute de l'idée d'être l'appât dans cette histoire mais, si on pouvait retenir quelque chose de la stratégie du jeune homme, c'était qu'il ne s'arrêtait jamais aux sentiments et considérations de ses partenaires. Si lui-même pouvait rester professionnel en toute circonstance, pourquoi pas les autres ? Supposant qu'en ayant été prévenue de son arrivée la demoiselle avait aussi été informée de l'apparence du vaisseau dans lequel il allait arriver, Nathanael proposa donc un plan assez simple qui déboucherait sur deux options : les neutraliser pour leur tirer les vers du nous, ou bien pour gagner de l'avance et s'assurer de ne pas trouver ces crapules de nouveau sur la route du duo.
Voyant d'un coup de l'oeil le droïde revenir avec leur commande, le jedi ponctua sa proposition d'un :

« Partante ? »

Il ne suffirait que d'un seul hochement de tête pour qu'il mette en place le plan mais, en attendant, il allait devoir goûter à ce fameux thé : une boisson dont il n'avait décidément pas l'habitude. Alors qu'il prenait précautionneusement la tasse entre ses doigts, le colosse sentit ce chaud liquide couler le long de sa gorge et, une fois avalé, un arôme doux et fruité lui parvint, décrispa par la même occasion les traits de son visage pour y afficher une expression plus calme et sereine qu'avant. Reposant doucement la tasse, il sourit à la demoiselle en ajoutant :

« Effectivement, tu avais raison de me le conseiller. »
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Iséri Nisa
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Dim 13 Mai - 16:42
"- Partante ?"

J'acquiesce avec un sourire.

"- C'est un bon plan. Je suis prête à parier qu'ils tenteront autre chose avant notre départ d'Obroa-Skai, et je préfère autant régler cette histoire avant de partir. Je pense que tu seras d'accord, il vaut mieux les confronter ici plutôt que sur Wayland au milieu des indigènes et des plantes carnivores."

Je retiens un léger rire en concluant:

"- Ça va être amusant !"

Oh, oui oui, je sais qu'il y a des vies en jeu, une mission, une morale à avoir... Mais on ne leur fera pas de mal à ces torgrutas ! On parle juste de les interroger de les dissuader d'insister, et de les désarmer si besoin ! On est dans un programme tout public de toute façon, alors le pire qu'il puisse leur arriver c'est de tomber hors champ ! Et puis j'ai toujours aimé entrer dans un rôle dans le cadre d'une mission, jouer la comédie, etc... Ça me permet parfois d'utiliser des talents insoupçonnés !

Je ne suis pas non plus inquiète pour mon rôle d'appât: j'ignore quelles sont les capacités de dissimulation de mon partenaire mais je lui fais confiance pour semer un éventuel poursuivant avant de me surveiller à distance ; Nathanael a tout l'air d'être quelqu'un de suffisamment capable. Et de toute manière j'ai confiance en mes talents pour résister à un éventuel coup dur !

Je suis également heureuse que nous soyons sur la longueur d'onde: nul besoin de sympathiser avec son équipier pour remplir une mission, mais c'est ce qui fait la différence entre un travail de routine oubliable et une bonne mission ! Dans le cas de Nathanael, excepté sa tenue -mais qui peut passer pour une volonté de passer inaperçu- je suis plutôt charmée ! Non attendez ce mot pourrait prêter à confusion… conquise alors ? Non, c’est encore pire ! Roh, enfin bref vous m’avez comprise ! D’ailleurs en parlant de ça, et même si ce n’est pas ce que je voulais dire juste avant (vraiment pas !!!), le jedi est plutôt agréable à regarder. Même si habituellement les vilains garçons ce n'est pas vraiment mon truc (trop… compliqué, vous voyez ?), ça ne m'empêche pas de reconnaître leur charme ! Le sien en tout cas !

Sur ces pensées un peu désordonnées je porte mon chocolat à mes lèvres. Parfait ! Délicieux ! Exactement tiède comme je l'aime ! Je le savoure avec une expression de bonheur sur le visage tandis que les arômes chocolatés inondent ma bouche. J'en frétille de plaisir !
Je ne connaissais pas cet établissement mais je l'apprécie, décidément ! J'y reviendrai à l'occasion !
Bref, il est temps de me mettre en route ! J'aurai bien prolongé ce petit moment agréable, mais hélas un équipage naufragé attend notre secours sur Wayland. J'imagine ces pauvres gens esseulés sur une planète inconnue et hostile avec de la forêt à perte de vue, des cris d'animaux sauvages partout autour d'eux, des nuits oppressantes, des jours non moins inquiétants. Je compatis à leur détresse alors que leurs provisions comme leurs munitions diminuent sans certitude que leur appel au secours ait été entendu !

Dans un doux murmure, mais suffisamment intelligible pour que nos trois torgrutas puissent l'entendre depuis leur table, je dis à mon partenaire:

"- C'était très gentil de venir me voir avant mon départ mon chéri."

Je pose sensuellement ma main sur la sienne, y diffusant une douce chaleur, et lui adresse un sourire plein de charme.

"- Je t'appellerai dès mon arrivée."

Puis j'ajoute à l'adresse du gros cube de métal qui roupille à côté de moi:

"- En avant Monsieur-Balourd, nous avons une mission qui nous attend !"

Mon pesant droïde se relève sur ses quatre pattes, et après une bise de circonstance à Nathanael (de ma part hein, pas de celle du droïde. Quoique... j'adorerais vous Monsieur Balourd essayer de faire la bise à mon compagnon ! Je pourrais peut-être... ? Oh non, soyons sérieuse un peu, ce serait ridicule !) nous sortons du café.
Alors que nous sommes sur le point de passer la porte, je prends soudain mon visage de vilaine fille et je me penche vers mon familier de métal:

"- Dis, Monsieur Balourd, tu n'aurais pas oublié de faire la bise à notre ami ?"

Bah quoi ? Je n'allais quand même pas passer à côté d'une occasion pareille !!
Le droïde me répond d'une voix où pointe un mélange de perplexité et d'inquiétude:

"- Vous... me dites ça en plaisantant n'est-ce pas, dame Iséri ? Vous savez bien que je ne fais pas ce genre de chose à..."

"- Pfff ! Tu pourrais jouer le jeu quand même !"

“- … S’il vous plaît…”

“- Hop hop hop, allez vas-y ! Je t’attends dehors !”



***

Obroa-Skai une fois de plus, cité de Tossaka, quelque part dans les allées du spatioport bien que je ne sache pas dire précisément laquelle.


L'image de Monsieur Balourd trottinant vers Nathanael pour lui demander d'un air gêné de lui laisser lui faire la bise me fera rire pendant longtemps !
Le spatioport est de taille moyenne, et l'emplacement du vaisseau de mon compagnon n'est pas très loin d'ici. Je marche d'un pas paisible en faisant mine d'attendre mon pesant droïde qui transporte mon sac d'emplettes, alors qu'en réalité lui-même traîne volontairement un peu. Je me permets également un petit détour par un distributeur automatique ou j'achète deux canettes de caffa. Pourquoi du caffa ? Parce que je n'aime pas ça justement. !
Bien vite je repère plusieurs personnes suspectes dans la foule, et parmi elles je suis à peu près sûre que certaines le sont parce qu'elles me surveillent ! On dirait qu'il y a plus que trois torgrutas sur le coup: nous avons bien fait d'être prudents.

Je ne suis pas inquiète, mais je ne peux pas ignorer la possibilité qu'ils puissent simplement décider de m'abattre à distance ou de chercher à saboter mon vaisseau. C'est à cause de cette dernière éventualité que j'ai préféré de ne pas les mener vers le vaisseau de Nathanael mais plutôt vers ma propre navette, celle qui m'a conduite sur Obroa-Skai. C'est un engin monoplace, tout simple, tel que peut en fournir l'ordre à ses chevaliers ; il ne serait pas utilisable pour une mission de sauvetage mais il suffira pour donner le change.

Je ne suis arrivée que depuis quelques minutes lorsque je ressens plusieurs présences qui convergent dans ma direction.
Affectant un grand calme, me tenant nonchalamment près de ma navette, j'accueille les quatre torgrutas (les trois du café plus une nouvelle comparse, probablement celle qui attendait dehors) qui cette fois sont accompagnées par deux droïdes de sécurité à l'aspect archaïque mais patibulaire.



"- Messieurs-dames, que puis-je pour vous cette fois ?"

Malgré le sourire que j'affiche l'ambiance est tendue. Nous somme dans ce genre de situation ou... vous savez, chacun sait que ça va mal se passer, que les choses vont dégénérer d'une seconde à l'autre et que les agresseurs vont rentrer dans leur rôle, et pourtant où chacun semble vouloir retarder ce moment en préservant les apparences, comme pour sauvegarder le plus longtemps possible une impression de normalité.
Le tortuga de tout à l'heure s'avance avec les deux droïdes tandis que les autres se déploient en retrait. Ils sont tous armés, et sont visiblement venus en étant prêts à affronter une jedi.

"- Vous nous forcez la main, jedi. Nous ne voulions pas en arriver là, mais nous ne vous laisserons pas aller sur Wayland."

Je fais mine d'être aussi désolée que lui, et répond:

"- Ce qui m'intrigue le plus en réalité, c'est de savoir comment..."

Un éclair me traverse l'esprit, un avertissement ! En une fraction de seconde je tends le bras droit, et la canette de caffa que je tenais dans la main se projette à toute vitesse dans la direction du torgruta, au moment où ce dernier appuie sur la gâchette de son arme ! Guidé par la force, mon projectile s'écrase sur son visage et lui éclate à la figure, le renversant au passage et répandant partout son liquide brun ! Le tir de blaster, dévié par le choc, se perd à plusieurs mètres de moi.

Je suis contrariée ! Ce bonhomme n'a aucun respect pour les conventions ! Les bonnes manières auraient exigé que l'on commence par un petit dialogue plein de sous-entendus au cours duquel il m'aurait fait une dernière offre de reddition, et seulement ensuite de commencer à se battre ! Je ne saurais pas dire si j'ai affaire à des amateurs... ou au contraire à des professionnels !

Les droïdes activent leurs armes à leur tour, mais j'ai déjà quitté ma position en un bond et roulé à côté de l'un d'entre eux. J'appuie la paume de ma main contre son torse, concentre la force qui l'habite dans quelques points précis, et le droïde tombe lamentablement au sol comme un pantin à qui l'on aurait coupé les fils ! Le second droïde fait pivoter son buste et se met à me mitrailler sans retenue ; des flashs de laser orange fusent partout autour de moi ! Étendant ma concentration sur l'ensemble de la carcasse éteinte de son comparse, je la soulève et la maintiens devant moi en guise de bouclier.

J'entends d'autres blasters cracher autour de nous, mais aucun tir n'arrive dans ma direction. Tant mieux, car j'avais redouté de devoir vider mon énergie dans de coûteux boucliers de force qui m'auraient réduite à la défensive. J'imagine que Nathanael est entré dans la danse !
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Nathanael Kort
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Lun 14 Mai - 1:00
De manière générale le jeune azati était un combattant tout à fait compétent et capable de s'adapter à quasiment tous les types de situation, comme on pourrait l'atteindre de n'importe quelle personne exerçant ce même type d'activité, mais il ne fallait pas s'attendre à ce qu'il soit un fin stratège pour autant. Pourquoi ? Tout d'abord parce qu'il était un individu fonctionnant beaucoup à l'affect et l'instant, sadaptant et improvisant en fonction de la situation qui se déroulait devant ses yeux, sans vraiment prévoir de tactique sur le moyen ou long terme. Certes il gardait en tête l'objectif de la mission du jour dans les grandes lignes, pour ne pas oublier la raison de sa présence sur telle ou telle planète, mais cela s'arrêtait à peu près à ça. L'autre raison de son manque de stratégie et de son goût pour l'improvisation était désespérément simple : il avait l'habitude de travailler seul et de n'avoir de compte à rendre qu'à lui-même. Pourquoi s'embrasser d'une stratégie à préparer et expliquer en amont alors qu'il était, le plus souvent, le seul et unique participation à cette mission ? Si je vous explique tout cela ce n'est pas un hasard, c'est pour vous expliquer la raison de la simplicité du plan dévoilé à sa partenaire du jour. Certains pourraient le taxer de simplet ou de bourrin, chose qu'il ne chercherait d'ailleurs même pas à réfuter, mais il était simplement adepte des solutions directes et sans fioritures.
Aussi le jedi s'attendit à une réticence de sa camarade à l'évocation de ce plan mais fut surpris de n'en entendre aucune, la demoiselle semblait même particulièrement amusée à l'idée de jouer l’appât aujourd'hui. Amusante cette petite, il allait devoir aller en mission avec elle plus souvent. Puis bientôt ce fut l'heure pour le duo de se remettre la tête dans le jeu en se rappelant de la mission en cours bien que, pour ce que Nathanael en savait, les rescapés du crash pourraient très bien être morts depuis le moment où l'ordre de mission lui avait été transmis. Cependant cette perspective n'allait pas le faire reculer pour autant, s'il y avait une infime chance que ces malheureux soient en vie alors c'était son boulot que de piloter son petit bijou le plus vite possible afin d'aller vérifier de ses propres yeux. Laissant donc sa partenaire finir son chocolat et reprendre son rôle, s'autorisant une certaine proximité de langage et de corps pour annoncer son départ à toutes les oreilles qui traînaient, c'est avec le sourire que Nathanael répondit avec la même intensité :

« Ça marche. À très vite, ma belle. »

Malheureusement avant même qu'il ne puisse se redresser le jeune homme aperçut le droïde de la demoiselle se rapprocher de lui. À l'écoute des mots qui sortirent de cette tête du boulons, le jedi ouvrit des yeux ronds comme des soucoupes. Ce droïde était-il sérieusement en train de lui demander de lui faire la bise ? Comme un humain le ferait à un autre ? En d'autres circonstances il aurait rit aux éclats mais, à ce moment-à, ce fut son devoir qui prima sur tout le reste.

« Eh oh, tu fais quoi là ? Va retrouver ta maîtresse. Allez, zou ! »

S'asseyant plus confortablement pour finir son thé, ce fut avec satisfaction que le jedi aperçu les togrutas quitter leur position pour partir en chasse de la demoiselle, s'autorisant ainsi à finir son thé avant de lui-même se lever.
Laissant quelques crédits derrière lui, tout civilisé qu'il était, le Kort traîna donc les pieds pour laisser le temps aux racailles de le distance sans qu'il ne les perde de vue pour autant, c'était bien là le secret de toute bonne filature qui se respectait. Rapide et jouant des coudes à travers la foule, préférant s'infiltrer plutôt que de foncer dans le tas au risque d'attirer l'attention et mettre à mal sa filature, Nathanael fut forcé de presser le pas lorsque les premiers bruits de tirs lasers se firent entendre.

« Eh bien, ils n'ont pas perdu de temps. »

Au bout de quelques instants il put poser ses prunelles jaunâtres et remarquer que la demoiselle s'était débarrassée d'un droïde de sécurité, faisant face à un second du même type sans oublier les 4 togrutas qui n'attendaient que la moindre ouverture pour transformer la jedi en passoire. Baissant la tête vers l'intérieur de sa veste, l'espace d'un instant le jeune homme hésita à dégainer son sabre laser et trancher dans le lard, mais il se ravisa bien vite. Pourquoi ? Parce que cela lui ferait un petit défi supplémentaire et que, de plus, il préférait éviter de trancher des membres si tôt après le début de sa mission. Bientôt les togrutas présents furent alertés lorsqu'une voie présente et familière se fit entendre derrière eux.

« Re-bonjour, messieurs ! »

La seule femelle togruta présente fut vivement projetée contre une caisse métallique non loin de là lorsqu'un coup de pied fouetté vint la cueillir directement au niveau de la tempe, son corps s'écrasant dans un fracas aussi lourd que violent. D'instant les trois autres togrutas brandirent leurs blasters qui, l'instant d'après, leurs furent arrachés par une main invisible que seuls les jedis étaient à même de maîtriser. Si ces brutes pestèrent devant ce qu'ils ne comprenaient, pouvant même taxer ce geste de sorcellerie ou de magie occulte, ils n'eurent pas le temps de pester bien longtemps car une vague de Force les projeta violemment contre le mur métallique derrière et, à en croire par le craquement qui s'en suivit, au moins l'un d'entre eux aurait plus de difficultés à se relever que les autres. Souriant face à cette petite victoire sans grande difficulté, le jedi envisagea un instant de mettre à exécution sa menace en faisant manger ses dents au togruta de tout à l'heure, mais il se ravisa en se rappelant de l'urgance de la situation.
Se tournant vers la demoiselle qui devait en avoir finit avec le second droïde, il vint s'enquérir de son état d'un :

« C'est bon pour toi ? »

Si tout était bon pour la demoiselle alors son partenaire la mènerait jusqu'à son vaisseau d'exploration entièrement personnalisé par ses soins, afin de pouvoir se mettre en route. Le temps pressait mais, u moins, ces crétins ne viendraient plus déranger les jedis.
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Iséri Nisa
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Dim 20 Mai - 18:07
En parcourant la scène du regard, je peux constater que tous nos ennemis sont au sol. Un torgruta gémissant ici, les deux droïdes désarticulés à mes pieds, et les trois autres torgrutas là bas, près de Nathanael qui vient vers moi, visiblement satisfait de ce petit échauffement. Je lui adresse un signe de tête et un de ces sourires dont j'ai le secret:

"- Très belle prestation mon cher !"

Je parcours encore la scène du regard et compte nos ennemis avant d'ajouter:

"- Ils sont tous là ? Tu n'as pas été ennuyé en chemin ?"

Mon équipier est à présent pressé de partir, et il a raison car malgré toutes cette histoire de torgrutas un équipage naufragé nous attend toujours. Mais... tu n'oublierais pas une dernière petite chose mon cher Nathanael ? Je le retiens doucement et lui posant la main sur le bras.

"- Attends un petit peu encore si tu veux bien. Ce serait dommage d'avoir fait tout ça -je désigne nos adversaires qui gisent au sol- pour rien. Avant de partir j'aimerais bien savoir ce qu'ils nous voulaient exactement, comment ils m'ont trouvée, ce genre de petites choses..."

Je fais un clin d’œil au jedi et reviens vers le premier de mes agresseurs, celui que j'ai sonné avec la canette de caffa. Ce dernier a à peine bougé, et s'est juste assis péniblement par terre en frottant le bel hématome qui s'étale sur son visage.
Singeant le ton qu'il a utilisé tout à l'heure lorsqu'il est venu me voir au salon de thé, je lui murmure:

"- Je m'excuse de vous importuner, mais j'essaierai d'être plus directe que mon compagnon."

Le bonhomme répond à ma moquerie par un regard mauvais. Je reprends d'une voix plus normale:

"- J'ai quelques questions à vous poser et... c'est ennuyeux, mais je manque de temps et je n'ai pas envie de vous emmener avec nous dans notre vaisseau."

Ça me navre d'être expéditive et de le brutaliser, mais le temps presse. En temps normal j'aurai commencé par essayer de le mettre en confiance, d'argumenter, bref, comme on me l'a toujours appris. Sauf que là on va passer directement à l'étape "retournage de cerveau" ! Je ne suis pas non plus une experte dans le domaine, mais j'en sais assez pour faire parler quelqu'un contre son gré. L'index et le majeur levés, je fais glisser ma main en un geste fluide devant le visage de ma victime et lui dit:

"- Vous allez me raconter ce qui vous intéresse tant sur Wayland."

L'air soudainement hagard, l'autre répond:

"- Je vais vous raconter ce qui m'intéresse tant sur Wayland..."

Il déglutit, et articule péniblement:

"- Je ne vais pas sur Wayland. Je dois empêcher les jedi d'aller sur cette planète."

Je passe de nouveau mes doigts devant son visage:

"- Dites-moi quel est le rapport avec le vaisseau écrasé là-bas."
"- Je vais vous dire quel est le rapport avec..."
"- Hé, ho, arrêtez un peu de répéter tout ce que je te dis !"
"- Je vais arrêter de répét... oui."
"- Bon. Quel est le rapport alors ?"


Vu son expression hagarde son cerveau semble patiner. Il reprend laborieusement:

"- Je ne sais pas. Nous avons été payés par Rex le Mandalorien pour empêcher les jedi d'aller sur Wayland."

Allons bon ! Visiblement cette affaire est plus complexe que quatre pauvres récupérateurs d'épaves/ chasseurs de primes/un truc du genre/rayez la mention inutile qui cherchent à éliminer la concurrence ! J'avais signé pour une simple mission de récupération en territoire sauvage moi !
En me retournant vers Nathanael je lui demande:

"- Ça te dit quelque chose comme nom ? Je ne l'ai jamais entendu pour ma part."

Puis au torgruta:

"- Tu vas me dire où se trouve ce fameux... euh, Wrex ? Pec ? Tex ? Ton mandalorien, la. Rex, voilà ! Et ce qu'il compte faire."
"- Je..."


Attention hein mon grand: si tu répètes encore ma question avant d'y répondre je te redonne du caffa de la même manière que tout à l'heure !

"- Je... je ne sais pas."

Ah. Bon, dommage. Je suis un peu déçue mais c'était à redouter. Bon allez: d'un geste je libère l'esprit du torgruta et le laisse aller ramasser ses compagnons ; je me redresse, époussette mes vêtements, et m'exclame finalement.

"- De toute manière on savait qu'il faudrait être prudents là-bas. Maintenant on sait qu'il faudra être très prudents !"

J'ai un nouveau sourire, puis:

"- Bref, je te suis !"
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Nathanael Kort
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Lun 21 Mai - 12:51
Du fait de sa personnalité rayonnante et de son égo légèrement au-dessus de la moyenne le jeune jedi était particulièrement féru d'entrées en scène remarquées afin de capter l'attention sur lui et lui seul. Certes ce n'était pas forcément la meilleur façon de faire et cela pouvait démontrer un certain égoïsme mais, malheureusement, cela faisait partie de la charmante personnalité de Nathanael qui adorait être le centre de l'attention, ne se sentant jamais aussi à l'aise que sous les feux des projecteurs. Aujourd'hui son entrée en scène fut d'assez courte durée, pour sa plus grande peine, mais au moins l'effet fut des plus immédiats. Il ne put retenir un petit sourire lorsque la surprise se dessina sur les trois togrutas face à lui, ces derniers réalisant sans doute que Nathanael n'était pas qu'une vague connaissance de la demoiselle doublé d'une grande gueule, mais malheureusement leur temps de réaction fut bien trop lent pour inquiéter le jedi. Quelques instants plus tard et la situation fut enfin maîtrisée, la twi'lek venant s'enquérir de la situation de son partenaire du jour. Ce dernier, confiant comme d'habitude, répondit avec un petit ton moqueur dans la voie :

« Aucun soucis à signaler, c'était du gâteau. »

Tout arrogant qu'il était le jeune Kort n'était pas du genre à admettre quand il avait des difficultés à battre un adversaire, préférant jouer de l'humour pour dédramatiser la situation et masquer ses éventuelles difficultés, mais il devait bien admettre que cela faisait longtemps qu'il n'était pas tombé sur un adversaire à sa mesure. Certes il n'arrivait toujours pas à mettre son maître en combat singulier mais il s'agissait ici d'un entraînement et non d'un combat à mort, les enjeux y étaient différents tout comme la force que chaque participation mettait dans ses coups.
Vint ensuite le moment pour la demoiselle d'user de persuasion pour faire parler les togrutas et, à ce petit jeu-là, Nathanael n'était pas le meilleur des praticiens. En effet si sa maîtrise de la Force était plus sommaire que correcte, il était davantage adepte des bonnes vieilles méthodes d'usage de la force physique afin d'intimider un individu et lui faire cracher le morceau en même temps que ses dents. Ce n'était pas du tout une méthode préconisée par les jedis et c'était sans doute la raison pour laquelle, lors des phases d'interrogatoire, le chevalier laissait volontiers ses camarades et pairs prendre le relais au risque de trop abîmer l'interrogé. Aussi aujourd'hui l'anzati resta en retrait lorsque la demoiselle tira les vers du nez d'une de ces racailles qui, apparemment avait été engagée par un mandalorien au nom semblable à celui d'un animal de compagnie pour empêcher les jedis d'aller au secours des éventuels rescapés. Le colosse connaissait-il le mandalorien en question ? À cette question il croisa les bras devant la poitrine et hocha négativement la tête de gauche à droite.

« Pas vraiment, non. Après je ne suis pas un spécialiste non plus.»

En vérité le jeune homme ne s'était que rarement frotté aux mandaloriens et connaissait surtout ces individus de réputation cependant, de ce qu'il avait compris, ils n'étaient guère du genre à déléguer et préféraient se battre avec honneur lorsque la situation le demandait. Pourquoi donc payer quelqu'un pour faire le sale boulot à leur place ? De ce que Nathan pouvait imaginer, les jedis pouvaient représenter des proies du choix et il voyait mal un mandalorien passer à côté d'une telle opportunité. Bah de toute façon il était inutile de se bombarder de questions sans réponses, la situation finirait forcément par s'éclaircir à un moment donné et il s’adapterait une fois le moment venu.
Laissant ces racailles de côté en espérant qu'elles ne reviendraient pas à la charge, espérant qu'elles aient compris cette leçon, Nathan se dirigea donc vers son propre vaisseau en supposant que la demoiselle était à ses cotés. Il s'arrêta donc auprès de son partenaire d'acier qui était un vaisseau à la forme fuselée et qu'il avait lui-même modifié selon ses propres besoins au fil des années. La porte de la soute s'ouvrit donc devant un large espace parfaitement agencé. Si la demoiselle pouvait voir une motojet calée dans un coin de la pièce, elle put surtout observé que dans une telle pièce la place avait été savamment calculée pour que tout l'espace soit optimisé en laissant de côté toute notion de confort. Les placards étaient littéralement encastrés dans les parois du vaisseau de même qu'un lit assez sommaire, posée au fond à droite de la pièce et que Nathanael n'avait pas encore eu le temps de remettre à sa place. À quelques mètres de là était posée une échelle qui montait au pont supérieur où se trouvaient toutes les machines et appareils qui permettaient au vaisseau de fonctionner, pont sur lequel Nathan passait le plus clair de son temps à bidouiller les systèmes et les vérifier quotidiennement autant pour s'occuper que pour s'assurer des performances de son petit bijou.
Pénétrant d'un pas assuré dans un territoire des plus familiers, il lâcha à sa camarade :

« Tu peux faire comme chez toi, je m'occupe de nous emmener à destination. »

Oh elle pourrait s'asseoir sur le lit ou bien sur une chaise devant la petite table qui trônait au fond  gauche du vaisseau, pendant que le pilote se dirigerait tout au fond en direction de la cabine de pilotage. Déposant sur une chaise au bord de la table sa veste en cuir, laissant son haut noir moulant mettre davantage en valeur sa musculature sèche et presque parfaite, le chevalier fit quelques pas de plus pour s'enfoncer dans le siège de gauche de la cabine, laissant le siège de droite de co-pilote disponible. En règle générale un tel siège restait toujours vide car il travaillait essentiellement tout seul, mais de temps à autres, un invité venait siéger à côté de lui durant toute la durée du trajet. Ici il en serait certainement de même.
Appuyant sur quelques touches pour ramener son vaisseau à la vie, entendant le vrombissement familier et rassurant des moteurs se mettant en marche, c'est avec habitude que le pilote s'adressa à son bijou :

« Allez ma belle, direction Wayland. »

Quelques instants plus tard, le temps que les moteurs finissent de chauffer et que l'ordinateur calcule une trajectoire en direction de Wayland, le vaisseau décolla enfin du sol pour sortir de l'atmosphère. Il ne suffit ensuite que d'une manette poussée pour que l'espace se torde devant les deux jedis au moment où le vaisseau passa en hyperespace. Oh non le trajet ne durerait pas bien longtemps mais au moins c'était une bonne chose de faite, il allait pouvoir passer un peu de temps au calme avec sa nouvelle et charmante partenaire.
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Iséri Nisa
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Lun 4 Juin - 1:45
Bel homme tout de même, non ?
Roooh, Iséri, ce n'est pas le moment !
Eh bien quoi ? Je ne fais que commenter ! C'est juste la vérité, il n'y a pas de mal à ça.
C'est ça, bien sûr. C'est pour ça que tu ressens le besoin de te justifier, hien ?

Vous connaissez ma technique quand je sens que rougis et que je passe de mon habituel teint rose bonbon à un rose cramoisi, comme maintenant ? Je me mordille la lèvre inférieure. C'est tout bête, ce n'est pas forcément très discret, mais ça marche ! Et tandis que je chasse mes vilaines pensées, je découvre, flanquée de mon gros droïde à quatre pattes, le domaine de mon équipier. Son vaisseau c'est un peu comme sa seconde maison, peut-être plus -non, surement plus- que le temple jedi où il a été formé, ou même que la base des jedi de son corps. A ce titre, m'accueillir ici (ainsi que, dans un avenir proche, les naufragés) est un beau geste de sa part que j'apprécie.
Avec sourire doux, je le lui dis:

"- C'est gentil de m'accueillir chez toi Nathanael. Je m'assurerai de ne rien y déranger."

Et, puisqu'il m'invite à faire "comme chez moi", je m'aventure plus en avant dans l'habitacle pour le découvrir et le parcourir du regard d'un air appréciateur. Chaque chose y est à sa place, organisée de manière optimale, et cela confère à l'ensemble une atmosphère très plaisante. C'est une personne bien ordonnée et j'aime ça. N'allez pas croire que c'est une norme parmi les jedi ! On aura beau se donner l'air de modèles de sagesse et de vertu dans l'ordre, avec tous nos beaux préceptes, notre droiture et notre morale, un bon nombre de padawans et de jedi que je connais on la sale habitude de laisser traîner leurs chaussettes sales un peu partout !
Toujours souriante, et tout en indiquant à Monsieur Balourd un endroit où déposer mes affaires, j'ajoute:

"- Laisse moi le temps de me changer, et je viendrai te tenir compagnie au poste de pilotage."

Nathanael installé aux commandes du vaisseau, j'entreprends de me déshabiller. Je confie un à un mes habits à mon droïde pour passer une tenue plus adaptée à la mission que mes élégants mais peu pratiques vêtements de ville. J'ai jeté mon dévolu sur un pantalon fin mais solide, moulant, ainsi qu'un haut assorti de couleur verte. J'enfile par dessus une tunique un peu semblable à une bure jedi classique mais avec une coupe plus moderne, couleur terre, qui descend jusqu'à mi-cuisses et avec des manches amples mais s'arrêtant aux coudes afin de me laisser libre de mes mouvements si nous devons nous retrouver dans la végétation sauvage. Pour les chaussures je me suis fait un petit plaisir tout en restant dans le sobre avec quelque chose de fin et qui couvre mes chevilles jusqu'aux mollets. Je laisse le manteau de côté pour le moment, et j'aviserai selon le temps qu'il fera là-bas.

Lorsque je rejoins mon confrère jedi, les vagues bleutées caractéristiques de l'hyperespace ondulent autour des vitres du cockpit. Après lui avoir adressé un signe de tête je m'assois paisiblement à côté de lui.

"- Je sais que si je voulais faire bonne figure je devrais m'installer cérémonieusement en tailleur pour méditer, mais je me dis que ce serait beaucoup plus intéressant et amusant de faire connaissance. Tu n'auras qu'à me dire si je deviens trop bavarde !"

Après un coup d’œil dans la direction de mon compagnon, la bouille amusée et toute souriante, j'ajoute:

"- J'ignore si on te l'a dit dans ton briefing de mission, je suis originaire de Wayland. Je préfère être franche si c'est le cas, je n'y ai vécu que les quelques courtes années qui ont séparé ma naissance de mon arrivée sur Ossus. Depuis que je suis une jedi je n'y ai fait qu'un très bref passage. La planète ne m'est pas inconnue mais je ne suis pas non plus une vraie autochtone !"

J'aime beaucoup ce mot "autochtone", je ne sais pas pourquoi. Peut être parce qu'il ne se prononce pas du tout comme il s'écrit ? Autochtone, autochtone, autochtone ! D’ailleurs, il serait plus juste de parler de colons plutôt que d’autochtone, les véritables espèces natives étant plus… belliqueuses ! Quoi qu'il en soit, mes vraies racines sont sur Ossus: plus qu'une Waylandaise je suis une ossusaise. Ossusienne ? Ossussoise ? Je peux même aller plus loin et affirmer que je suis plus une jedi qu'une twi'lek.
C'est fou d'ailleurs comme l'ordre jedi réussit aussi bien à réunir des individus l'origines, d'espèces et de cultures si différentes ! D'éduquer et de former ensemble des personnes parfois complètement opposées et en apparence incompatibles pour finalement les unir, en faire des compagnons, des frères et sœurs avec des croyances et des valeurs similaires, et un même objectif. Bon évidemment la plupart des rôles clés sont tenus par des humains. D'un autre côté, il y a toujours plein d'humains partout ! Et même quand ce n'en est pas vraiment, ça y ressemble mais avec une autre couleur ou bien juste des antennes, ou des lekkus, ou bien...
Oh, zut !

"- Tu viens de quel coin de la galaxie toi, Nathanael ?"

Je laisse rêveusement mon regard glisser sur mon compagnon, sur son visage rude, son corps moulé par le tissu sombre de son vêtement, ses mains qui tiennent avec assurance les commandes du vaisseau... Elles ont dû en voir et en faire des choses, ces mains.

"- On raconte plein d'histoires sur les exploits des jedi du corps d'exploration. Des récits de voyage, qui font rêver... Et pourtant, finalement, on entend plus rarement parler de choses concrètes. Malgré tout je crois que ça ne m'aurait pas déplu d'en faire partie, même si j'ai trouvé ma voie ailleurs. "
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Nathanael Kort
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Mer 6 Juin - 1:00
En vérité si ce métier d'explorateur n'était pas fait pour tout le monde ce n'était pas uniquement liées à des évidentes qualités requises en matière de pilotage, mais il s'agissait aussi de posséder une résistance psychologique importante. Pourquoi ? Parce que certains de ces pilotes partaient parfois pour des missions en long courrier, des assignations qui pouvaient plusieurs mois, durée pendant laquelle il pourrait potentiellement ne pas avoir le moindre contact avec une autre créature intelligente. Il était donc importante que le futur explorateur soit capable de résister à la pression mais, surtout, qu'il soit à même de pouvoir supporter la solitude pendant de longues périodes d'isolation. Si certains jeunes impétueux semblaient penser avoir ce qu'il fallait, c'était lorsqu'ils étaient véritablement seul au milieu de l'immensité infinie et glaciale de l'espace qu'ils réalisaient ce qu'être seul signifiait réellement. Au final rares étaient ceux qui parvenaient à supporter cette isolation plus de quelques missions voire quelques années, mais à la fin ils finissaient tous par atteindre leurs limites jusqu'à demander à changer de poste. Fallait-il avoir de la pitié pour eux ? Probablement mais chaque être humain avait ses propres limites, contraire au jedi ici présent. Ce dernier était en activité au sein du Corps d'Exploration depuis plus de cinquante années et ne comptait pas s'arrêter en si bon chemin, parfois la solitude se faisait pesante mais l'instant d'après il réalisait qu'il allait être seul pour les millénaires à venir, quelques années face à cette quasi-infinité lui paraissaient donc dérisoires.
Aussi, même s'il avait pris l'habitude de voyager en solitaire, le jeune jedi accueillait chaque mission coopérative comme une occasion de sortir de sa routine et d'apporter un peu de fraîcheur dans sa vie. D'autant plus que de temps en temps il avait la chance de tomber sur de belles plantes comme celle qui l'accompagnait aujourd'hui, heureusement qu'il était capable de laisser ses idées lubriques de côté pour se concentrer sur sa mission et uniquement sa mission.

Ainsi, alors que son regard se perdait devant l'espace qui défilait devant lui à pleine vitesse, le garçon accueillit sa camarade du jour qui, en plus d'avoir changé de tenue, semblait également ne pas pouvoir retenir son énergie débordante. En effet avant une bataille les jedis avaient l'habitude de méditer pour faire la paix dans leurs esprits mais la demoiselle ne semblait pas à même d'y arriver, ce qui n'était d'ailleurs pas un problème aux yeux de son camarade du jour.

« Je te rassure, je ne suis pas adepte de la méditation de toute façon. Ou du moins pas de ce genre-là. Après j'ai l'habitude de bosser en solo donc généralement la conversation , je la fais avec moi-même. C'est vite répétitif. »

Enchaînant sur le sujet de la planète où ils allaient bientôt atterrir, la demoiselle crut bon d'informer son partenaire qu'elle était origine de là-bas bien qu'elle n'ait pas de connaissances particulières poussées. Qu'à cela ne tienne, même très peu d'informations seraient toujours plus utiles qu'aucune information du tout.

« C'est bon à savoir. Tu en sauras toujours plus que moi sur cette planète. »

En parlant de planète la twi'lek fut curieuse de connaître celle d'origine du colosse et, à cette idée, le concerné ne put retenir un petit sourire en quoi. Pourquoi ? Parce qu'il connaissait les rumeurs justifiées qui courraient sur son peuple et, à part un nez un peu plus gros que la moyenne, rien e laissait présager de son appartenance à ce peuple de prédateurs. Laissant quelques secondes de silence flotter, il répondit alors :

« Anzat.»

Bien sûr il ne serait pas surpris si sa camarade avait subitement moults questions au sujet de ses origines en supposant que le mot anzati lui dise vaguement quelque chose. Y répondrait-il ? Bien sûr, il n'avait absolument rien à cacher sur sa propre personne même si être un anzati ne devrait normalement pas être un sujet de fierté. Normalement.
Bientôt la charmante demoiselle aborda donc le Corps d'Exploration jedis et les exploits de ses membres. Si Nathanael sentait le regard de la demoiselle sur lui, chose qui était aussi amusante qu'agréable, il ne tarda pas à répondre.

« Oh, si tu savais, ça prend du temps. Si demain je tombe sur une planète habitable, entre l'analyse de mon rapport et plusieurs sessions de relevés bien plus poussés que les miens, sans compter la paperasse, il faudra des mois voire des années avant qu'une colonisation soit envisagée. »

Faisant une petite pause au cas où la beauté aurait quelques autres questions à lui poser, il reprit rapidement son explication.

« Mais bon, je ne changerai ma voie pour rien au monde. Il n'y a pas plus beau spectacle que celui d'une planète inconnue apparaissant devant soit, dans l'immensité de l'espace, pleine de promesses. Pas plus belle aventure que celle de repousser les frontières de la République et de la galaxie un peu plus chaque jour. »

Alors qu'il pianotait à présent sur l'ordinateur de bord devant lui afin de vérifier une nouvelle fois si la trajectoire était correcte, par acquis de conscience, il laissa sa propre curiosité prendre le dessus en s'intéressant, pour une fois, à quelqu'un d'autre que lui-même.

« En parlant de voie, quelle est la tienne ? Tu te destines à quoi ? »

S'ils étaient amenés à travailler ensemble dans le feu de l'action autant qu'ils apprennent à se connaître pendant qu'ils avaient encore un moment de paix, cela risquait de ne pas durer très longtemps. Une fois que la réponse de sa camarade lui serait parvenue, si cette dernière décidait de lui en donner une, le colosse poserait ses yeux sur le tableau de bord pour conclure par :

« On ne devrait pas tarder à arriver. »
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Iséri Nisa
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Mar 12 Juin - 5:08
Hyperespace, vaisseau de Nathanael, poste de pilotage.
(C’est important de préciser au cas ou. Non ?)



“- Je te rassure, je ne suis pas adepte de la méditation de toute façon. Ou du moins pas de ce genre-là. Après j'ai l'habitude de bosser en solo donc généralement la conversation , je la fais avec moi-même. C'est vite répétitif.”

Je souris:

“- D'où le fait que tu parles à ton vaisseau alors qu’il ne dispose pas de module de communication. Je te comprends ! De mon côté j’ai de la chance, même lorsque je suis seule j’ai presque toujours Monsieur Balourd avec moi.”

Cela dit, je fais aussi souvent la conversation toute seule dans ma tête. Je suis même, et de très loin, ma principale interlocutrice ! Mais tout le monde fait plus ou moins ça pas vrai ?
Tout en parlant je désigne du regard l’arrière du vaisseau où est resté mon droïde qui s’est paisiblement installé dans un coin, ses quatre pattes repliées, et en apparence inactif comme s’il dormait. Seuls mes yeux amusés me trahissent lorsque j’ajoute, en faisant appel à tout mon self contrôle jedi pour paraître imperturbable et ne pas éclater de rire:

“- Tu sais, le droïde à qui tu as fait la bise. Il est très bavard lui aussi quand on le lance !”

Je sais bien qu’ils ne l’ont pas vraiment fait, Monsieur Balourd m’a raconté. Seulement… oh, chut, c’est mon histoire, c’est moi qui raconte !
Je fais mine de réfléchir et prends l’air étonné en demandant à Nathanael:

“- C’est une drôle d’idée d’ailleurs, pourquoi as-tu voulu faire ça ?”


La conversation se poursuit, et avec elle l’évocation de la planète d’origine de mon compagnon. Compagnon qui est, selon toute vraisemblance, non pas un humain mais un Anzatien ! Euh… Anzat ? Anzati ? Oui, je crois bien que c’est Anzati. Oh ça va, vous savez combien il y a de races dans la galaxie ?! Et ceux-là ne sont pas si courants !
Nathanael semble peu loquace sur le sujet. Et, à mesure que mes connaissances à propos de son monde d’origine refont surface et viennent se trier dans ma tête, je devine pourquoi. Je ne vaux pas Monsieur Balourd comme encyclopédie, mais je retrouve en vrac quelques informations: planète de la bordure médiane, climat tempéré, montagneuse, mais surtout réputée dangereuse ; berceau de la race des Anzat(i)(ens)(?).
Les Anzati, je ne connais pas vraiment les détails mais selon Iséripédia il s’agit d’une race d’humains mais en plus grosbill. Cela dit je ne sais pas grand-chose d’eux sinon qu’ils ont des particularités que les humains n’ont pas et que leur cote de popularité ne vole pas très haut.
Chassant ces vilaines pensées, je souris à nouveau.

“Je comprends que tu te sentes à l’aise en territoire hostile. Quel que soit l’endroit ou tu te rends, la personne la plus dangereuse que l’on pourra y croiser ce sera toujours toi-même !”

Oh ça va, ce n’est pas pire que les blagues sur les danseuses twi’lek ! D’ailleurs pour ces dernières c’est un cliché racial que je cautionne !
Je ris puis ajoute avec gentillesse en lui posant amicalement la main sur l’épaule:

“- Je ne connais presque rien sur les personnes de ta race en réalité, mais je serais ravie d’en apprendre plus grâce à toi !”

Avoir peur de lui ? Pourquoi ? On parle bien d’un jedi, non ? Je l’aurais senti si j’avais eu affaire à un tueur fou, ou à un type malade dans son esprit ! J’ignore quel rapport mon compagnon entretient avec sa situation, je comprends qu’il ne l’annonce pas d’emblée, mais personnellement je n’y vois aucun mal.

***

Oubliant mes bêtises, j’écoute avec intérêt ce que mon compagnon jedi me raconte sur le corps d’exploration. C’est un sujet qu’il aborde avec un intérêt plaisant à voir, et j’apprécie de l’écouter. Je n’ai aucun mal à l’imaginer en action, aux commandes de son vaisseau, et je comprends tout à fait l'enthousiasme que l’on peut éprouver en faisant un tel travail !
Quand tout à coup il me questionne sur ma propre voie, je hausse les sourcils et répond:

“- Mon parcours est un peu l’inverse du tien. J’ai été extraite d’une planète sauvage et presque inhabitée par l'ordre jedi quand j’étais petite, et à présent je m’intéresse à explorer des lieux non pas pour y envisager une colonisation future, mais pour en étudier les vestiges d’une présence passée.”

Mes pensées vont un moment vers Yavin IV et ses forêts, mon site de fouilles actuel, et toutes les découvertes que nous sommes en train d’y faire avec mon équipe restée là-bas. Je les ai avertis du prolongement de mon absence évidemment.

“- En ce moment je participe à des fouilles sur Yavin IV. Nous exhumons de nombreuses traces d’une présence Rakata sur plusieurs sites. Ce que nous arrivons à apprendre sur cet établissement vieux de plusieurs millénaires est passionnant ! C’est dans le cadre de ces recherches que je me suis rendue sur Obroa-Skaï. Monsieur Balourd transporte d’ailleurs dans ses données les informations que nous sommes venus y chercher.”

Après une courte pause, j’ajoute.

“- Même si j’ai hâte de retourner travailler là-bas, je dois avouer que cette petite mission-escapade avec toi est un rebondissement inattendu mais très plaisant, Nathanael.”


Notre conversation se termine finalement alors que le vaisseau est agité par un léger frétillement, et que les vagues bleutées de l’hyperespace se transforment l’espace d’un instant en une multitude de lignes blanches, avant de redevenir soudainement l’étendue noire et étoilée de l’espace. Devant nous apparaît également une splendide sphère à la fois sombre et lumineuse, dont teinte verte parsemée de nuées blanches n’est tachetée que par endroits d’océans d’un bleu pétant.



“- Et voilà Wayland. Bon retour à la maison !”

Avec l’Anzati, nous devons maintenant nous atteler à une tâche plus rigoureuse. Jusqu’à maintenant notre vaisseau visait un énorme point de plusieurs milliers de kilomètres dans la galaxie ; à présent nous devons retrouver la localisation très précise d’un tout petit vaisseau écrasé au milieu de ces centaines de milliers d’hectares de forêt dense ! Heureusement, l’appel de détresse comportait des coordonnées assez précises.
Hélas, pour ne pas arranger nos affaires notre zone de recherche est actuellement située dans la face de la planète plongée dans la nuit. Également, et parce que les choses auraient sans doute été trop simples autrement, les relevés météos effectués par le vaisseau nous informent qu’un violent orage sévit actuellement dans la région du crash !

“- Nos pauvres naufragés ne doivent pas être bien heureux, là-dessous. Cela dit la pluie va nous donner un petit avantage: la plupart des bêtes resteront à l’abri chez elles !

Je me penche et promène mes yeux d’un bleu très pâle sur les écrans du vaisseau, puis murmure:

“- Tu as quelque chose ?”
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Nathanael Kort
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Dim 17 Juin - 18:02
Même s'il lui arrivait de mener des conversations assez facilement, sans doute parce qu'il était un bon vivant à la personnalité aussi chaleureuse que rayonnante, le jedi devait bien avouer qu'en dehors de son propre domaine de compétence il ne connaissait pas grand chose et tombait vite à court d'idée. Certes il avait reçu l'éducation standard comme n'importe quel jedi avant lui, afin de ne pas faire de lui un inculte mais bien un individu aussi intelligent que débrouillard, mais durant une poignée de décennie sa seule et unique préoccupation fut l'exploration. Vous devez donc vous douter qu'une telle focalisation ne pouvait avoir que des effets sur sa personne, encore plus si on couplait cette déformation professionnelle avec une personnalité déjà assez présomptueuse. Il avait donc une sale tendance à ramener tout à lui-même ou à sa propre voie, se comparant aux autres en trouvant le quotidien de ses collègues jedis généralement beaucoup plus ennuyeux que le sien. C'était en se comparant aux autres qu'il se rappelait à quel point sa vie était génial, à quoi point il ne regrettait absolument pas son choix d'avoir suivi son maître jusqu'au portes du Corps d'Exploration.
Souriant à l'écoute de la demoiselle qui n'était d'ailleurs pas la première à lui faire la remarque, le Kort savait bien à quoi point parler à son vaisseau pouvait sembler étrange d'un point de vue extérieur. Bien sûr seul les explorateurs et pilotes de long-courrier de la même trempe que lui pouvaient comprendre toute l'ampleur de la solitude de ces interminables voyages, aussi le colosse ne désira pas partir dans des justifications interminables quant au fait d'en venir à parler à son vaisseau.
Au lieu de cela il préféra dévoiler ses origines à la demoiselle en attendant de réaction de crainte qui ne vint finalement pas. C'était la réaction qu'il sentait chez ses interlocuteurs la plupart du temps mais, aujourd'hui, sa partenaire du jour semblait réagir de façon diamétralement opposée. Évidemment qu'il était surpris ! Au-delà de la réaction ce fut surtout le commentaire de la demoiselle qui prit le jedi de court.

« C'est une façon intéressante de voir la chose. Elle ne m'était jamais venue à l'esprit. »

Selon elle un anzati était sans doute la créature la plus dangereuse qu'on pourrait trouver sur une planète, ce qui n'était pas très éloigné de la vérité mais ce constat tendait à démontrer la raison pour laquelle la peur n'avait pas d'emprise sur le colosse. Certes ce dernier n'était pas inquiété par cette émotion primaire mais était-ce du fait de son mental d'acier ou à cause de ses origines ? Voilà bien une question qu'il n'avait pas exploré jusqu'à présent, le point de vue exposé par sa camarade méritait d'être étudié davantage une fois la mission terminée.
Alors comme cela elle était prête à en apprendre davantage sur les anzatis ? Le jeune jedi aurait pu lui réciter ce que les archives républicaines auraient pu lui apprendre afin de lui donner une idée plus précise de ce qu'était l'un de ces prédateurs naturels, mais l'occasion ne s'y prêtait pas vraiment.

« Tu auras sans doute l'occasion d'en apprendre un peu plus sur le terrain, j'imagine. Il n'y a pas grand chose de plus que je puisse t'apprendre pour le moment.  »

Lui parler de la faim présente en chacun d'entre eux n'aurait fait qu'accroître sa méfiance envers le colosse, aussi le concerné préférait éviter d'en parler pour le moment. Il n'en avait nullement honte, ce n'était simplement pas son sujet de conversation favori. Fort heureusement le dialogue fut détourné vers une autre direction quand la demoiselle évoqua sa propre voie qui n'était pas si différente de celle de son collègue du jour. Tous les deux exploraient mais leurs buts étaient diamétralement opposés. L'une fouillait les vestiges du passé à la recherche de savoir perdu tandis que l'autre repoussait les frontières de l'espace connu dans le but de forger le futur. N'était-ce pas admirable ?

« Il y a donc des chances que nous soyons amenés à se recroiser. Parfait.  »

L'Ordre jedi était toujours à la recherche de bons pilotes pour les besoins de certaines missions, assurément, le Corps d'Exploration était le lieu où étaient forgés les plus brillants pilotes de tout l'Ordre. Certains diraient même de toute la République, mais cela restait encore à prouver. Souriant à présent en voyant que la twi'lek se prêtait au jeu, en sentant qu'elle était excitée comme une puce par ce mystérieux voyage, Nathan ne put s'empêcher de renchérir.

« Quand on a goûté au frisson qu'apporte ce métier, il est difficile d'en revenir. Tu verras. »

Il se souvenait de sa toute première mission comme si c'était hier, du débarquement sur la planète et surtout de la première bête féroce sur laquelle il posa le regard alors qu'il n'était encore qu'un jeune padawan. Il se rappelait de chaque moment de cette journée et c'était ce souvenir qui le confortait dans l'idée que, tout comme lui à cette époque, la belle planète à ses côtés n'oublierait pas cette journée de sitôt.
Bien vite le vaisseau sortit enfin de l'hyperespace et Nathanael posa ses yeux sur une planète qu'il ne connaissait qu'assez peu, avant de diriger la carlingue vers la planète pour en pénétrer l'atmosphère. Rien de nouveau pour le moment. Faisant écho à la question de sa camarade, Nathan posa ses prunelles jaunies sur le détecteur afficha sur le tableau de bord, avant de traduire les informations qui y étaient transcrites.

« J'ai un signal. Faible mais j'en ai un, avec quelques formes de vie proches. Ça doit être eux. »

Tournant la tête vers la demoiselle, c'est avec un sourire amusé qu'il déclara à sa camarade :

« Un petit conseil, accroche-toi. »

Tapotant sur le tableau de bord devant lui, le jedi referma ses mains caleuses sur les commandes avant de murmurer à sa partenaire métallique de toujours :

« Allez,  ma belle. C'est parti. »

Les non-initiés à l'exploration ou ceux qui ne connaissaient pas bien Nathanael qualifiaient sa façon de piloter de brutale et excessive, sans doute parce que la modération n'était pas son style et qu'il aimait vivre les choses à fond. Sans doute aussi parce que c'était seulement à pleine vitesse que la vraie difficulté se révélait, qu'il devait user de toute sa puissance musculaire pour maintenir la position de son vaisseau. Bon d'accord, même ceux qui connaissaient l'individu pensaient qu'il pilotait excessivement vite. Aujourd'hui ne ferait sans doute pas exception.
En un instant il poussa les manettes quasiment à fond et le vaisseau pénétra l'atmosphère de la pleine à pleine vitesse, avant d'être difficilement redressé pour se diriger en direction du signal et des formes de vie. Il ne savait pas ce qu'il trouverait sur place, il ne savait pas si les rescapés étaient seuls ou même en vie, mais c'était ce type de découverte qui rendait son métier autrement plus intéressant.
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Iséri Nisa
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Mer 27 Juin - 23:37
Wayland, atmosphère, vaisseau “Ma Belle”


Notre entrée dans l’atmosphère de Wayland se fait avec une brusquerie qui me ferait un peu regretter la douceur prudente de mon propre pilotage ! (Enfin… généralement prudente. Mais la fois où je me suis amusée à slalomer entre les immeubles de la cité AB-13 ça ne compte pas. Ni mes voltiges sous le pont du grand cap. De toute façon ce n’est pas le sujet !). Je sens bien que pour Nathanael conduire est un plaisir, un jeu auquel il s’adonne sans retenue. Je comprends sans mal l’intérêt que l’on peut avoir à éprouver ses réflexes et ses talents tout en goûtant à la liberté qu’offre un vaisseau lancé à pleine vitesse. Cela dit, une personne moins bienveillante que moi pourrait présenter les choses  d’une toute autre façon, et simplement affirmer sans médisance que Nathanael est simplement un chauffard !

Durant le temps de la manœuvre, et jusqu’à ce que mon corps s’habitue au changement de vitesse, je cesse de suivre les actions immédiates et me plonge au fond de mon esprit ou je prends le temps de discipliner mes pensées, surtout mes vilaines pensées qui n’ont pas leur place dans une mission importante pour l’ordre jedi. Je leur donne quoi… oh, allez, disons dix minutes avant de revenir ?
Hé mais… allez, file de la vilaine pensée !!!

Lorsque je cesse de méditer, c’est pour admirer le changement de décor autour de moi. Le vaisseau de Nathanael (ou plutôt “la” vaisseau puisqu’il l’appelle “ma belle”. On peut vraiment parler d’un vaisseau au féminin ? Si ça avait été une navette encore… Pour Monsieur Balourd la question ne se posait pas puisqu’il possède une voix masculine, mais la… hum… on en a déjà parlé avec la serveuse droïde tout à l’heure, mais ça me chiffonne vraiment. Il faudra que je trouve la réponse un jour, et ce sera peut-être la plus grande avancée de l’histoire twi’lek  !) … bref, le vaisseau de Nathanael fend à présent à pleine vitesse le ciel nocturne et orageux de la planète. Difficile d’y voir quoi que ce soit à travers les vitres du cockpit, si ce n’est un jet continu de pluie qui donne l’impression de vouloir noyer  le vaisseau ! Heureusement que les capteurs et tout le matériel sophistiqué de pilotage sont là pour permettre un guidage précis ! A vrai dire, ça fait bien longtemps que les vitres ne servent plus à grand-chose dans les vaisseaux, mais c’est dans ce genre de moment que j’apprécie tout particulièrement la présence de toute cette technologie qui nous facilite la vie.
De toute manière, visibilité ou pas je sais très bien ce qu’il y a à voir en dessous de nous: des arbres, des arbres, un massif montagneux qui pointe çà et là, peut être quelques plants sauvages de délicieux cacao perdus au milieu d’une végétation dense, et encore des arbres ! Et de la pluie à ne plus savoir quoi en faire, qui transforme à n’en pas douter le sol en une vaste éponge boueuse !
La prochaine fois rappelez-moi de plutôt accepter une mission de sauvetage sur Scariff ou Clubmedia IV ! Je me demande si l’ordre jedi a des bures-maillots de bain dans ses réserves pour profiter des planètes propices aux vacances ensoleillées ? Mais… qui sait, c’est peut-être moi qu’on attend pour inventer ça ?! Peut-être que le conseil serait prêt à accepter sans réserves ma proposition de fonder une enclave sur une plage tropicale de scariff ? On remplacerait les vieilles pierres austères des temples par des bungalows, la méditation se ferait entre deux baignades, et… Oh, bon, ça va, j’ai le droit de rêver !

Le “Ma Belle” (c’est bien ça le nom de son vaisseau, pas vrai ?) parcourt la région en dessous de nous avec une allure plus modérée afin de laisser aux capteurs le loisir d’exécuter leur tâche. Pour ma part j’ai les yeux rivés sur l’écran, guettant sans cesse une anomalie dans le signal qui indiquerait que nous touchons au but.
Un jour, je devrais me pencher sur un apprentissage plus poussé de mes capacités de perception. Certains jedi seraient capables de repérer nos cibles juste en se concentrant, mais ce n’est pas mon cas, ni celui de mon compagnon visiblement.
Soudain un point lumineux s’allume sur l’un des écrans du vaisseau comme un signal d’espoir ! Pas de doute, nous venons de repérer notre vaisseau naufragé ! En une rapide manœuvre, mon compagnon pilote nous amène au dessus de l’endroit ainsi localisé ou repose la carcasse. Visiblement celle-ci est située près… non, dans un cours d’eau qui déverse son courant probablement alimenté par le déluge avec un débit impressionnant !

J’ai une pensée inquiète pour les naufragés que nous sommes venus secourir, et qui ont visiblement subi un malheur de plus avant notre arrivée. Depuis notre position il est peu aisé de distinguer quoi que ce soit malgré l’aide que peut nous apporter le vaisseau, aussi je ferme les yeux et ouvre mon esprit aux êtres vivants qui se trouvent aux alentours. Je peux rapidement dresser un tableau des arbres et des grandes plantes qui recouvrent la zone, et qui ne nous préparent pas un accueil très agréable ; je devine également de nombreux groupes de créatures sauvages non loin d’ici, toutes peu enclines à partager leur territoire, bien que ces dernières préfèrent pour le moment rester à l’abri dans leurs tanières. En revanche je ne détecte aucune trace des frenks que nous sommes venus secourir. Soit ils sont morts, soit ils ont quitté leur vaisseau avant que celui-ci ne soit submergé par la rivière. Je ne crois pas à la première option, ou alors mon instinct me fait défaut (mais sérieusement, vous croyez une seule seconde qu’on a fait monter autant d’enjeux dans cette mission pour simplement revenir bredouilles ? Si ça devait être le cas, je ne vous cache pas que je serais horriblement déçue ! L’héroïsme se perd de nos jours !).

Me tournant vers mon comparse, je prends un air contrit mais résolu:

“- Bon, je crois bien qu’il va falloir quitter le confort de ton vaisseau et aller voir ce plus près ce qu’il en est en bas, et tentes de trouver quelques indices. A moins que tu ne préfères qu’on suive la rivière dans un sens ou dans l’autre en espérant trouver des signes de vie ?”

Je désigne mon compagnon cubique du regard:

“- Si tu l‘y autorises, Monsieur Balourd pourra assurer le quart sur le vaisseau pour nous soutenir en cas de souci une fois qu’on sera descendus. C’est un pilote décent pour un droïde, et il obéit bien.”

Mon regard se fait un peu plus vague:

“- Je ne ressens pas de menace imminente pour le moment, si ce n’est le terrain qui m’a l’air un peu dangereux pour une excursion nocturne. Tu perçois quelque chose de ton côté ?”
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Nathanael Kort
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Sam 30 Juin - 19:53
La plupart des représentants d'espèces humaines ou proche-humains vivaient intensément chacune de leur journée car, du fait de leur mortalité, chaque jour était unique et ne pourrait plus jamais être récupéré. Ils étaient en perpétuelle course contre la montre et à ce petit jeu aucun d'entre eux ne serait jamais gagnant, c'était la raison pour laquelle chaque jour comptait mais aussi la raison pour laquelle  Nathanael était si différent d'eux. Pourquoi ? Parce que cette notion de mortalité ne rentrait plus en compte dans son existence depuis bien longtemps et, lorsqu'il était amené à vivre pour toujours, l'ennui était sans aucun doute le plus grand ennemi du colosse. Jamais il n'aurait à s'inquiéter de son avenir ou de se sentir défaillir lorsque la vieillesse aurait raison de lui mis, alors, comment pouvait-il combattre un ennemi qui était intimement lié à sa nature profonde ? En vivant à 100 à l'heure à chaque petit seconde de sa vie afin de sentir constamment l'adrénaline pomper dans ses veines -  en supposant qu'il en avait vraiment – et, comme certains aimaient à le dire, en vivant dans l’excès en enlever la peur du futur de l'équation.
C'était pour cela qu'il pilotait comme un bourrin sans sembler avoir connaissance de la notion de freinage, parce qu'il aimait sentir les commandes vibrer sous la vitesse et parce qu'il appréciait cette sensation de tiraillement et de douleur lorsqu'il devait puiser dans toutes ses forces pour maintenir son vaisseau dans la position désirée. Être au commande d'un vaisseau était la façon la plus directe qu'il avait de se sentir vivant, se mettre dans une situation de danger était la seule façon qu'il connaissait était la seule façon de le faire oublier qu'il était amené à vivre éternellement en voyant tous ses proches vieillir et disparaître alors qu'il resterait inchangé. Immuable. Éternel.

C'était sa plus grande bénédiction et la plus terrible de ses malédictions. Il en serait toujours ainsi, maintenant et jusqu'à la fin des temps. Mais bien entendu la demoiselle n'en avait pas conscience et ne voyait ici qu'un chauffeur qui aimait un peu trop la sensation de vitesse comme le junkie qu'il était, un constat que le colosse n'avait pas le désir de corriger. Il n'y avait aucune race proche-humaine, à sa connaissance, qui pouvait vivre éternelle tout comme lui et, à ce titre, aucun de ses collègues ne pourrait jamais comprendre ce qu'il se passait dans sa tête bien faite.
Bientôt il usa donc de ses réflexes et de son impressionnante force pour avaler les distances qui séparaient le duo des rescapés s'il en restait encore, se positionnant juste au-dessus de la cime des arbres pour être au plus prés de sa cible, malgré son champ très réduit par la plus battante. Écoutante sa camarade du jour demander l'avis de l'expert concernant la marche à suivre, à savoir suivre le cours de l'eau pour espérer trouver les crashés ou mettre la main à la pâte en descendant sur le terrain, la réponse de l'explorateur fut sans appel.

« Une petite exploration sur le terrain s'impose. Ça tombe bien, c'est ma spécialité. »

Ne cessant jamais de se vanter de ses évidents talents car il pouvait bien se le permettre, le colosse vérifia que la position de son vaisseau était stable afin de s'autoriser à lâcher les commandes, se mettant déjà à réfléchir aux différentes pistes à suivre. Bien entendu il pourrait pénétrer dans le vaisseau pour en récupérer la boîte noire, afin de comprendre ce qu'il était advenu des passagers, mais le plus simple était encore de suivre leurs  traces laissées sur ce chemin boueux. Il n'y avait pas meilleur sol que celui-ci pour garder les traces visibles assez longtemps pour être suivies, ce qui faciliterait grandement le travail du traqueur. Se tournant vers le tas de boulons qui accompagnait la belle twi'lek, le pilote tint à mettre clairement les points sur les i.

« Retourne en orbite avec le vaisseau, sois prêt à revenir quand on t'appellera. Je ne veux pas une seule rayure sur ce bijou, ou tu vas m'entendre. »

Ce vaisseau était son partenaire de toujours autant qu'un prolongement de son propre corps, à l'image de son sabre laser rangé dans la poche intérieure de sa veste en cuir et, à ce titre, il ne laissait personne le piloter à part peut-être son maître en de rares occasions. Alors oui il faisait une exception  pour aujourd'hui car la mission le justifiait, mais si jamais le vaisseau était abîmé alors ce fichu droïde finirait à la casse avant d'avoir pu épeler le mot « broyeuse ».  

Quittant la cabine de pilotage tout en étendant son esprit jusqu'à l'extérieure du vaisseau, le jedi n'eut pas plus de succès que la belle et, bien que cela coûte à son ego de l'admettre, il secoua la tête de gauche à droite.

« Je ne ressens rien pour le moment, il va falloir la jouer à l'ancienne pour retrouver leur trace. Au vu des conditions météos je t'invite à ne pas trop t'éloigner de moi, pour ta propre sécurité. »

Toujours vêtu de sa veste en cuir, pas plus inquiété que cela d'attraper la crève sous cette pluie battante, l'anzati s'approcha de l'autre bout de son vaisseau et, d'une simple pression d'un bouton sur la paroi, ouvrit la soute en manquant presque de se faire déstabiliser par la confrontation directe avec les éléments qui balayaient cette planète. Bien entendu il aurait préféra avoir affaire à un soleil radieux et une brise fraîche mais cela ne faisait que rajouter un peu de difficulté à la situation, qu'un peu de piment dans la vie déjà intense du pilote. Avançant encore de deux pas jusqu'à ce que la pointe de ses pieds se trouve confrontée au vide, l'anzati baissa la tête pour observer les arbres juste en-dessous de lui puis, sans crier gare, finit par donner le signal.

« Allez, c'est parti.  »

L'instant d'après il bondit dans le vide pour être réceptionné par une solide branche d'arbre quelques mètres en-dessous de lui, plia les jambes pour rendre moins brutale sa réception, avant de descendre en se servant des branches suivantes. En moins de temps qu'il n'en fallut pour le dire il fut à présent sur la terre ferme et, sans attendre sa camarade, décrocha une lampe torche qu'il braqua sur le sol boueux à la recherches des premières bribes d'empreintes qu'il pourrait utiliser. Le Nathanael dragueur et rigolard était resté dans son vaisseau pour faire place et à l'expert, au professionnel qui ne broncha pas malgré la pluie qui lui tombait dessus.
Ni la pluie ni le froid ne pourraient l'empêcher de suivre les premières traces qu'il ne tarderait pas à trouver. Il s'était trouvé dans de bien pires situations que celle-ci et s'en était toujours tiré avec brio, car il était talentueux à ce point-là, aujourd'hui ne ferait nullement exception.
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Iséri Nisa
Rang III - Chevalier Jedi
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Sam 14 Juil - 19:52
La porte ouverte du vaisseau nous laisse le loisir de contempler la dense végétation de la planète, et surtout la pluie battante qui s'abat dessus. J'aime bien la pluie habituellement, c'est un spectacle apaisant et agréable à regarder et à écouter... sauf dans les cas comme aujourd'hui ou je suis destinée à m'y aventurer et à finir trempée !

"-Allez, c'est parti."

Je prends les mots de Nathanael comme un signal. C'est le début de la partie sérieuse de la mission: finies les tasses de chocolat et les bavardages dans la cabine, à présent des vies sont en jeu et leur survie dépendra certainement de notre habileté à les secourir. Et... eh mais attendez, il vient vraiment de sauter dans le vide ?! Il est sérieux lui ?!!

Je retire la main que j'avais instinctivement mise devant ma bouche en voyant mon compagnon plonger vers l'obscurité du sol, et m'assure qu'il va bien et que je ressens toujours sa présence. Il n'a pas pu glisser donc je suis sure qu'il l'a fait exprès !
A priori le saut est sans danger pour des personnes ayant nos capacités. Seulement, vous me pardonnerez si de mon côté je descends avec un peu plus de doigté.

"- Monsieur Balourd, tu n'aurais pas un filin, un câble, ou quelque chose comme ça pour me faire descendre proprement ?"

"- Si, bien sûr maîtresse Iséri. J'arrive tout de suite !"

J'ai beau être souvent taquine avec lui, Monsieur Balourd est une crème au chocolat, toujours serviable et adorable, n'attendant rien d'autre de moi que mon approbation. C'est d'ailleurs le cas de la plupart de ses congénères, aussi je ne comprends pas le mépris dont beaucoup font preuve à l'égard des droïdes, Nathanael compris. Bien sur ce ne sont pas des personnes, mais les droïdes n'en sont pas moins des compagnons très capables, serviables -et même serviles dans le cas de Balourd-, et surtout extrêmement attachants. Faire du mal à Monsieur Balourd ce serait un peu comme donner un coup de pied à un chiot !
Alors ouiiii, je vous vois venir et me lancer d'un air un peu cynique: "oui mais toi Iséri tu ne te gênes pas pour te servir de ton droïde comme projectile !" A ceux qui me diraient ça je leur répondrais que ce n'est pas le moment de me faire remarquer ça parce que 1) j'ai une mission importante en cours, 2) j'ai dit il n'y a même pas deux minutes que maintenant j'étais sérieuse, et 3) il faut que je m'attache au filin que me tend aimablement mon compagnon cubique.
Si je le balance parfois sur mes adversaires c'est parce qu'il a été conçu pour ça, et je lui ai conçu moi-même ce blindage pour qu'il puisse me seconder au combat en me servant de projectile sans pour autant que cela risque de l'abimer.

Moins d'une minute après Nathanael et après une descente en rappel sans incident, je pose à mon tour le pied sur le sol -ou plutôt la boue-. Vu d'en bas le déchainement des éléments est encore plus impressionnant ! La pluie s'abat si fort que j'ai l'impression d'être sous un gigantesque pommeau de douche, et dans un vacarme aussi terrible que celui d'une cascade. Les arbres, agités par l'eau et le vent, agitent au-dessus de nos têtes leurs géantes masses noires. Mais le plus majestueux, c'est cette rivière d'eau sombre qui défile en torrent, alimenté par le débit sans fin de l'orage.

Tout comme mon compagnon jedi, j'allume une lampe pour repérer les lieux. Je la fixe sur mon serre-tête grâce à un système prévu à cet effet, ajuste la direction du faisceau, et balaie du regard les alentours à la recherche d'un indice.
Hélas ! Nulle trace de pas, humanoïde ou animale, n'est visible entre les racines, l'herbe et la boue ! Soit la pluie semble décidée à nous compliquer la tache en effaçant tous les indices, soit aucun être doté de deux pieds n'a jamais mis les pieds ici.

Laissant mon compagnon poursuivre les recherches, et en espérant qu'il ait plus de chance que moi, je préfère me tourner vers le seul indice dont je suis certaine de la présence. Je m'accroupis près de la berge, les genoux relevés et les fesses sur les talons pour ne pas me maculer de boue, et je dirige mon esprit vers la rivière...
Je chasse de ma tete la présence des petites formes de vie animale qui peuplent les lieux sous-marins, et repère les contours d'une autre, artificielle, mécanique, beaucoup plus grosses, du vaisseau écrasé et noyé. La rivière est large et profonde, au point de l'avoir entièrement englouti. J'espère juste qu'il était bien vide au moment d'avoir été englouti par les flots, et c'était ce que mon instinct me suggérait jusque-là mais à présent j'ai un doute. Je sens la mort à l'intérieur de la carcasse du vaisseau, et je devine que de l'ouvrir pour le constater de mes yeux me procurera de la peine.
Tant pis. Que cela me plaise ou non, il faut poursuivre notre tâche. Je me retourne vers mon compagnon anzati qui ne m'est visible que grâce au faisceau de sa torche, et avec mon habituel sourire je lui demande:

"- Tu viens m'aider ? A nous deux ça ne demandera pas de gros efforts !"

La télékinésie, la manipulation d'objets grâce à la force, c'est ma spécialité, quelque chose que je pratique avec une grande aisance et sous de multiples formes. Malgré tout, l'aide de mon comparse jedi est la bienvenue pour extraire le vaisseau écrasé de l'eau aussi facilement que si nous ramenions à nous un ballon de baudruche, et ce malgré le courant qui nous oppose une forte résistance !
L'appareil, dégoulinant d'eau, masse sombre extraite des profondeurs comme un monstrueux poisson pêché des eaux, se laisse sagement déposer sur la berge, là où les arbres nous laissent suffisamment d'espace. Vu de près je peux reconnaitre une navette de taille moyenne, du gabarit d'une petite maison je dirais, et probablement destinée au transport de marchandises si je me fie à la présence d'une large soute à l'arrière. Vu le peu de traces d'usure que je peux distinguer sur la carlingue je devine que le vaisseau n'est pas resté immergé très longtemps et c'est une bonne chose.

Je m'approche du sas d'entrée ; il s'agit d'une épaisse porte coulissante fortement cabossée et rayée, normalement prévue pour être actionnée à distance mais hélas inactive pour le moment. Ce n'est pas très grave car il existe toujours une ouverture de secours actionnable depuis l'extérieur, et de toute manière je ne compte pas l'ouvrir tout de suite. Au lieu de ça, j'applique simplement ma main sur la paroi et ferme les yeux ; mon esprit aux aguets, je m'efforce de ne plus ressentir que cette porte de vaisseau, elle et elle seule, jusqu'à entrer en contact intime avec elle et faire marcher mon pouvoir de postcognition.

Tout est perdu dans un brouillard flou. J'ai encore conscience de la présence de Nathanael près de moi, de la pluie qui tombe sur mon manteau de bure imperméable, mais mes yeux me montrent autre chose. D'une impulsion, je porte la mémoire de la force qui habite l'objet au jour précédent, et laisse défiler le fil des évènements en accéléré. Je vois  de l'eau, de l'eau, de l'eau... Il pleut toujours mais pas sur moi, sur le vaisseau. Enfin... je ressens toujours la pluie, mais pas la même que celle que je vois... Je... chut, je suis concentrée...
Je ne reconnais pas le sol autour de moi dans le brouillard, ce qui signifie que l'objet n'était pas ici. La porte s'ouvre et se referme, et je vois passer deux individus couverts par des capuches... Puis un troisième... Il pleut toujours... Soudain je vois resurgir avec précipitation du brouillard gris les trois silhouettes, et elles se réfugient derrière la porte, la refermant juste à temps pour barrer le passage à un gros fauve au poil brun trempé par la pluie... La bête cogne contre la porte, le vaisseau tremble... Je sens la panique qui habite les occupants... La pluie bat de plus en plus fort, et surtout la rivière monte au point de lécher les flancs du vaisseau... ce dernier tangue de plus en plus... il va être emporté, il ne faut pas rester là ! Soudain la porte s'ouvre, comme si elle avait été actionnée, et la bête se rue à l'intérieur ! Une poignée de secondes plus tard les trois membres de l'équipage se ruent à l'extérieur et referment la porte.
La pluie continue de défiler en accéléré dans ma vision. Je vois l'eau monter, les silhouettes humanoïdes s'éloigner, et finalement le vaisseau basculer dans la rivière ! Je me sens emportée avec lui, et le suis dans son plongeon tandis qu'il suit un moment le courant de l'eau... je le vois s'encastrer finalement dans le fond, bloqué par la boue et les racines... et puis après de l'eau, de l'eau, de l'eau...

Je reviens à la réalité. Ma vision postcognitive a été brève mais elle m'a permis d'en apprendre beaucoup. Je raconte rapidement ce que j'ai vu à Nathanael, essayant de me concentrer sur les détails importants. Puis je conclus:

"- La bête ressemblait à un chat Manka je crois, ou en tout cas à son équivalent Waylandais. Ils chassent en solitaires donc j'ai bon espoir qu'il n'y en ait pas d'autre à proximité."

Je n'en ai jamais vu en vrai, je ne les connais que de réputation, mais vu sa taille je n'ai pas vraiment hâte ! J'ajoute cependant avec un sourire cynique:

"- Par contre mon hypothèse n'engage pas d'autres types de bestiaux."

Je désigne ensuite le vaisseau sorti des eaux et sa porte abimée.

"- Il était un peu plus en amont avant d'être emporté par le courant. Tu veux qu'on aille voir, des fois que la pluie ait épargné des traces, ou tu préfères inspecter l'intérieur ?"
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