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[Roon] Mission : Héritages

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Horus Keldau
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Mer 18 Avr - 8:20
Comment une telle chose avait pu se produire ? déjà des semaines que nous n'avions pas reçu de nouvelles de Roon et pourtant, le chef du clan Awaud n'était pas du genre à disparaitre du jour au lendemain. Quelque chose de grave était sans doute arrivé sur place et Mand'alor n'était pas du genre à attendre sagement qu'un de ses Alors manque à l'appel. Très vite il fit en sorte de réunir une équipe pour partir à la recherche des disparues. Conscient des dangers présents sur place et dans la ferme intention de retrouver nos camarades, je me portais tout naturellement volontaire pour cette mission. Le Belliqueux décida qu'il était plus sûr d'envoyer plus d'une personne sur place, et c'est ainsi qu'il me colla dans les pattes les deux autres Mando'ade. Je n'avais qu'une simple connaissance de l'un, mais l'autre c'était tout autre chose... Le belliqueux avait osé m'envoyer la limace pour une mission de cette importance ! Je commençais a douté de son jugement, mais je décidais de faire avec, après tout j'aurais déjà suffisamment d'adversaires sur place, non .

Après une brève rencontre sur Mandalore, nous nous étions vite rendu au spatioport pour reprendre la route vers les contrer éloignés de Roon. À bord d'un cargot moyen, je servais de conducteur à la troupe qui n'avait visiblement pas reçu de leçon dans le domaine, bien que cela ne me dérange pas vraiment. Conscient des nombreux dangers que recelait la planète je préférais éviter les discussions inutiles avec les membres de l'équipage réfléchissant d'ores et déjà à un plan d'action une fois sur place. Si nos confrères Mando'ade avaient disparu nous allions devoir avant tout de chose rechercher les différents postes de contrôle que nous avions laissés peu avant notre exode vers Mandalore. Roon était une planète mystérieuse et pleine de danger, mais rien qui n'aurait pu normalement vaincre un Alor et ses guerriers. Dans tous les cas, la rumeur d'une lutte interne entre clans devait vite être balayé, si cela venait à s'avérer vrai ce serait bien vite l'ensemble de notre communauté qui subirait la honte d'agir dans le secret de cette manière. Les Mando'ade sont vus comme des barbares sans cervelles, mais le code d'honneur qui nous étreint est loin d'être pris à la légère, or il s'agissait avant tout d'une trahison directe envers Mand'alor, un crime qui ne mériterait qu'une seule sentence, la mort bien entendu. Je priais Kad Ha'rangir pour que tout ceci trouve une fin honorable, mais je savais pertinent que la galaxie regorgée d'ordures dénuées de sentiments, après tout j'en étais l'exemple incarné.

Après un long moment perdu dans mes songes, je distinguais enfin la planète fruit de nos recherches, il était grand temps d'établir notre plan d'action, je devais donc me plier à la tâche difficile mais nécessaire de dialoguer avec mon équipage, qu'est-ce que je risquais après tout... cédant les commandes à mon copilote et frère du clan que j'avais embarqués dans notre équipe afin d'assurer la bonne tenue de notre vaisseau jusqu'à l'accomplissement de notre mission, je décidais de quitter le cockpit pour rejoindre les deux autres Ori'Ramikad dans une pièce un peu plus calme, une carte des lieux était affiché aux yeux de tous au centre de la pièce, sous la forme d'une projection holographique. Roon, j'avais au moins eu la chance de m'être déjà rendu sur les lieux, un retour aux sources me serait peut-être profitable, mais nous n'étions après tout pas là pour passer des vacances, le boulot devait être fait et bien ! Je saluais sommairement les deux individus avant de prendre la parole, j'ignorais depuis combien de temps ils étaient là, mais je me devais d'initier le début de cette conversation.

- Bien, Le Belliqueux place sa confiance en nous et je compte bien faire en sorte que celle-ci ne soit pas bafoué. J'ignore si vous connaissez la planète sur laquelle nous allons nous rendre, mais toute étude, même partielle des lieux saura nous être utile. Nous serons sur place d'ici quelques heures, alors tâchons d'éviter de nous tourner les pouces. Vous avez déjà formulé des idées sur les premières pistes à suivre ?

J'avais bien évidemment mon propre plan en tête, mais je voulais avant tout jauger mes compagnons de route, je devais voir s'il n'y avait que des portes-flingues ou des stratèges pour m'épauler, afin de pouvoir tirer le meilleur d'eux durant notre périple, bien que je sois déjà conscient des atouts de l'un d'entre eux. Je me tournais d'ailleurs plus directement vers Varrik, en la toisant derrière ma Beskar'gam.

- L'éclairée t'as un plan ?
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Davik Harkeef
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Mer 18 Avr - 11:05
Davik se frotta doucement le menton, examinant à la fois ses deux camarades d’infortune et la table holographique. Il avait retiré son caque, le posant à côté pour plus de commodité. Il fixait sans vraiment la regarder la carte, espérant trouver une réponse qui satisferait monsieur Horus ici présent. Dès le départ, il se méfiait du taung. Il le trouvait bizarre. Mais peut-être que ça venait simplement du fait qu’il n’avait pas l’habitude de le côtoyer, et du coup il faisait une drôle de fixette sur sa personne.

Il pointa finalement du doigt, d’un air vaguement intéressé, la zone d’atterrissage délimitée sur la carte.

« Et on est sûr qu’on va pas se faire descendre avant même d’atterrir ? Non parce que clairement, si on va au-devant du danger, ce serait sympa de le savoir avant. J’dis ça… j’dis rien. »

Il haussa légèrement les épaules, avant de jeter un rapide coup d’œil vers la Mandalorienne assise de l’autre côté de la table. Il n’avait pas pris le temps de faire connaissance avec elle, mais il comprit vite qu’il y avait une animosité entre elle et Horus machintruc. Intérieurement, il s’en désolait, car cela compromettait leur tâche. Ou du moins, ça la rendait bien plus difficile d’un coup. Devoir gérer des dangers inconnus en plus de devoir gérer l’animosité au sein du groupe allait s’avérer des plus ardus. Mais ce n’était pas à lui de diriger, donc il n’aurait peut-être pas grand-chose à faire.

Il fallait juste espérer que tout se passerait pour le mieux, et que le Alor saurait faire la part des choses. Davik décida, avant que la femme ne le fasse, d’intervenir à nouveau.

« Le plus sensé, ce serait de partir sur leurs traces en reprenant leur itinéraire. Avec de la prudence, on devrait pouvoir éviter de tomber sur les mêmes ennuis qu’eux. Mais est-ce que ça serait vraiment un bon plan ? On est quoi, trois ? J’connais pas Roon, mais doit y avoir des bestioles capable de nous défoncer le crâne sans qu’on puisse rien faire. Je n’ai pas peur, mais soyons intelligents, sinon on va finir en rôti pour bête sauvage. »

Il s’attendait étrangement à une réaction dédaigneuse de la part de l’Alor, voir peut-être de la femme si elle était hautaine. Mais comme il ne la connaissait pas, il tourna son visage vers elle, la fixant de ses yeux curieux pour voir comment allait réagir et ce qu’elle proposerait. Avec de la chance, elle serait plus intelligente que les deux hommes, et le trio se complèterait à merveille.

Malgré le fait qu’ils venaient de trois clans différents. Et qu’au moins deux d’entre eux ne s’entendaient pas.
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Fable Varrik
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Mer 18 Avr - 20:33
Quand Thédas l'avait averti de la mission Fable avait eut un étrange sourire. Bouger un peu de sa routine n'était pas sasn lui déplaire, elle préférait les grands espaces inconnus aux longues réunions harassantes avec les p'tits nouveaux. Et puis c'était les ordres de Mandalore, elle n'avait pas à critiquer ni même à discuter ce genre de chose. C'est pour ça qu'elle c'était convaincu elle même de la nécessite de faire avec...Dans ce cas précis, cela voulait dire faire avec Horus. Ils ne c'étaient pas revu depuis leurs dernières missions, quand ce dernier était alors le simple petit chef d'un escadron dans lequel elle évoluait. Le revoir maintenant, alors qu'ils avaient tous les deux grandis et évolué, ne semblait pourtant pas avoir diminué leur rancœur mutuel. Quand leur transport décolla Fable se lova dans un siège les yeux fixés sur la carte de Roon qui s'affichait devant elle, elle avait ôté son casque, libérant sa masse cheveux éparses, tandis qu'elle faisait minutieusement craquer ses doigts en se remémorant ce qu'elle avait appris et lu sur cette planète. L'équipage allait et venait, la plupart venait du clan Keldau, ce qui la laissait présupposer qu'ils ne s'interposeraient pas si l'envie prenait à Horus de la balancer dans l'espace, mais il y avait également un autre mandalorien, inconnu au bataillon pour le moment. Ce dernier était lui aussi bien assis en face d'elle, de l'autre côté de la table. Thédas lui avait vite fait fourni une liste approximative des membres de l'équipage, et elle se doutait que celui qui se tenait en face d'elle était l'autre Ori'ramikad, un certain Davik si ses souvenirs étaient corrects. Et elle savait qu'ils l'étaient.  

Elle se remémora le sourire en coin qu'avait eu Thédas quand il lui avait souhaité bonne chance. Une fois rentrée elle lui botterais les fesses, ou tenterais de le faire en tout cas. Quand Horus pénétra dans la pièce Fable lui lança un regard à la dérobée et se rembrunit quelque peu. C'était bien Horus de foncer tête baissé dans une conversation...D'un oreille distraite elle écouta les paroles de son collègue sans moufter ni bouger un seul muscle. De toute évidence le trio qu'ils formaient ne serait pas des plus homogènes...et ce n'était pas seulement qu'une question de clans...D'un geste elle repoussa une mèche de cheveux avant de prendre la parole. D'un geste vif elle pianota sur les touches de la console pour faire apparaître une zone semble t'il dégagée sur le tableau holographique.

« D’après les récents rapports la zone la plus stable pour le largage est celle ci, les soldats qui s'y sont rendus, et qui sont revenus, m'assurent que les vaisseaux n'ont eu aucun mal à passé la barrière d’astéroïdes pour se poser. La zone est située sur la seule face de la planète dotée d'un climat relativement clément, au moins on pourra éviter les contraintes de la face cachée qui reste plongée en permanence dans le noir...Pour ce qui est du danger de se faire descendre avant je pense que nous n'avons pas à nous en occuper, Roon est une planète avec un faible taux de population et la plupart sont trop occupés à extraire les divers métaux de la planète pour venir nous déranger...Cela dit des frictions sont toujours possibles.»


Après tout un Alor avait disparu avec toute sa troupe, ce n'était pas le genre de chose à prendre à la légère. Rien ne laissait supposer que les habitants de Roon étaient mêlés à cette situation délicate, mais il valait mieux prévenir que guérir. Elle laissa son regard dériver un court instant, son cerveau plongeant dans les abîmes de sa mémoire. Elle toussa une ou deux fois avant de sourire à Davik.

« Pour ce qui est des bestioles capables de nous défoncer le crâne, comme vous le dites si bien Davik, la faune est assez diversifiée, banthas, kalaks, mogos...vous avez le choix. Les plus dangereux sont les shamunaars, sauf si nous avons de la chance et que nous sommes dans leurs période d'hibernation, et...eh bien je dirais les mynocks entre autre...si nous devons nous rendre dans des cavernes ou autres endroits un peu sombres je préconise juste un bon lance flamme. »

Elle marqua un temps d’arrêt. Jouant avec une mèche de cheveux qui se montrait rebelle à toute tentative de discipline elle hocha la tête sur le côté.Son regard s'accrocha à celui d'Horus, du moins à celui qu'elle pouvait percevoir derrière son casque.

« Rien d'insurmontable avec une bonne préparation. Votre avis Alor ? »
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Horus Keldau
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Jeu 19 Avr - 20:58
Je les écoutais religieusement déblatérer leurs boniments, le garçonnet semblait inquiéter par la faune alors que l'autre limace aux cheveux en pétards s'amuser à nous raconter des détails inutiles sur ces pitoyables créatures. Je ne pouvais m'empêcher de souffler à voix basse, derrière mon buy'ce. Je retenais cependant de tout ça quelques éléments importants, Davik n'était finalement pas si téméraire qu'il ne le prédisait. Quant à Varrik, elle était encore une fois source de renseignements qui serait quoi que j'en pense, un atout pour notre mission. Responsable de l'opération, je me devais d'être conciliant et de prendre en compte les avis de chacun. Je m'avançais un peu plus en avant dans la pièce, quittant le seuil de la porte, pour mettre en avant le point d'atterrissage qu'avait suggéré Fable, le pointant du doigt.

- Je me suis déjà rendu sur Roon par le passé et j'ai un léger souvenir de cette zone, c'est effectivement un bon point d'ancrage et nous ne devrions pas rencontrer de problèmes une fois sur place. Bonne suggestion Fable.


Je me détournais de la carte pour faire face à Davik, reprenant aussitôt d'un ton monocorde.

- Les simples bestioles qui peuplent cette planète morte ne seront pas une menace pour de fier combattants comme vous deux, j'en suis sûr... Bien, mes hommes s'occuperont de garder le vaisseau durant notre expédition dans la jungle.


Je m'occupais à mon tour de taper quelques commandes dans la console, pour zoomer vers le dernier campement ayant recensé la présence des forces du clan Awaud.

- Nos renseignements nous informent que le campement fortifié du clan Awaud n'a plus donné signe de vie depuis des semaines. Nous devrions avant tout de chose nous rendre compte des problèmes sur les lieux. Il se situe à la lisière de la jungle. J'ignore ce qui c'est passé mais nous devrons par la suite tâcher de repérer des traces, même si après tout ce temps j'ignore si je serais en mesure de traquer quoi que ce soit. Tâchons de voir si des éléments sur place peuvent nous indiquer ce qui a bien pu se passer sur ce caillou.

Je quittais alors la console avant de me tourner de nouveau vers l'unique femme de la pièce, la fixant à mon tour. Je n'étais pas vraiment confiant sur ses capacités sur le terrain et je ne pouvais m'empêcher de lui faire un commentaire, croisant mes bras sur mon torse dans le même temps.

- T'es sûr de pouvoir tenir le coup une fois sur place et de ne pas nous ralentir . Je préférerais éviter d'avoir à te porter sur mon dos cette fois-ci.
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Davik Harkeef
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Dim 22 Avr - 9:41
Davik haussa légèrement les épaules, ses yeux passant de la femme – Fable Varrrik – à Horus le Taung. Il y avait clairement un passif entre eux, mais il ne tenait pas à s'immiscer dedans comme ça. Il préféra rester silencieux, le temps que la jeune femme donne une réponse à leur « chef », puis il enfila son casque quelques instants plus tard. Le pilote annonçait qu'ils approchaient de la surface.

Parfait. Enfin un peu d'action.

Il fit jouer ses articulations, alors qu'ils allaient tous les trois vers le point d'embarquement du vaisseau. Leur transport, bien que modeste, était suffisamment bien constitué pour que les secousses ne les empêchent de se tenir debout tous les trois. Le Harkeef vérifia l'état de ses armes, par acquis de conscience, ainsi que de son jetpack. Le carburant était à son maximum, les réserves de ses munitions également. Tous les systèmes de son armure fonctionnaient. Parfait, parfait. Il était prêt à en découdre, et quoi qu'en disait le Keldau, il n’avait pas peur de se frotter à quelques bestioles. Il était juste raisonnablement prudent, car il n'était pas encore au combat.

Après, il ne serait pas aussi prudent ni aussi docile. Ce n'était pas dans sa nature.

Il désactiva les haut-parleurs de son casque, avant d'ouvrir un canal privé pour joindre Fable, à côté de lui.

 « Un passif, entre toi et l'autre ? »

Par simple curiosité, plus que par réel intérêt. Il n'avait jamais été douté pour le commandement, et il comptait sur ceux qui en avaient la charge pour réussir à maîtriser la situation. Jusque-là, Horus ne semblait pas avoir trop laissé passer d'animosité, mais ce ne serait peut-être pas pareil surl e terrain. Et même s'il ne voulait pas s'en mêler, Davik aimait être au courant de quelques détails. Des fois que ça puisse lui servir à revenir en vie, au lieu de mourir stupidement à cause des conneries de deux autres personnes.

Bien sur, Roon lui donna aussitôt l'impression d'être à la maison. Elle ressemblait pas mal à Mandalore, et il comprenait sans mal pourquoi les clans choisissaient parfois d'y retourner – ou pourquoi ils y avaient vécu.

Mais un coup d’œil à ses compagnons lui rappela qu'il espérait qu'il se trompait sur eux. Que Fable n'était pas qu'une mir'sheb et que Horus n'était pas un di'kut. Heureusement pour Davik, le transport ne tarda pas à se poser en hurlant, et ils purent sortir tous les trois pour explorer le campement du clan Awaud.

 « Eh bien... ça va être intéressant, tout ça. »

Les lieux étaient dévastés. Simple, basique, une destruction tout à fait banale et orchestrée. Ou plutôt, elle donnait l'impression d'être orchestrée. Les restes des tentes flottaient au vent, les feux étaient éteints, les machines désactivées ou détruites, et il n'y avait pas âme qui vive. De toute évidence, quelqu'un avait fait le ménage derrière eux. Davik pointa du doigt ce qui ressemblait à un monticule de ferraille, quelque part en plein milieu du campement qui devait facilement s'étendre sur plusieurs centaines de mètres.

 « Quoiqu'il se soit passé... ils ont morflé. Même le basilisk a pris cher. »
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Fable Varrik
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Mar 24 Avr - 13:52
Il n'avait pas put s’empêcher de lui lancer une pique au passage. Bien évidemment. On n'efface pas les vieilles rancunes aussi facilement. Elle était sur le point de lui sortir une insulte bien senti sur son manque de virilité quand le pilote annonça à la volée qu'ils étaient en vue de la zone atterrissage. Les paroles blessantes se heurtèrent au dernier moment sur le bout de ses lèvres, cela ne l’empêcha pas pour autant de le penser très fort tandis qu'elle faisait rentrer sa masse de cheveux dans son casque, lançant au passage un sourire crispé à son « chef », elle aurait occasion de lui ressortir quelques répliques bien sentie une fois au sol. Cela étant dit elle savait qu'Horus n'avait pas tout à fait tort. Cette mission était bien différente des simples analyses de terrain et de stratégie auquel on l'avait formé depuis son enfance. Elle s'imagina perdue dans la jungle, a devoir courir pour échapper aux tirs de blasters, ou autre... à cette seule pensée elle sentit son cœur battre plus vite que jamais. Allons allons...Traversant les couloirs pour se rendre à la salle de débarquement elle jeta un bref regard sur la silhouette de la planète qui se découpait dans l'espace. C'était la première fois qu'elle mettait un pied sur Roon, et malgré l'appréhension qui commençait à monter, elle avait qu'une hâte, descendre de ce fichu vaisseau pour commencer ses recherches. Un crépitement dans son oreille lui remis les pieds sur terre. Elle eut un petit rire, sous ses allures de casse cou, Davik avait parfaitement saisi la situation.

« Vieilles querelles d'enfance. Ori'buyce, kih'kovid »

A quoi bon s'attarder davantage ? Il aurait l’occasion de constater par lui même l'animosité qu'il pouvait y avoir entre eux. Il y eut une secousse quand le transporteur atterri, le sas s'ouvrit en crachant, laissant le soleil s'infiltrer dans l'habitacle. Une partie des soldats descendirent avec eux, armé et aux aguets. La jungle les entourait de partout, et malgré le soleil et les bruits de la nature que piaillaient ça et là, quelque chose n'allait pas. Impossible de mettre le doigt dessus. En soi il n'y avait rien de bien extraordinaire, on se serrait presque cru à la maison, exception faite de la nature sauvage environnante et de l'absence de maison ou baraquements digne de ce nom. Le campement du clan disparu était à peine plus loin, aussi ils ne leur furent pas bien difficile de le rejoindre, sillonnant les routes déjà tracées par des allées et venues antérieures. Une ballade champêtre.

Le campement était dans un sale état. Les tentes sommaires renversées, des effets personnels qui jonchaient le sol. Fable délaissa ses camarades de quelques pas pour s'enfoncer davantage entre les reste de ce qui avait été un avant poste relativement grand, et plutôt bien armé d’après ce qu'elle avait put en voir, le basilik était hors service, comme Davik l'avait si bien compris. Quelques minuscules tâches de sang attirèrent son attention. Elle se pencha vers le sol, grattant du bout des doigts le liquide sombre qui s'en alla pratiquement tout seul. On avait saigné oui, mais peu et depuis longtemps, le sang avait séché. Si le camp semblait vide de tous occupants il devait y avoir eu une vie bien monotone. Mais alors où étais les corps ? Drôle d'idée de penser que les attaquants aient emportés tous les cadavres. Et il y aurait plus de sang, des signes évidents. Le camps était juste sens dessus dessous, rien d'autre. Elle se releva et revint vers ses camarades, sans remarquer que ses dents grattaient mécaniquement la petite cicatrice sur sa lèvre inférieure. Oui définitivement quelque chose n'allait pas ici.

«Personne, juste un vrai bazar. Les hommes du clan Awaud sont introuvables, et à part les quelques gouttes de sang ça et là rien qui puisse corroborer la thèse de la mort de tout le camp...De deux choses l'une, soit ils se sont enfuis, soient on les a conduit ailleurs... »

Et s'ils n'étaient pas ici il faudrait s'enfoncer dans la jungle étouffante. Décidément cette mission n'était pas ordinaire. Le cerveau de Fable fit un ricochet, ses yeux perdus dans le vide, elle traçait un itinéraire invisible jusqu'au campement le plus proche.

« A moins que les circuits qui te servent de cerveau ne te permette de les faire sortir de ton buy'ce »

Elle haussa les épaules, son casque dissimulant un vague sourire narquois. Si Thédas avait été là il lui aurait collé une tape sur la nuque. Le souvenir de leur affrontement enfantin l’arrêta à quelques mètres d'Horus, assez loin pour qu'il ne puisse pas directement lui coller son poing dans la figure.  
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Echo de Force
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Jeu 26 Avr - 19:32
Roon était un monde bien reculé, camouflé aux yeux de la galaxie par un épais manteau de poussières cosmiques et ceux qui connaissaient les routes qui menaient à l’ancienne capitale des Taungs étaient peu nombreux à l’exception des Mandaloriens eux même. La population qui y résidait était désormais faible et se rassemblait la plupart du temps dans de vastes campements souvent considérés par des fiefs dominants des territoires parsemés d’avant-postes de moindre importance. Malgré l’animosité qui régnait entre les clans, la planète vivait dans un calme relatif et aucun conflit n’était à l’ordre du jour, si bien que le soudain silence du clan de certains avant-postes du clan Awaud avait rapidement attiré l’attention des autres mandaloriens. Les rapports des premiers éclaireurs envoyés sur le terrain décrivaient des lieux abandonnés, généralement s’en dessus-dessous et parfois même calcinés. En revanche, aucun cadavre n’avait jamais été trouvé parmi les décombres.

L’Alor et les deux Ori’ramikad envoyés par Le Belliqueux pouvaient désormais le constater de leurs propres yeux. L’avant-poste dans lequel ils se trouvaient tous les trois était ravagé. Constitué principalement de tentes et de quelques bâtisses en bois, il était totalement désert. Les toiles avaient pour la plupart été déchirés, et certaines des vheh’yaim n’étaient plus des restes calcinés. Les feux généralement utilisés étaient éteints depuis longtemps, et certains ustensiles ou objets semblaient avoir été posés à la hâte, ici et là, comme si l’avant-poste avait été prit au dépourvu. Les gouttes de sang repérées par Fable Varrik étaient sèches depuis longtemps, elles aussi. Le basilisk avait pour sa part finit sa course dans un état pitoyable au beau milieu d’une tente, comme s’il avait été éventré par quelque chose de suffisamment puissant pour traverser son armure.  Tout semblait indiqué qu’il s’agissait de celui de l’avant-poste, et qu’il avait été utilisé par les occupants.

Pourtant, lorsque les trois mandaloriens commenceraient à faire le tour de l’avant-poste, il se rendrait vite compte qu’une autre de ces machines gisait inanimée contre un des contreforts, le flanc partiellement fondu. Ils découvriraient également des traces de pas séchées dans les étendues boueuses et qui s’éparpillaient dans plusieurs directions, vers la forêt et les montagnes avoisinantes. Et puis, au loin, le reflet brillant d’une armure étalée sur le sol. S’ils s’approchaient, ils se rendraient compte que son propriétaire était mort, et que son équipement était calciné.

Dans le ciel, les nuages commençaient à se rassembler et à s’assombrir, signe qu’un orage approchait. L’avant-poste avait visiblement été abandonné par les membres du clan. Ils avaient été attaqués, c’était évident.

Mais par qui ? Ou par quoi ?
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Horus Keldau
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Mer 2 Mai - 20:57
J'avais fermé la marche jusqu'au campement, guettant d'un regard aiguisé les alentours afin d'être bien sur que personne ne viendrait nous déranger durant notre fouille. Dernier sur place, je ne pouvais qu'entendre les commentaires des Ori'Ramikad qui m'avaient précédé. Tiquant plus particulièrement sur le dernier pique de cette chère fable, il ne suffit que quelques instants pour que le sang me monte à la tête, armant directement mon poing en me rapprochant d'elle d'un pas déterminé. Je m'arrêtais à quelques centimètres de son visage avant d'abaisser mon bras, je ne pouvais pas me permettre de me lancer dans les joyeusetés alors qu'un spectacle cataclysmique s'abattait devant mes yeux. Pestant à voix basses de sorte à ce qu'elle sois la seule à entendre le commentaire que je lui glisser à l'oreille, masquer derrière son casque.

- N'oublie pas ce que je t'ai dit dans le vaisseau, limace. à moins que tu préfères à ton tour, rejoindre le décor.


Je me désintéressais d'elle pour me tourner vers l'étude des lieux. Le campement était entièrement dévasté, les tentes avaient été balayés comme le blé au vent, tandis que les quelques structures en bois de la zone avaient été briser. J'ignorais ce qui avait été en mesure de produire un tel fracas, mais ce n'était pas quelque chose de commun, un spectacle sordide et pourtant coutumier à mes yeux. En examinant en plusieurs détails les vestiges des lieux, je remarquais à plusieurs reprises des traces de liquéfactions. Quelle chose avait été en mesure de provoquer de tels dégâts ? Réduisant à l'état de cendre deux Bes'uliik et le corps d'un Mando'ade que j'avais finalement retrouvé en menant mon enquête aux alentours du campement. Son armure semblait avoir elle aussi fondu, le Beskar était pourtant réputé pour être particulièrement résistant, cela commençait à devenir sérieusement inquiétant même pour un Alor. Conscient du danger, je me devais d'établir au plus vite notre marche à suivre pour la suite des opérations, le clan Awaud avait été pris à partir par un adversaire inconnu qui employait des armes en mesure de traverser nos défenses. Cette mission de secours tournait en quelques minutes en une véritable chasse à l'homme. Après une étude minutieuse des alentours par notre groupe, nous devions retourner à la réalité, rien ne nous permettrait d'identifier aisément ce que nous allions devoir affronter par la suite. Heureusement, des traces encore intactes étaient disposées non loin du corps du seul confrère que nous avions pu dénicher. Elles n'étaient pas en très bons États, mais j'étais en mesure d'établir une traque grâce à celles-ci, c'était peut-être notre jour de chance finalement.

Des idées plein la tête, je me tournais finalement vers mes deux compagnons de route, conscient que je ne serais sans doute pas en mesure de me défaire de ce qui avait été la cause de cette débâcle, j'allais devoir coopérer. Je découvrais un ciel assombri en relevant légèrement la tête, décidément la nature elle-même décidait de nous poser problème, cela risque de compliquer les choses par la suite. Après leur avoir laissé le temps de mener leur propre recherche je décidais donc de reprendre la conversation en indiquant du doigt les traces de pas qui se poursuivait au loin. Prenant sur moi pour ne pas paraître une fois encore agressif à outrance.

- J'ignore ce qui est responsable de cet assaut, mais une chose est sûre, la menace à venir est extrêmement sérieuse. Ces traces sont notre seul piste et avec la tempête qui se prépare, nous aurons bientôt plus l'occasion de traquer qui que ce soit. Nous devons agir au plus vite et partir dès maintenant.

Je me tournais de nouveau vers l'horizon en pointant les deux chemins principaux qui se dessiner sur le sol.

- Nous n'avons pas le temps ni l'occasion de nous séparer en deux groupes distincts, la menace est trop importante pour que nous puissions faire cela. Le chemin qui mène aux montagnes paraît être le plus sûr, mais je pense que la direction vers la forêt pourrait être la plus payante. Le groupe d'hommes ou la créature à l'origine de cet assaut a dû laisser des traces qui seront bien plus visibles sur des arbres que sur de la rocaille au vu de son mode opératoire. De plus il nous sera bien plus aisé de nous cacher si jamais nous venions à tomber sur notre objectif. C'est un choix risqué, mais nous n'aurons peut-être plus d'occasions comme celle-ci.

Je pointais alors Fable du doigt, avant de me diriger vers Davik.

- Je reste devant, je ferais en sorte de nous guider à travers la forêt, Fable je compte sur toi pour rester calmement derrière moi et me faire part des éventuelles suggestions qui pourrait te venir à l'esprit durant notre périple. Davik, je te laisse l'arrière pour être bien sûr que rien ne nous prenne à revers, garde un œil sur notre sœur, je ne voudrais pas avoir à diviser nos forces en pleine tempête.

Après une brève prière, je décidais d'ouvrir le pas et de me lancer à la recherche de nos compagnons disparus, et des immondes bâtards qui avaient osé s'attaquer aux Mando 'ade.
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Fable Varrik
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Ven 4 Mai - 22:12
L'espace d'un instant elle avait fermé les yeux, attendant le coup qui, au final, ne vint jamais. Elle c'était presque attendu à finir sur le cul, propulsé par la force de son chef d'escouade. Au final il n'en était rien. Il avait baissé son bras avant de tourner les talons, profitant du silence pour lui aussi s'enfoncer entre les tentes. Fable poussa un bref soupir avant de reporter son attention sur les alentours. Elle n'avait aucun mal à imaginer la vie qui avait put se développer ici. Les Verds qui courraient partout, les animaux...tout ça réduit au silence le plus totale. Malgré l’apparente vie dans les alentours le lourd silence la rendait mal à l'aise. Quelque chose avait frappé, silencieux et violent. Dans sa mémoire elle analysait scrupuleusement la moindre information sur les armes qu'elle avait engrangé durant ses études militaires. Jamais dans ses études, ni les récits des batailles elle n'avait entendu ce genre de récit d'armes ou de créatures pouvant faire subir ce genre de dégât sans qu'une résistance acharnée n'ai lieu.  

Qui plus est le ciel devenait de plus en plus menaçant. Mandalore savait il dans quoi il avait envoyé ses hommes ? La voix d'Horus lui parvint, aussi forte et puissante que dans ses souvenirs. Une grande gueule.  Les traces qu'il pointait du doigt semblaient datées elles aussi de plusieurs jours, une chance pour eux qu'elles soient encore visibles. Elle hocha la tête et emboîta le pas rapide d'Horus, laissant Davik fermer la marche. Silencieuse elle savourait le sentiment grisant de se retrouver au centre des événements, plutôt que de les observer de loin. Elle ne l'admettrais jamais bien entendu mais elle enviait les gens comme Horus et Davik qui pouvaient à leur guise déployer leur puissance auprès des ennemis. Elle sentit une boule d'angoisse lui compresser l'estomac. Si jamais la situation s'envenimait il lui faudrait défendre sa vie ainsi que celles de ses camarades...et dieu seul savait qu'elle en était bien incapable.

Plus ils avançaient plus la végétation se faisait dense, oppressante. Un véritable couvercle de verdure, un cocon magnifique par la diversité qu'il offrait mais potentiellement mortel. Ses yeux se promenaient un peu partout, captant les moindres mouvements des animaux qui s'enfuyaient aux sons de leurs pas. Elle espérait que cette piste serait la bonne, quand il ferait nuit noire revenir sur leur pas seraient bien plus ardu au travers de cette jungle. Si tenté que les prédateurs de la nuit ne s'en mêle pas.

« Alors Horus ? Tu as déjà vu ce genre de chose lors de tes longues et passionnantes aventures ? Un ennemi capable de faire fondre des machines presque en leur totalité et d’éventrer un basilik ? »


La question était purement théorique, si l'Alor avait sût ce qui était arrivé à ces hommes il n'aurait pas manqué de leur dire...Mais dans le climat de tension qui régnait Fable avait besoin que quelqu'un brise la monotonie, ne serait ce que pour lui dire de la fermer. Ne pas savoir, ne pas comprendre, l'irritait plus que tout autre chose. Son esprit allait et venait, cartographiant mentalement les moindres détails. Roon était une planète étrangement peu connue malgré son histoire passée avec le peuple mandalorien. Aujourd'hui elle n'était qu'un lieu de pèlerinage pour les plus ancrés dans les traditions. Elle avait toujours dit qu'elle irait y faire un tour, jamais elle n'aurait cru poser les pieds dans ces conditions. 
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Davik Harkeef
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Lun 7 Mai - 15:05
Davik utilisait presque en permanence la vision périphérique de son casque, histoire de pouvoir continuer de marcher tout en surveillant la jungle autour du groupe. Rien ne venait dans leur dos, rien ne venait sur leurs flancs, et rien devant. Mais constamment, l’instinct du Mandalorien le titillait, comme pour lui rappeler qu’il était loin d’être à l’abri ici, et qu’il y avait quelque chose prêt à lui sauter dessus ici. A n’importe quel moment, il pouvait perdre la vie s’il ne faisait pas attention. Il avait la lourde tâche s’assurer les arrières de ses camarades. Il s’en acquittait sans broncher, n’ayant de toute façon rien à dire ou à ajouter.

Horus et Fable étaient des inconnus pour lui, et il n’avait pas spécialement envie de leur parler davantage. Il préférait rester silencieux, même si ça ne lui ressemblait pas, et continuer d’observer. Même lui, qui n’aimait pas trop le silence et l’inaction, préférait la situation présente à une attaque de créatures sauvages et inconnues. Quelque chose avait été assez balèze pour détruire un camp entier. Trois types perdus avaient plus de chance de survivre s’ils faisaient profil bas.

Un mouvement attira son œil, sur la droite. Il le nota dans un coin de sa tête, n’ayant pas la possibilité d’explorer davantage la jungle. Pendant plusieurs minutes, il ne vit rien de plus, jusqu’à ce qu’il aperçoive encore une fois ce mouvement furtif, puis encore une, puis une quatrième mais cette fois à gauche. Il enclencha un canal privé avec les deux autres pour que le son ne sorte pas par les haut-parleurs du casque :

« Il y a quelque chose sur notre droite. Et peut-être aussi à gauche, à moins que ce ne soit le même. C’est discret, à peine visible, mais ça n’attaque pas et ça ne se rapproche pas. »

S’il s’agissait d’une bête, ou de plusieurs, peut-être que c’était simplement l’attente, l’analyse,, l’observation d’une proie avant de fondre sur elle. Il avait déjà eu l’occasion de voir ce genre de comportements : plutôt que de foncer tête baissée, des prédateurs pas très imposants, vivant en groupe, étudiaient leurs cibles avant de s’en prendre à elle. Ils s’assuraient que la cible était en désavantage complet avant de tenter quoique ce soit. Il n’y aurait pas d’attaque tant qu’il n’y aurait pas de mouvement supplémentaire.

Le trio s’enfonçait dans la jungle, Davik essayant d’apercevoir à nouveau les mouvements furtifs sur les flancs. Les senseurs de son armure ne lui indiquaient rien, il devait donc se fier à son instinct et à ses yeux pour espérer découvrir quelque chose.

Puis, soudainement, il tendit le bras vers leur droite, désignant un objet brillant à cause d’un rare reflet du soleil perçant à travers la jungle. Puis la tempête se mit à tomber sur eux.

« On dirait une pièce d’armure. Devrions-nous aller voir ? »
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Horus Keldau
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Mer 16 Mai - 0:19
La traque n'était pas chose aisée, surtout dans un milieu aussi hostile qu'une forêt sur Roon, Horus devait utiliser en permanence ses talents experts ainsi qu'une grande concentration pour ne pas perdre le fil. Pas à pas, il s aux quelques traces qu'avaient daigné laisser la chose qui avait provoqué tant de problèmes. La tempête était à présent juste au-dessus d'eux, parsèment la forêt de quelques gouttes qui deviendraient dans les minutes le principal adversaire du Taung. S'il était en mesure de traquer une cible de manière adéquate, la destruction des traces qu'engendrerait une pluie diluvienne viendrait rendre le procédé bien plus ardu. Il n'avait pas le choix, il devait se hâter, c'était tout un clan qu'il avait à sauver où tout du moins a vengé. Son esprit habituellement accaparé par la colère et la perspective d'un conflit imminent se vida alors peu à peu. Horus mettait tout en œuvre pour faire le vide intérieur qui lui permettrait de réussir son objectif. C'est ainsi que bien vite, il oublia peu à peu les alentours pour ne porter son attention que sur la piste qui se dressait devant lui, bien entendu il faisait tout de même en sorte de sonder ce qui se dresser immédiatement devant lui, mais il laissait la tâche difficile des environs périphériques aux autres membres du groupe.

La réflexion de Fable lui fit perdre un peu de cette précieuse concentration et s'il eut dans un premier temps l'envie de la corriger pour ça, il du se rendre à l'évidence, son questionnement était tout à fait justifié. C'est avec une crainte inhabituelle que le Mandalorien perçu la demande. Lui qui avait déjà eu l'occasion de parcourir la planète ainsi que bien d'autres aux faunes pourtant particulièrement hostiles, comme lors de son ermitage sur Dxun, ne pouvait décemment pas mettre un nom sur une créature capable d'un tel fracas. Plus la piste qu'il menait prenait en longueur, plus ses souvenirs l'incitaient à réfuter la cause animale. Roon était connu pour être hostile, certes, mais en aucun cas capable de mettre sur pied une créature capable de vaincre un Alor et ses soldats tout en éventrant un Basilisk en parfait état de marche. Les traces qu'il suivait n'étaient pourtant pas celle d'humanoïdes, cela l'amenait donc à une simple réflexion, soit il s'agissait d'une abomination conçue par des savants et toute cette histoire n'était finalement qu'un simple test de ces mêmes cerveaux-malades. Soit il s'agissait d'une gigantesque mise en scène, mais qui pourrait vouloir investir autant de temps et de moyen pour laisser croire que l'intervention était non-conventionnelle. Tant de question et si peu de réponse. Horus se contenta alors de marmonner dans sa barbe, ne prenant pas la peine de se retourner vers sa cadette.

- J'ai vu et combattu bien des créatures, eu affaire à bien des adversaires lors de mes périples dans la bordure extérieure, mais rien qui ne pourrait être en mesure de faire autant de dégâts sur des cibles entrainées. J'ignore ce qui est responsable de tout ceci, mais il va falloir redoubler de vigilance à présent.


à peine eut-il fini sa phrase, que son esprit fut mis en alerte. Il avait été trop imprudent durant sa recherche, si bien qu'à présent il était en mesure de déceler à son tour une présence à leur périphérie. Les dires de Davik ne firent que confirmer cette révélation. Conscient du danger qu'elle pouvait représenter mais bloquer dans une situation qui réclamait encore et toujours une progression rapide. Horus décida de poursuivre sa route sans perdre du temps avec une présence qui n'avait jusque-là eu qu'un rôle d'observateur. Leur présence était de toute façon révélée. Il était décidé à reprendre la traque lorsque la trouvaille de Davik le sortit une fois de plus de ses réflexions. Dès lors, il décida de se diriger vers l'objet lumineux tout en veillant à ce qu'aucune présence extérieure ne lui barre la route, taillant à l'aide de sa hache la flore qui lui résister. Il fut en mesure d'atteindre l'élément jusque-là invisible. s'abaissant pour l'étudier en détail, le Taung remarquait une fois encore qu'il s'agissait de la Beskar'gam calcinait d'un guerrier Mando'ad. L'Alor prit à son tour le soin de se brancher sur le canal audio les liant eux trois, avant de répondre.

- Il s'agit encore d'un cadavre d'un de nos frères, même mort caractéristique. Il semble cependant être un peu plus frais au vu de l'état de l'armure et de la scène environnante qui laisse clairement présager à une lutte à mort. J'ignore si celui-ci était à la recherche du clan Awaud, ou s'il s'agit d'un des hommes disparus, mais il a connu la même fin que les autres. Ce qui est sûr, c'est que nous allons dans la bonne direction.

Horus s'avançait alors un peu plus dans les alentour de la scène, pour découvrir d'autres traces, bien plus fraiches se dirigeant vers le centre de la jungle. Malgré la pluie il serait sans doute en mesure de suivre ces pas, qui était cette fois-ci très différente des traces énigmatiques qu'avait laissée la chose qui avait supposément attaqué le campement du clan Awaud. Des traces qui laissaient présumer d'une intervention humanoïde, la traque avançait et pourtant la situation ne semblait qu'être de plus en plus énigmatique.

- Nous devons redoubler de vigilance si nous ne voulons pas finir comme notre défunt frère. Davik, a présent laisses tomber les phases de reconnaissance, si quoi que ce soit d'hostile passe à porter, ouvres le feu. Si C'est un de nos hommes, il n'aura qu'à s'annoncer et dans le pire des cas quelques coups de blaster ne seront pas trop graves. Fable quant à toi, je veux que tu me suives comme mon ombre, nous allons nous engager vers cette nouvelle piste et serons sans doute frapper d'ici peu par une embuscade, alors attendons-nous au pire.
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Fable Varrik
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Ven 18 Mai - 18:59
Le silence fut brutalement rompu par la voix d'Horus. Oui bien sur, comme Fable s'y attendait son chef d'équipe n'avait pas plus qu'elle la moindre idée de ce qui avait put arriver à cette troupe, ni la chose coupable de ce carnage. Le groupe pressa le pas, si bien que Fable était presque obligé de trottiner derrière ses collègues qui avançaient a grande enjambées, le regard collé au sol pour Horus, alerte et vif pour Davik. La fraîcheur de la foret environnante se combinait petit a petit avec la moiteur de la pluie qui ne tarderait pas à tomber, les premières gouttes résonnaient agréablement sur son armure, mais laissé prévoir une traque plus complexe. Levant les yeux au ciel Fable aperçut les nuages sombres un peu plus loin. Ils seraient sur eux d'ici quelques heures, peut être moins même si le vent continuait de les pousser dans leur direction. Tout occupée qu'elle était à regarder le ciel c'est à peine si elle entendit Davik et vit les furtifs mouvements un peu plus loin dans l'obscurité. De toute façon, qu'importe ce que cette chose était, pour le moment elle n'avait rien tenté de leur faire, se contentant de les observer sans oser attaquer, pour le moment en tout cas.

Horus marchait devant, entaillant branches et lianes qui leur barrait la route. Fable occupait son esprit à se souvenir de toutes les choses qu'elle avait put apprendre sur ces planète et sa végétation. En soi il n'y avait rien d'inquiétant dans ses fougères et branches éparses. Du moins rien qui aurait put faire ce genre de dégât. Plus elle y pensait plus il lui semblait improbable que la chose, ou la personne, qui était la cause d'un tel saccage, était quelque chose d'animal. Trop propre, trop organisé. Une bête sauvage si elle existait n'aurait pas put s'en prendre à tout un groupe de mandaloriens bien entraînées et armés sans verser la moindre goutte sang, le sien ou celui de ses adversaires. Et, cela était sans doute présomptueux de sa part, elle ne voyait pas ses frères d'armes s'enfuir face à un seul adversaire. Quand l'attaque avait eu lieu, elle avait été rapide, efficace, ciblant ses proies sans hésiter et avec une précision chirurgicale. Un groupe de mercenaires déterminés ? Une attaque de mineurs furieux ? Improbable car la question des cadavres manquant était toujours là.

Parlant de cadavre....Elle rejoignit Horus devant le corps calciné d'un jeune Mandoa'd. Tandis qu'Horus examinait la scène elle se pencha sur le corps. L'armure avait bien sur absorbé une partie des dégâts mais en délogeant lentement le buy'ce de sa tête ses yeux se figèrent dans ceux, révulses, du jeune homme, et ce qui lui restait de visage. Malgré sa protection la peau avait légèrement roussie, notamment au niveau du cou qui présentait de violentes brûlures. Le reste semblait intact si l'on ignorait la profonde expression de panique qui avait crispé ses muscles avant de mourir. D'un geste précis elle soupesa le bras inerte avant de le lâcher. Il retomba mollement sur le sol. Aucun os ne semblaient avoir été brisé, le cœur avait dut lâcher bien avant que sa mort ne survienne. Aucun moyen de le savoir exactement sans analyse approfondie.

« A part les brûlures rien de notable, ça doit quand même faire un moment qu'il est là, les membres ne sont plus raides...il faudrait que je lui retire entièrement sa beskar'gam pour avoir plus de détails sur ce qui à provoqué sa mort....mais on a pas le temps pour ça.... »

Horus semblait vouloir avancer le plus vite possible. Sans un mot elle se cala sur ses pas et son rythme de marche, bien décidé à ne pas se laisser distancer. La perspective de tomber dans le piège qu'on leur tendait n'était pas sans l'intriguer. Une curiosité maladive la poussait à aller faire face à cet ennemi inconnu et redoutable. Sa main se rapprochant de sa hache, sortir son fusil dans de pareils circonstance n'aurait pas servit a grand chose. Elle sentit son cœur battre plus fort, respirant lentement et silencieusement elle fit le vide dans sa tête, calmant son pouls irrégulier. Ce n'était pas le moment pour faire une crise de panique, ni un arrêt cardiaque comme son défunt camarade. Les traces qu'Horus avait relevées semblaient en effet plus fraiches que celles de la piste qui les avait conduit ici. Les gouttes de pluie, qui n'étaient il n'y a que quelques instants pas bien nombreuses, commencèrent à se rapprocher, la pluie arrivait un peu vite, et avec elle la progression allait s'en retrouver plus compliquée que prévue.
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Davik Harkeef
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Sam 19 Mai - 10:59
La pluie, d'abord fine, peinait à percer les couches d'arbres de la jungle. Puis, comme si quelqu'un avait appuyé sur un bouton, des trombes d'eau se mirent à se déverser sur le trio, noyant la piste dans une boue dégueulasse. Ils se mirent à progresser bien plus lentement, au grand dam de Davik qui n'aimait pas la pluie et qui aurait voulu sortir de cette mélasse le plus vite possible. Toutefois, il nota une nette amélioration de la situation ; le danger qu'il avait perçu auparavant n'était plus là. Ou alors, il ne le voyait plus. Mais dans les deux, ça faisait un truc de moins sur lequel il devait se focaliser, et il préférait ça. Cela lui éviterait de trébucher comme un débile.

Il suivait de près ses compagnons, quand son instinct lui souffla d'être prudent. Du moins, encore plus qu'avant. Cette sensation lui était familière, mais elle avait atteint un degré supérieur à ce moment-là : il se mit donc à regarder autour de lui en espérant être capable de détecter le danger avant qu'il ne vienne tuer l'un de ses camarades... ou lui-même. Même s'il n'avait pas l'intention de se laisser mourir.

Il hésita un instant à alerter ses camarades. Si quelqu'un, ou quelque chose, les observait, voir ses trois cibles en alerte risquait de pousser le prédateur à se terrer ; pas le meilleur moyen de l'éliminer avant qu'il ne fasse du mal. C'était un mal nécessaire, mais Horus et Fable allaient devoir servir d'appât. Ils comprendraient probablement. Cela dit, malgré ses sens en alerte et le fait qu'il ne quittait pas des yeux la jungle environnante, la pluie et le fait qu'il soit le seul à observer tout ça faillit bien coûter la vie – ou du moins un bras – à Fable, juste devant lui.

Tout alla si vite qu'il se demanda, après coup, comment il avait réussi à réagir aussi promptement. Il y eut un mouvement sur sa droite, et il tira immédiatement ses pistolets blasters de leurs holsters. Dans le même temps, il fit quelque chose de complètement stupide, mais qui se révéla efficace : il donna un grand coup de pied dans les jambes de Fable, la faisant s'écrouler au sol, dans la boue.

 « BOMA ! »

Le boma n'était pas originaire de cette planète, mais de Dxun. Il n'était toutefois pas improbable de constater que certains Mandaloriens, appréciant à leur juste valeur le combat contre une créature aussi féroce, en avaient capturé et amené ici. Toutefois, si Davik savait une chose à propos de ces créatures, c'était qu'ils attaquaient sans relâche. Celui-ci ne paraissait pas particulièrement costaud, mais il ne fallait pas le sous-estimer.

Il tira sans relâche, lui aussi. Horus intervint également, tandis que Davik essayait de tourner autour de l'animal pour le tuer grâce aux tirs répétés de ses blasters. Peut-être par chance, ou alors parce qu'il avait su réagir aussi vite, le Mandalorien parvint à tuer la bête avant qu'elle ne parvienne à s'enfuir. En gros, tout était terminé presque aussi rapidement que ça avait commencé.

 « J'sais pas si des bomas ont attaqué nos frères, mais ça, c'est de la créature dangereuse ! »

Maintenant qu'il avait survécu, il pouvait en rire. Il rangea ses armes et tendit néanmoins une main pour aider Fable à se relever.

 « Désolé pour ça. Mais au moins, ça t'a sauvée la vie, ou ton bras, ou ta tête. »

Il n'était pas vraiment désolé. Il avait fait ce qu'il fallait, comme il le pouvait. Elle le comprendrait certainement, en tant que Mandalorienne.
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Echo de Force
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Ven 25 Mai - 16:21
La pluie tombait à torrent sur les casques des trois mandaloriens alors qu’ils poursuivaient leur progression à travers la forêt. Davik avait raison de se méfier, car Roon était tout sauf une planète pacifique et accueillante. Mais ça restait leur planète, bien que les Taungs l’ait en grande partie désertée pour s’établir sur le lointain monde de Mandalore et certains clans n’avaient pas tardé à se battre pour le contrôle des vastes territoires. Le corps de leur camarade ne leur apporta rien de bien nouveau, si ce n’est qu’il avait sans doute été frappé dans le dos. Son armure était partiellement fondue de ce côté, mais excepté cela, rien ne semblait expliqué pourquoi il était mort. En revanche, les traces relevées par Horus semblaient les contraindre à s’enfoncer plus profondément en direction d’une montagne qui perçait au-delà de la cîme des arbres.

La pluie tombait, donc, et transformait le sol terreux en une immense flaque de boue et de terre humide, ce qui ne facilita pas la tâche du trio lorsqu’un boma tenta de se servir de leurs corps comme nourriture à rapporter dans son garde-manger. Par chance ou peut-être par expérience, Davik avait été prompt à réagir et les trois combattants étaient parvenus à s’en sortir indemne. Le corps de la bête jonchait désormais enfoncé sur le flanc dans le sol boueux, et l’odeur dégagée par les décharges de blaster se mêlaient à présent à celle plus désagréable de la bête mortellement touchée.

Si les boma étaient reconnues comme extrêmement dangereuse même pour les mandaloriens, il était difficile d’imaginer qu’ils aient pu détruire entièrement un de leur camp et détruire plusieurs de leurs basilisks. Ils n’étaient pas non plus en mesure de faire fondre tout ce qui se trouvait devant eux, comme ce fut le cas pour le mur d’enceinte. Néanmoins, l’assaut de la bête par-delà les fourrés épais avait permis de mettre en évidence ce qui semblait être un chemin taillé au milieu de la végétation, et qui menait droit vers la montagne dont le sommet était masqué par une épaisse couche nuageuse. Peut-être la majorité du camp avait-elle fuit dans cette direction ?


Spoiler:
Plus d'informations à venir au prochain tour ! Wink
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