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Evasion (PV Nathanael)

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Lianna Tsi'a Cyan
Rang IV - Maitre Jedi
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Mer 18 Avr 2018 - 1:08
5305 ans avant la bataille de Yavin.

« - Bonjour, Maître Tsi’a Cyan. J’espère que vous avez passé une bonne nuit ? »

Je salue Hondo Brlies, le redouté directeur du Syndicat des esclavagistes qui règne d’une main de fer sur Boonta  Ce n’est pas le genre de personne avec qui j’aime discuter de mes nuits, mais je souris tout de même, consciente que l’avenir de l’accord que je souhaite passer en dépend. Il me fixe, me jauge du regard. Il lève une main et les gardes qui nous entourent nous laissent et sortent de la pièce. Nous sommes seuls à présent. Sa main tremble légèrement quand il la repose sur l’accoudoir de son fauteuil confortable. Je me tiens très droite dans le mien, consciente que cette entrevue n’a rien d’ordinaire.

Spoiler:


« - Très bonne, je vous remercie votre excellence.  Et vous ? »

Cette question n’est pas aussi innocente qu’elle pourrait le paraître à première vue : Hier nous avons été interrompus alors que j’essayais de le convaincre de fixer un prix raisonnable pour la libération des prisonniers capturés lors d’un raid sur Saleucami. Si le visage du Devaronien est resté impassible, j’ai ressenti un trouble intense dans son esprit et une immense inquiétude. Il m’a congédiée, me donnant rendez-vous ce matin.

A présent, son visage rouge semble couvert de plus de rides qu’il n’en a jamais eu. Ses traits sont marqués, comme hantés…

« - Je n’ai pas dormi, Maître Tsi’a Cyan. »

Je hoche la tête. Je m’en doutais. L’inquiétude si lit en lui si aisément que novice, j’aurai pu la ressentir. A présent que la nuit est passée, il a eu le temps de réfléchir à cette nouvelle si mauvaise qui l’a poussé à interrompre nos négociations hier.

« - Je m’en serais doutée votre excellence. »

Si le Directeur du Syndicat des esclavagistes n’est pas le genre d’homme que je suis tentée de plaindre et si je n’éprouve guère de compassion naturelle pour lui, je ne peux oublier pourquoi je suis là. Je dois sauver deux cents citoyens de la République qui ont été enlevées à leurs familles. J’aimerais faire plus, mais à moins de lancer une offensive armée en plein territoire Hutt, l’Ordre n’a aucun moyen de libérer ces gens. Je peux juste négocier un prix pour leur rachat.

« - Vous ne m’appréciez pas, Jedi. Ne le niez pas. »

Je hoche la tête à nouveau. Inutile de mentir, effectivement. Le Devaronien est un homme qui a passé l’âge mur et il a eu tout le loisir de choisir la vie qu’il a embrassé.

« - Je sais que je représente tout ce que vous combattez mais peut être un jour, aurai-je l’occasion de vous expliquer que je ne suis pas si terrible que vous le pensez. »

Je secoue la tête. D’une voix claire et sans la moindre compassion, je réponds :

« - J’en doute, votre excellence… Et oui, je ne vous apprécie pas.»

Il y a mieux comme diplomate, n’est ce pas ? Je ne suis pas d’humeur, j’avoue, même en ressentant une extrême détresse dans un cœur que j’aurai cru incapable de sentiment. Cet homme est un trafiquant d’esclave et contrôle tout un cartel qui vole leur vie à des gens innocents. Il lui arrive d’avoir des sentiments honnêtes ? Grand bien lui fasse.

« - Je… comprends… Néanmoins, je vais vous proposer de m’aider à sauver une vie innocente… »

Nous y voilà. Que représente cette personne pour lui exactement ? Un enfant ? Je n’ose lire plus profondément dans ses pensées car je n’ai aucune confiance dans son hospitalité et je préfère rester aux aguets. Je ressens néanmoins de l’amour pour un être à protéger à tout prix.

« - Je suis là pour sauver deux cents vies innocentes, votre excellence. Pas simplement une. »

Je ne lui facilite pas les choses. Je n’ai pas envie de le faire. Je croise mes bras, attendant qu’il se décide à parler. Un nom résonne dans sa tête : Devona

« - Ma fille. Elle ne sait rien de moi et ne connaît pas mon métier. Elle a été enlevée par des Hutts, il y a quelques jours. Je voudrais vous engager pour que vous la sauviez et la rameniez chez elle. Ensuite, nous pourrons discuter de ces prisonniers que vous voulez libérer.»



-----------------------------


L’orage gronde au dehors lorsque je regagne le poste de pilotage du Stardust. Je suis épuisée par cette journée mais je ne peux pas encore me reposer. Je presse sur le communicateur interstellaire et j’établis une communication cryptée avec le plus proche Temple Jedi.

« - Ici Maître Tsi’a Cyan. Je vous appelle de Boonta. Les négociations avec Hondo Brlies ont pris un tour inattendu. J’aimerai parler à Maître Dython. »

J'attends une ou deux minutes avant de pouvoir être mise en ligne avec le Maître Jedi. C'est un Besalisk à la carrure imposante (ses quatre bras y sont pour beaucoup). Lorsqu'il apparaît en hologramme devant moi, je le salue respectueusement. Je l'ai connu il y a des années et à l’époque, si j'étais une gamine effrontée, il était déjà l'un de nos maîtres les plus respectés. Je me demande s'il se rappelle qu'il m'a punie un jour parce que j'avais fait le mur pour assister à une fête sur Ossus ?

Spoiler:

« - Bonjour, Maître Dython. Je suis ravie de vous revoir. Les ans n'ont pas l'air d'avoir été trop cruel pour vous. »

Il croise ses bras inférieurs et caresse machinalement son double menton avec ses doigts. Il me sourit, se rappelant manifestement qui je suis.

« - Ah Maître Tsi'a Cyan, je me rappelle de toi. Les années te sont profitables à toi aussi, enfin bien plus qu'à moi je dirais. Tu étais une padawan prometteuse et je suis content que tu sois enfin reconnue à ta juste valeur... même si je conseillerais à nos jeunes padawans de ne pas t'imiter en tout... »

Je ris de bon coeur, que faire d'autre ? Il a raison après tout : j'étais une gamine un peu dissipée.

« - Je crains de ne pas m'être arrangée, vous savez ? Seulement maintenant que je suis maître à mon tour, je dois aussi faire en sorte que l'on ne m'imite pas trop. »

Il secoue la tête, faisant jouer ses énormes bajoues.

« - Hmmph… Alors ? Que puis je pour toi ? Tu es bien en mission sur Boonta ? »

Je hoche la tête.

« - Je crains que ma mission ne se complique un peu. Mon hôte est dur en affaire et il ne nous permettra pas de récupérer les citoyens enlevés sans demander un gros dédommagement. Le lui donner ne ferait qu'encourager ses pillages par le futur. Seulement, une opportunité s'est présentée. Si nous accomplissons pour lui une mission, il s'engage à nous livrer ses prisonniers. »

La négociation a été difficile malgré l’inquiétude sincère de l’esclavagiste face au sort de sa fille. Au début, il voulait que l’Ordre mène l’attaque épaulée par ses hommes. Il était hors de question pour nous de déclarer la guerre aux Hutts alors j’ai refusé cette proposition. J’ai dû user de toute ma persuasion pour le convaincre de me laisser organiser un sauvetage et pour le dissuader de déclarer la guerre au Hutt responsable de l’enlèvement. Nous avons ensuite discuté âprement de chaque libération.

« - Une mission pour un homme d’une telle moralité ? J’ai bien peur que l’ordre n’apprécie guère… »

« - Je sais, vénérable. J’en prends la responsabilité et je ne ferais rien qui entachera la moralité de mes pairs. Hondo Brlies souhaite que je libère sa fille qui a été enlevée par Dagba le Hutt. Il prétend qu’elle est innocente et ne connaît rien de ses activités. Il était sincère à ce sujet bien que j’aie senti qu’il ne nous disait pas tout. »

Maître Dython grimace et se met à souffler faisant vibrer ses grosses lèvres lippues.

« - Je vois… C’est une situation difficile… Et en échange nous gagnerions la liberté des deux cents prisonniers ? »

Je croise les bars à mon tour après avoir chassé de mon front une mèche rebelle qui me gène un peu.

« - Oui. J’ai insisté là-dessus en lui rappellent que des Jedis seraient sûrement les derniers « mercenaires » auquel Dagba le Hutt s’attendrait. »

Maître Dython reste pensif un long moment avant d’acquiescer.

« - Tu sais que tu n’as pas besoin de mon approbation ? Tu es maître Jedi à présent et tu as le droit d’assumer ce genre de décision. »

Je soupire, contente d’être approuvée par un aîné néanmoins.

« - Oui mais si je vous contacte, c’est que j’ai besoin d’aide. Quelqu’un de confiance mais qui puisse passer aisément pour un rugueux mercenaire ou une sombre brute… »

Je laisse apparaître un sourire amusé sur mes lèvres et mes yeux se mettent à pétiller.

« - En fait, je voudrais quelqu’un qui puisse passer pour sale type que personne n’irait ennuyer. Voire même un criminel recherché…Il faudrait qu’il soit… hé bien je dirais, capable de jouer des coudes, s’il a besoin de se faire respecter, et qu’il puisse passer pour une vraie ordure avec les femmes. Je cherche quelqu’un qui aurait des raisons de se retrouver là où je vais l’emmener… »

Mon interlocuteur sourit, semblant partager mon amusement. J’ai toujours su que maître Dython cachait bien son jeu.

« - Et où donc ce trouve le repaire de ce Hutt ? Et toi ? Tu te feras passer pour quel genre de personne ?

Mon sourire devient mauvais.

« - Le repaire se trouve sur Klatooine. C’est un gigantesque palais flottant sur un océan de sable. Le nom est très poétique et évocateur : le Palais des mille plaisirs. »

Un éclair illumine le poste de pilotage et le tonnerre gronde au dehors. Le vieux Besalisk a décroisé ses bras et se frotte les mains, un de ses tics bien connus, signe qu'il est accaparé par ses pensées.

« - J’ai la personne qu’il te faut. S’il est d’accord pour t’aider, je te l’enverrai en lui donnant tous les détails dont tu m’as parlé. Mais tu n’as pas répondu à ma question : Quelle sera ta couverture ? »

« - Je ne sais pas encore, ça dépendra de votre Jedi. Mais je pense que je risque de devoir me faire passer pour sa possession… »

Oui, oui… quelques heures plus tard alors que je dormais à poing fermé, j’entendais encore le rire de maître Dython résonner dans le poste de pilotage avant que notre liaison ne soit coupée…
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Nathanael Kort
Rang III - Chevalier Jedi
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Jeu 19 Avr 2018 - 1:23
Si le concept était dur à comprendre pour les jeunes individus sensibles à la Force, au fur et à mesure de leur formation chacun d'entre eux venait à réaliser qu'ils avaient tous un rôle à jour dans le grand ordre des choses et que, pour découvrir leur rôle, ils devaient rester à l'écoute de la Force. Aucun jedi ne pouvait se vanter de comprendre parfaitement la volonté et les voies impénétrables de cette énergie présente en chaque être vivant, mais cela n'empêchait pas les plus sages d'essayer bon gré mal gré. Si le jeune chevalier ici présent avait toujours fait en sorte de tracer sa propre voie par la seule force de sa volonté inébranlable et de son ardent désir de reconnaissance, il n'avait jamais vraiment été très à l'écouter des signaux envoyés par la Force. Cependant, à bien y réfléchir, il finit par se dire que la Force le lui aurait déjà fait comprendre s'il n'avait pas emprunté la voie qui lui était destinée, s'il ne s'était pas vêtu du rôle qui lui allait le mieux : c'était sa façon de voir les choses.
Aussi s'était-il efforcé à redoubler d'activité depuis son incorporation au Corps d'Exploration Jedi, de nombreuses décennies auparavant. Si ses débuts furent aussi longs que laborieux, la somme de connaissances pour devenir un membre actif étant assez impressionnante, au final il parvint à sortir son épingle du jeu et à être accepté comme membre à part entière. Pilote, chasseur, traqueur, mécanicien et surtout bretteur : il était devenu tour à tour chacun de ces rôles et tous à la fois jusqu'à pouvoir enchaîner les missions à un rythme effréné. Bien qu'il ne s'en cache pas vraiment peu de membres de l'Ordre connaissaient l'appartenance de Nathanael au peuple anzati dont l'organisme restait encore un mystère pour la médecine moderne. En effet il n'était pas sujet au même genre de faim que ses camarades et, lorsque le manque de sommeil engourdissait ses membres et ses sens, il pouvait plonger dans un profond coma réparateur dont il pouvait parfaitement contrôler la durée. Bien sûr si les anzatis étaient crains c'était à cause d'une autre partie de leur anatomie qui ne sera pas détaillée ici, mais au final le jedi eut tôt fait de tirer le meilleur parti de ses avantages raciaux pour enchaîner les missions sans que sa santé n'en soit trop impactée. Après tout s'il désirait être reconnu pour ses faits d'armes et ses découvertes il n'avait clairement pas le temps de bâiller aux corneilles.

Aujourd'hui le jeune homme avait été appelé pour secourir une équipe d'explorateur pris au piège par le tempérament changeant de Mère Nature. Ce groupe avait débarqué une planète à l'activité apparemment latente mais, au fil de l'exploration de cette planète, la Nature réveilla de de ses volcans qui déversèrent des coulées de lave et crachèrent des épais nuages de cendres dans les environs, mettant en danger la position des explorateurs qui se retrouvèrent bientôt pris au piège loin de leur vaisseau. Disposant d'un appareil de communication longue portée, l'un de ces braves eut la présence d'esprit d'appeler à l'aide et ce fut le jeune Kort qui perça les nuages de cendre de son vaisseau pour secourir les malheureux.
Même encore maintenant, alors que le petit bijou métallique du chevalier retournait au vaisseau praxeum du Corps d'Exploration, l'anzati se remémorait l'alarme hurlante dans ses oreilles alors que la chaleur grimpait à une vitesse vertigineuse. Même encore maintenant il revoyait les coulées de lave, même encore maintenant il se rappelait de la détresse des explorateurs et de l'espoir renouvelé en voyant le Kort débarquer. Danger mis à part c'était pour ces moments intenses que l'anzati avait choisi cette voie, jamais il n'en choisirait d'autre.

Mais cette opération était enfin derrière lui et, alors qu'il laissait les rescapés sortir de son vaisseau pour aller se faire soigner et faire leur rapport, l'anzati posa ses prunelles jaunâtres sur une silhouette familière à l'entrée du hangar. Cette taille, cette corpulence, ces cheveux et ce visage : pas de doute, il s'agissait bien de son maître ! Celui-ci s'approcha de son ancien élève d'un pas étonnement pressé, tenant dans sa main droite une tablette de données.

« Ah, te voilà enfin.  »

Souriant à la vue de son maître qu'il n'avait pas croisé depuis plusieurs mois, le concerné répondit :

« Heureux de vous revoir également, maître. »

Si le temps semblait à peine commencer à laisser ses marques sur le vaisseau de l'épicanthix, celui-ci semblait toujours relativement jeune pour son âge

« Heureux de te revoir aussi, Nathanael. J'ai une nouvelle mission pour toi.  »

« Vous savez que je viens juste d'arriver ? »

« Je sais bien, mais celle-ci est...relativement spéciale. Tu as été spécifiquement demandé pour cette mission urgente. Tu te rappelles de maître Dython ?  »

« Bien sûr. Que me vaut son attention ?  »

« Tiens, jette un coup d'oeil. »

Attrapant la tablette qui lui fut tendue, le jeune homme parcourut les premières lignes d'informations relative aux prisonniers et au dévaronien concerné, une racaille de plus dans l'univers, mais l'anzati fit une première pause à la mention de la petite fille enlevée par un hutt. Si le colosse n'avait rien de personne contre les hutts, mis à part leur apparence répugnante, enlever une enfant innocente n'avait rien de très reluisant et à ce titre cela aurait justifié l'intervention de n'importe quel jedi. Mais pourquoi lui spécifiquement ? Mis à part son temps de service dans le Corps d'Exploration et ses origines raciales il n'était pas encore très connu de ses camarades et pairs : alors pourquoi lui ? Ce fut lorsque ses yeux descendirent sur la requête de maître Tsi'a Cyan et le profil du partenaire recherché que le chevalier Kort ne put retenir un rire plus des sincères.

« Ahahahaha ! C'est sérieux ? »

Si les services du colosse étaient d'habitude désirés pour ses talents de pilote ou d'explorateur, aujourd'hui c'était sa carrure massive ajoutée à son tempérament bien trempé qui semblaient être exigés pour passer pour une crapule à laquelle personne ne voudrait se frotter. En était-il capable ? Bien entendu, avec son apparence un peu sauvage et son franc-parler habituel il pouvait arriver très facilement à sortir de son rôle de jedi pour revêtir d'autres rôles.

« Connaissant maître Dython et Tsi’a Cyan, absolument. J'imagine que tu acceptes ?   »

Arquant un léger sourcil de surprise comme si la question lui paraissait des plus saugrenues, le jeune homme commença à tourner les talons vers son vaisseau tout en lâchant :

« Vous connaissiez déjà la réponse avant même que je n'arrive. Allez, j'y vais. Mais vous me revaudrez ça. »

« Va et que la Force soit avec toi. »

« Oh elle l'est toujours, maître. Aucun doute là-dessus. »

Confiant comme à son habitude, le jedi pénétra donc dans son vaisseau dont la coque portait encore les marques de sa dernière expérience volcanique qui ne ferait qu'ajouter un peu d’authenticité à son personnage : personne ne prenait au sérieux un gangster avec un vaisseau flambant neuf. Alors que la soute de refermait et que les moteurs du vaisseau se mettaient de nouveau en marche Nathan échangea sa bure jedi habituelle contre une tenue civile plus passe-partout. Un pantalon gris-foncé, un haut moulant couleur d'ébène et le tour surmonté d'une veste en cuir marron-foncé : que demander de plus ? Rangeant son sabre-laser dans une poche intérieur de ladite veste, c'est avec entrain et amusement que le formidable pilote décolla en direction de Boonta.
Si le voyage fut relativement calme comme à son habitude, l'éternel sourire du jeune anzati ne décolla pas de son visage ne serait-ce qu'un instant. Comment ne pouvait-il pas être amusé par cette nouvelle assignation ? Il avait été spécifiquement choisi car d'un point de vue externe il semblait être le moins jedi des jedis, à tel point qu'on le supposait pouvoir remplir le rôle de la plus brutale des crapules : encore une corde de plus à son arc !

Il ne tarda pas à arriver sur la planète et garer son propre vaisseau avant de commencer à chercher celui de sa partenaire du jour. S'il ne connaissait pas grand chose de cette femme, en revanche, il savait à peu près à quoi ressemblait son vaisseau et après quelques minutes de recherches le jedi s'arrêta devant le vaisseau recherché. Ici nul besoin de sonner ou frapper à la porte de la soute, le bretteur se contenta de s'ouvrir à la Force et de repérer la demoiselle présente, avant de rapprocher son esprit du sien pour lui signifier sa présence. À n'en pas douter sa chaleur humaine et sa confiance arrogante en lui-même ne manqueraient pas d'irradier à travers la Force comme une balise à laquelle se repérer.

Cela risquait d'être amusant.
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Lianna Tsi'a Cyan
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Mar 24 Avr 2018 - 3:07

« - Tsiong ziumm bid, dibap Visssssss ding tic tonk. Hunk hunk hunk »

Je me retourne vers le tas de boulon sans moralité qui me sert de droïde à tout faire et je lui jette un regard noir.

« - N’y pense même pas espèce de pervers ! Je ne mettrais pas ce genre de tenue. Et je m’en moque si tu crois pouvoir gagner des crédits en vendant des vidéos. Continue comme cela, et je te débranche, C.Y.Bot ! »

Entre C.Y.Bot et moi, c’est une petite guéguerre permanente qui surprend souvent les gens qui nous fréquentent : pourquoi est ce que je tolère auprès de moi ce droïde mal embouché, qui jure comme un vieux pirate et qui n’a absolument aucune moralité ? Franchement, des fois, je me demande… Pourtant en vérité, je connais très bien la raison. Il me fait rire. Le monde est trop sérieux tout autour de moi et les gens sont souvent très ennuyeux. Depuis que je suis devenue maître Jedi, tout le monde me parle avec beaucoup de respect et on n’ose plus me proposer des aventures amusantes, sous prétexte que je pourrais les désapprouver.

C.Y.Bot est une des seules personnes à se permettre des libertés avec moi et je l’en remercie. Je dis « personne » parce que je suis persuadée que même un droïde peut avoir une sorte d’âme qui dépasse sa simple programmation. Oui C.Y.Bot est énervant et malhonnête, mais il me rassure d’une certaine façon : la vie serait bien ennuyeuse si les gens pouvaient simplement entrer dans des cases déjà formatées. Voir un droïde échappe à la norme, c’est un rappel que tout est possible dans l’univers. Voilà donc pourquoi je suis en train de regarder mon tas de boulon préféré gémir, pleurnicher et protester tandis que je reste impassible et inflexible.

« - Cesse de protester. Tu en ferais quoi en plus de ces crédits ? Tu me les donnerais ? Oh je suis flattée mais non je n’en ai pas besoin. »

Je me détourne et je fouille dans la penderie du Stardust ce que je pourrais bien trouver pour parfaire le personnage que je vais incarner prochainement. Heureusement, je suis allée faire le tour du marché alentour. C’est fou ce que j’ai pu trouver comme vêtements suggestifs et indécents en à peine une petite heure. Comme d’habitude, je m’y suis prise au dernier moment. J’avais besoin d’une bonne nuit de sommeil et de toute façon, j’attendais les renforts promis.

Le chevalier Jedi que m’a recommandé maître Dython devrait bientôt arriver sur Boonta. J’ai senti une présence s’approcher de la baie d’atterrissage. De nombreux vaisseaux sont annoncés en arrivée tandis que d’autre sont enregistré en partance par les autorités locales mais je n’ai pas voulu envoyer un message de peur que celui-ci soit intercepté par les hommes d’Hondo Brlies. Je ne veux pas lui donner plus d’information que celles qu’il connaît déjà.

« - Quand notre invité sera là, tu le feras patienter. J’en ai pour un petit moment là. »

Maître Dython m’a parlé d’un baroudeur un peu atypique pour notre Ordre et je n’ai pu qu’acquiescer, sans trop savoir si nous pourrons utiliser toutes ses facultés. C’est un Anzat…

Spoiler:

J’avais déjà entendu parler de lui car il est vraiment peu courant que son espèce soit réceptive au côté lumineux. Je ne sais pas si nous pourrons nous entendre, ni si je peux lui faire confiance. J’ai par contre la plus haute opinion de son maître et formateur. L’un dans l’autre je préfère que ce soit ainsi : mon jugement peut me tromper mais celui d’un de nos membres les plus respectés et qui l’a côtoyé toutes ces années est sûrement fiable.

« - Bzzzzion ! Tsinng klonk ! Wiiiiiiiiiiiioui tsiiiiiiii binb bidibip Diop ! »

« - Oh ça va… Tu trouveras bien un moyen de lui extorquer quelque chose quand il sera là sans que je t’aide à le faire. Garde le fort, je vais sous la douche. Et interdit de filmer quoi que ce soit ou je grille tes circuits ! »

Belle équipe en prévision : Un Anzat, un droïde voleur et une maître Jedi paresseuse. Je laisse échapper un petit rire et je m’engouffre dans la salle de bain, les bras chargés d’étoffes et de vêtements assez suggestifs. Je pose le tout sur une commode et je me déshabille, laissant tomber ma tenue de Jedi au sol. Lorsque je passe sous la douche, je ressens un bref moment de détente bien mérité. A partir de maintenant, je jouerais sûrement un rôle et je dois m’y préparer. Je ferme les yeux…

Je laisse mon esprit se connecter à la Force qui m’entoure. Je ressens les présences des êtres vivants les plus proches et peu à peu ma conscience s’étend sur toute la ville. Je ne mets que peu de temps à déceler l’esprit que je recherche. Le chevalier Nathanael Kort sera bientôt là. Je le distingue alors qu’il quitte son vaisseau pour rechercher le mien. Sa présence est telle un phare dans les ténèbres. Intriguée, je me concentre sur lui, ressentant à peine les gouttes d’eau qui coulent le long de mon corps nu.

« - Tiens donc… »

J’étais intriguée : comment un être appartenant à une race aussi « maléfique » pourrait il être touché par la Force autrement que par ses facettes les plus obscures ? Je m’attendais à ressentir quelque chose d’ambigu et de dérangeant en lui. Au contraire, je perçois avant tout une lumière éblouissante. Si je ressens une graine de ténèbre enfouie et une faim (il n’y a pas d’autre mot pour la décrire) réfrénée, je suis frappée par l’intensité de la Force en lui. Je suis sous la douche et pourtant je le perçois comme s’il était tout près de moi. Singulier pour une personne appartenant à une telle race…

Je sors de la douche et une lumière rouge provenant des murs enveloppe mon corps un bref instant. J’ouvre les yeux, séchée par le dispositif laser et j’entreprends la tache difficile de choisir ce que je porterais. Nous pourrions voyager dans nos tenues de Jedi jusqu’à notre arrivée sur Klatoine, mais il vaut mieux prendre le temps de rentrer dans nos rôles. Et franchement, le mien est singulier.

J’attaque mes cheveux en arrière, domestiquant ma tignasse indocile en une sévère queue de cheval qui me donne un air plus distant et inaccessible. Je souligne délicatement le contour de mes yeux accentuant l’intensité de mes yeux verts et je dépose une fine couche de far sombre sur mes paupières. Je me contemple un instant dans l’affichage Holo : Mmmm… un regard troublant, c’est parfait.

Je ressens soudain une présence irradiante toute proche. Il veut que je sache qu’il est là, devant le vaisseau. Je sens que cet homme sera parfait pour le rôle : Il émane de lui une sorte d’arrogance naturelle, sûrement la conséquence d’une trop grande compétence et d’une vie d’aventure. J’effleure doucement son esprit :

« - Entrez, je vous rejoins dans un instant. C.Y.Bot s’occupera de vous si vous le voulez bien. »

Je lui transmets une image mentale de mon droïde au caractère si particulier. Devrais je l’avertir des sales habitudes de mon « fidèle » compagnon ? Je me résous à le faire bien que d’ordinaire j’apprécie beaucoup de voir les gens aussi confiants se faire flouer.

« - Faites attention, il vole et il triche. »

Voilà, ce sera plus sportif comme cela mon cher tas de boulons… Je l’entends depuis la salle de bain accueillir notre invité :

« - Tisiong bip dip bipdibip ? Dop dip titidip Biom didoup dop. Tsian, tsian, tsian-tsian ! »

Je ne peux m’empêcher de sourire tout en étant catastrophée par le manque de civilité de C.Y.Bot. Il vient ni plus ni moins de lui demander s’il était un gigolo que sa maîtresse a engagé pour son plaisir personnel. Le tout assorti de son insupportable rire mécanique. Je soupire :

« - Ben voyons…Tu me paiera ça tas de boulons. »

J’enfile une jupe vert sombre, fendue sur le côté et qui dévoile une longueur de cuisse affolante et j’entreprend la délicate opération consistant à fixer le haut que j’ai choisit. Il s’agit de deux bandes de soie verte, presque transparente, qui se croisent sur mes seins, dévoilant mon ventre, mes épaules et mon dos. Je m’observe un instant, admirant l’effet produit par cet tenue très suggestive : Elle souligne à merveille les rondeurs délicieuses dma poitrine. Je fixe un joyau d’ambre serti d’or sur mon nombril et je décore mon cou d’un simple collier de cuir noir, sertir d’un anneau d’argent à qui il ne manque qu’une chaîne. Celle-ci ceint ma taille.

Je sors discrètement de la salle de bain. Ma jupe est suffisamment ample pour dissimuler mon sabre laser et je porte une blaster à la ceinture. Si j’avais eu le temps et l’envie, je me serais dessinée des motifs sur la peau pour renforcer mon personnage.

J’entends C.Y.Bot proposer un rafraîchissement (sûrement un de ses immonde cocktails alcoolisé à base de d’éthanol raffiné). J’observe l’homme qui se tient dans le salon du vaisseau. Il est plutôt solidement bâti et ses muscles saillants se devinent sous son haut noir moulant. Je m’approche de lui, me dévoilant enfin, amusée de me découvrir dans ses yeux.

« - Bonjour, Chevalier Kort. Je suis enchantée de vous rencontrer. »

Je m’approche tout près de lui, et je lève les yeux pour qu’il puisse plonger son regard dans le mien. Je lui tends la main pour serrer la sienne.

« - Je suis Lianna Tsi’a Cyan. »

J’omets volontairement mon rang de Maître Jedi. Là où nous allons, je devrais passer pour sa possession et il serait dommage qu’il affiche la moindre marque de déférence envers moi. De la convoitise ou de la possessivité par contre, seraient de rigueur.

« - Je m’excuse pour l’attente. Je voulais peaufiner le personnage que je jouerais. »

Amusée à l’idée de dévoiler autant de mes charmes devant un chevalier Jedi, je laisse poindre un petit rire :

« -J’espère que je suis à votre goût ainsi ? Après tout, il va vous falloir simuler que je vous plait. J’ai essayé de ne pas vous rendre les choses trop difficiles… »

C.Y.Bot laisse, échapper un rire. Je pose négligemment la main sur son dispositif d’enregistrement, l’empêchant de prendre plus de vidéos compromettantes.

« - Interdit de filmer ça. Aller, range moi ta camera, C.Y.Bot. »

Je me tourne à nouveau vers mon invité, faisant mine de l’examiner sous toutes les coutures.

« - Et si vous me disiez ce que vous savez de notre mission ? Je complèterais pour que vous en sachiez autant que moi, Nathanael… »

Je l’invite à s’asseoir avec moi sur les sofas.

« - Je peux vous appeler ainsi ? Je vous propose de m’appeler Lianna de votre côté. Laissons tomber le protocole si vous voulez bien. »

Je lui décoche un sourire complice et amusé.
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Nathanael Kort
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Mar 24 Avr 2018 - 11:35
Même s'il ne ressentait pas le besoin d'étaler ses origines à qui voulait bien l'entendre, certain que ce trait si particulier de sa personnalité n'était là que pour éclairer davantage un individu déjà très brillant, le chevalier pouvait comprendre que ses origines marquées d'un certain exotisme pouvaient attirer la curiosité autant que la crainte. Il se rappelait encore des jeunes élèves qui, en sa présence, chuchotaient entre eux des histoires à dormir debout sur les terrifiantes capacités des anzatis comme si le but du jeu était de donner la frousse à leurs camarades. Certains maîtres pourraient réprimander une telle volonté de répandre la peur, même si celle-ci ne naissait pas de mauvaises intentions, mais Nathanael n'était pas aussi tatillon et souriait bien volontiers en voyant les élèves chuchoter à son sujet lorsqu'il passait dans les couloirs du Temple. Oui la plupart de ses congénères se tournaient bien volontiers vers l'assassinat de luxe du fait de leur prédisposition à l'hypnose et la discrétion, surtout parce qu'ils n'avaient pas besoin d'armes pour réduire une cible au silence éternel, et c’était justement du fait de ces prédispositions au meurtre et des histoires sordides sur les anzatis que le jeune jedi était toujours observé avec une pointe de crainte et de suspicion. Ce regard avait été difficile à supporter durant les premières années mais avec le temps il s'était taillé une place dans l'Ordre Jedi et, désormais, ses camarades du Corps d'Exploration ne faisaient même plus attention à ce petit détail largement contrebalancé par ses dizaines d'années d'activité et de réussites.
Depuis très tôt son maître avait appris à l'anzati à travailler ses talents et se concentrer sur ses points forts pour les perfectionner au mieux, ce qu'il avait fait sans restriction, mais maintenant qu'il se savait assez talentueux le jedi avait fini par se dire que sortir de sa zone de confort ne serait peut-être pas une si mauvaise idée que cela. Ne serait-ce pas de cette façon qu'il se ferait connaître du plus grand grand nombre ? Ne serait-ce pas ainsi que ses exploits parviendraient aux oreilles de bon nombre de ses pairs ? Sans doute que si et, s'il voulait que son nom ne soit pas oublié même des millénaires après sa disparition, il devait ajouter plus de cordes à son arc : telle était la raison de sa présence ici. Oh oui plusieurs autres jedis avaient un caractère similaire au sien et auraient pu remplir le rôle qu'on attendait de lui aujourd'hui, à n'en pas douter, mais Nathanael avait été spécifiquement choisi par maître Dython car sa réputation commençait déjà à s'étendre au delà des seules frontières du Corps d'Exploration. Cette perspective était assez plaisante, il devait bien l'avouer, aussi désirait-il être à la hauteur de son rôle de crapule à qui il ne fallait pas se frotter.

Alors que ses deux billes jaune pâle se posèrent sur le vaisseau qu'on lui avait présenté comme étant celui de sa partenaire du jour, le chevalier étendit son esprit vers la demoiselle pour lui signifier sa présence de la façon la plus simple qu'il connaissait : par la Force. Bien vite il reçut une réponse assez accueillante et chaleureuse, faisant écho à sa propre personnalité radieuse, l'invitant à l'attendre à l'intérieur du vaisseau. Ni une ni deux le jeune homme activa donc l'ouverture extérieure du vaisseau et pénétrant dans cet engin métallique qui semblait peut-être plus grand mais surtout plus luxueux que son propre vaisseau garé à quelques centaines de mètres de là. Était-ce vraiment surprenant ? Pour lui seule la fonctionnalité primait dans son appareil et cela s'observait du premier coup d’œil, mais cela ne semblait pas être le cas de sa camarade du jour qui, en prime, avait décidé de se faire accompagner d'un petit droïde astro-mécano...ou du moins en avait-il l'apparence. Posant son regard sur la machine à « bip » qui lui tournait désormais autour, Nathanael salua la bestiole d'un :

« Salut, p'tit gars. »

Il n'avait pas lui-même de droïde pour lui tenir compagnie mais ce n'était pas l'envie d'un avoir un qui lui manquait. Ces machines devaient être réinitialisées régulièrement au risque qu'elles finissent par développer un semblant de personnalité entraînant quelques complications sur le long terme. Au vu des « bip » compulsifs générés par ce droïde ce dernier n'avait pas été nettoyé depuis un petit moment, mais Nathanael était plus amusé qu'autre chose par ce constat : rares étaient les fois ou un droïde de cet acabit lui avaient proposé de boire un verre. Bien sûr le jedi fut forcé de refuser poliment cette proposition, aussi tentante soit-elle, car il devait garder l'esprit clair et affûté avant que la mission ne débute réellement. Alors même qu'il était sur le point de demander au droïde d'ici combien de temps sa maîtresse serait finalement prête, l'anzati se retint lorsqu'il sentit la présence croissante de la concernée dans la Force.
Dans ses souvenirs de ses nombreuses collaborations avec un membre de l'Ordre, en dehors du Corps d'Exploration, le colosse se souvenait que ses pairs semblaient généralement coincés et beaucoup trop réservés à son goût, préférant largement les personnalités franches et radieuses comme la sienne. Aussi, alors qu'il s'attendait de nouveau à travailler avec quelqu'un de similaire aux autres jedis, sa surprise évidente put se lire sur son visage lorsque ses yeux se posèrent sur la forme fine et sensuelle qui apparut dans son champ de vision.

Certes il savait que la tenue que portait la demoiselle n'était là que pour rendre  son rôle d'aujourd'hui plus vrai que nature, mais ce qu'il avait imaginé n'était clairement pas à la hauteur de la réalité. Laissant comme d'habitude parler son cerveau et son cœur sans le moindre filtre, Nathanael lâcha donc en guise d'introduction :

« J'aime beaucoup le nouveau code vestimentaire de l'Ordre. »

D'un côté le visage de la demoiselle laissait transparaître un petit côté lointain et inaccessible par sa coupe de cheveux mais aussi par son regard perçant, mais le reste du corps de la jedi racontait une toute autre histoire. Sa jupe fendue et son haut très révélateur étaient sans doute là pour donner envie aux curieux et pour mettre en valeur la beauté évidente de la demoiselle mais, clairement, le jeune colosse n'était pas préparé à un tel spectacle. Alors que la demoiselle s'approchait de lui en lui tendant la main, le jeune Kort se pencha légèrement en avant et recueillit la fine main dans la sienne, y apposant le traditionnel baise-main avant de répondre :

« Oh non, tout le plaisir est pour moi. Clairement. »

Charmeur ? Il l'était, bien sûr, quand les circonstances l'y autorisaient ce qui était le cas ici. Qu'importe s'il se prenait un vent ou non, il ne pouvait et ne voulait pas lutter contre ce pan de sa si radieuse et chaleureuse personnalité. Alors que la jeune Lianna demandait à son partenaire du jour s'il était à son goût, espérant que le chevalier n'aurait pas à se forcer pour simuler une éventuelle attirance au cours de la mission, à cette question un sourire amusé vint naître sur le visage du jedi. Se forcer ? Face  à pareil spectacle, à pareilles courbes enivrantes ? Il ne voyait pas dans quel univers parallèle il pourrait rester insensible face à pareille tenue pleine de promesses et de pensées défendues.
Toujours souriant, évidemment charmeur, il recula d'un pas pour admirer une nouvelle fois sa partenaire des pieds à la tête tout en répondant :

« Je n'aurai pas besoin de simuler quoi que ce soit. Je savais que l'Ordre recelait quelques beautés cachées, mais pas à ce point-là. Je suis bluffé.»

La plupart des femmes qui valaient le coup d’œil au sein de l'Ordre cachaient leurs beautés derrière les bures traditionnelles de l'ordre et une conduite des plus stricte, car c'était celle enseignée par tous les maîtres, mais de temps en temps quelques situation parvenaient à lever ce voilà et révéler ce qu'elles étaient réellement. Avant d'être des jedis Nathanael et Lianna étaient respectivement un homme et une femme, un constat que le bretteur tâchait de ne jamais oublier quand il travailler avec une autre personne.
Tentant très difficilement de recadrer ses esprits vers la tâche qui l'attendait, le jeune homme tendit l'oreille pour écouter la demoiselle lui demander ce qu'il avait retenu de la mission qui l'attendait. Se remémorant facilement les informations sur la tablette restée dans son vaisseau, l'anzati laissa le regard de la demoiselle étudier son corps tout en lui répondant :

« Sauver la vie de la fille d'une crapule pour en sauver beaucoup d'autres en échange, c'est bien ça ? Avec un petit séjour chez les hutts en prime. J'ai oublié quelque chose ? »

Souriant face au désir de plus de familiarité de la demoiselle, volonté tout à fait compréhensible au vu de la mission annoncée, le charmeur conclut son intervention par un :

« Je n'ai jamais vraiment été très adepte du protocole de toute façon. Nathanael ou Nathan me vont très bien.  »
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Lianna Tsi'a Cyan
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Mar 1 Mai 2018 - 3:21
Ah les hommes… Tous pareils, même les Jedis finalement. Heureusement d’ailleurs parce que ce Nathanael Kort sera parfait pour le rôle. Je souris avec indulgence lorsqu’il baise ma main et lorsqu’il me complimente. Après tout si je porte une telle tenue, c’est pour plaire, non ?  Et si un Jedi a les yeux qui lui sortent des orbites, j’ai tendance à penser que ce sera le cas aussi pour un groupe de ruffians à la solde d’un Hutt.

Je suis contente d’être à son goût en tout cas. Il est plutôt pas mal lui aussi. J’espère que nous nous entendrons bien. Je le pousse doucement vers les fauteuils derrière lui et je l’incite à s’asseoir. Bon il connaît le gros de notre problème.

« - Très bien Nathan. Tu connais donc le marché que j’ai passé avec Hondo Blries. »

Je le regarde fixement, pour voir s’il se formalise de mon soudain tutoiement. Je me tiens debout devant lui, les mains posées sur mes hanches, le laissant m’admirer avant d’ajouter :

« - Ah oui, je vais te demander de me tutoyer. Il faudra t’y habituer durant notre voyage. Pour t’aider un peu, je ferais de même de mon côté, mais une fois que nous serons là bas, nous devrons rentrer dans nos rôles et jouer parfaitement nos personnages. »

Lentement, je m’approche de lui et je grimpe sur le canapé. Ma jupe glisse sur ma jambe, dévoilant le haut de ma cuisse. Je m’installe sur ses genoux, mes cuisses de chaque côté des siennes et je pose lentement mes mains derrière sa nuque. La situation est très gênante, je l’avoue…

« - Nous allons devoir trouver, libérer et sauver la fille du Directeur du Syndicat des esclavagistes. Elle a été capturée  par les hommes de l’un de ses ennemis Hutt. On ne sait pas s’ils ont agit sur ordre et si le Hutt est au courant de l’identité de la demoiselle. »

Je plonge mes yeux dans ceux de Nathanael, m’amusant à faire glisser mes doigts dans ses cheveux. Lentement, je me redresse et je dénoue la queue de cheval qui retient ma crinière de feu, consciente des regards de mon compagnon. Faisant ainsi, je mets en valeur mes seins à moitié dissimulés sous la soie verte et transparente. Je regarde l’homme sur lequel je suis montée de façon aussi cavalière. Se demande t’il pourquoi je joue à ce jeu ? Ai-je envie de le vamper ?

« - Nous n’avons pas plus de deux jours devant nous. Passé ce délai, Le Syndicat attaquera le Conglomérat minier de Klatouine et nous aurons droit à une guerre localisée pouvant s’étendre sur toute la bordure frontalière de l’espace contrôlé par les Hutts. »

Je laisse retomber mes cheveux sur mes épaules, les faisant glisser entre mes doigts. Ce geste lent et calculé est de nature à faire bouillir le sang de n’importe quel mâle un tant soit peu attiré par les humaines.

« - Nous devrons donc nous infiltrer sous couverture. Et nous ne serons pas de gentilles personnes. Tu seras même l’un des pires êtres de la galaxie Nathan. Quand à moi… je serais… »

Je me penche vers lui et du bout de mon index, je montre le collier de cuir noir que je porte autours du cou. Mon doigt se glisse dans l’anneau d’argent…

« -… ta possession… Voilà pourquoi je joue à ce petit jeu avec toi en ce moment. Je veux vérifier si tu resteras concentré sur la mission quand je ferais ce genre de chose dans le palais des milles plaisir de Dagba le Hutt. »

Je lui souris avant de me tourner vers C.Y.Bot qui clignote de tous ses senseurs comme pour me signifier que ce que je viens de faire a été enregistré et que j’en entendrais parler pendant longtemps.

« - La ferme, tas de ferraille. Et si tu filmes ça, je te mets à la casse ! »

Il s’éclipse soudain non sans avoir déposé deux cocktail non loin de nous. Je leur jette un regard méfiant, avant de me tourner à nouveau vers Nathanael. Miséricordieuse, j’évite de trop bouger les hanches pour ne pas déclencher de mouvements gênants sous son pantalon.

« - Nous irons là bas avec un de nos deux vaisseaux en nous faisant passer pour des indépendants. Tu seras le tueur de notre groupe, je serais la commerçante. J’ai demandé à Hondo Blries notre commanditaire de nous fournir une cargaison d’épice rouge. Sous le couvert de la négocier, ou de négocier un assassinat, nous nous infiltrerons en espérant passer inaperçus. Il nous faudra prévoir un plan de replis si nous sommes découverts. Nous avons jusqu’à la nuit pour tout mettre au point. Cela te va ? »

Je ne pense pas qu’il y ait beaucoup d’autre chose à ajouter, cependant il y un détail que je dois aborder avec lui et j’espère que nous serons amis ensuite…

« - Pour que ce plan marche, il faut que mon partenaire soit effrayant. Qu’il fasse si peur que nulle personne sensée ne chercherait à lui chercher des poux dans la tête… ou dans sa barbe… »

Je laisse mon esprit effleurer le sien, lui communiquant tout autre chose que la sensualité apparemment promise par mon corps juché sur le sien. Je lui offre tout simplement ma confiance, acquise depuis que j’ai lu en lui alors qu’il m’attendait dans le salon.

« - Je n’aurais pas peur et je n’aurais pas de geste de recul. Je serais là avec toi pour t’aider et je te promets de voir en toi l’homme de bien dont je ressens la présence depuis que tu es entré dans ce vaisseau. »

J’ouvre mon esprit au sien, établissant un lien entre nos côtés lumineux. Ressent-il la peine et les doutes qui m’assaillent ces derniers temps ? J’espère qu’il comprend surtout combien je vais m’appuyer sur lui dans les deux jours qui viennent. Mon esprit effleure le sien avec douceur, sans lui imposer la moindre contrainte.

« - Veux tu bien me montrer ce que je vais te demander d’exposer durant cette mission alors que tu le cache depuis si longtemps ? »

Voilà pourquoi j’ai un doute : je ne sais pas si je lui demande trop alors que nous ne nous connaissons que depuis peu. Le temps nous est compté pourtant et je dois prendre ce risque.
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Nathanael Kort
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Mar 1 Mai 2018 - 17:02
Même si la nature ne lui avait pas doté de la même physiologie que toutes les autres races humanoïdes, le jeune jedi était tout de même capable de ressentir des émotions primaires comme le désir par exemple. Il était également plus que capable de reconnaître la beauté là où elle se trouvait, que ce soit dans un paysage à couper le souffle comme il en avait déjà vu ou, plus simplement, chez une femme particulièrement belle et attirante. Seulement voilà, pour des raisons évidentes liées à son activité aussi nomade qu'irrégulière, le jeune colosse n'était que rarement en contact avec des individus du sexe opposé sauf lorsqu'une affectation amenait ce genre de plaisante rencontre comme aujourd'hui. Face à une telle magnificence deux morceaux opposés de sa personne se confrontaient ainsi. D'un côté il y avait l'homme-monstre guidé par ses instincts primaires et sentait son corps bouillir de désir à la vue de la jedi si peu vêtue, sentant des pensées marquées de lubricité s'introduire petit à petit dans son esprit. Puis, de l'autre côté nous avions le jedi à l'esprit tempéré et au conditionnement mental lui permettant de focaliser son esprit sur l'objectif du jour pour rester professionnel en toutes circonstances.
En entrant dans ce vaisseau le jeune homme avait été piqué par la curiosité à l'idée de rencontre une autre jedi qu'il ne connaissait que de nom, puis vint le moment fatidique et sa curiosité insatiable fut balayée aux quatre vents devant ce spectacle aussi sublime que surprenant. Certes ce n'était pas la première fois qu'il était en tête à tête avec une femme peu vêtue voire même totalement dénudée mais ici c'était différent, il s'agissait d'un maître jedi supposé être un parangon de vertu et de sagesse : le parallèle était des plus amusants. Bien entendu le jeune anzati était conscient que tout ceci n'était qu'un acte en préparation de la mission à venir, que rien de tout ceci n'était réel et qu'aucun début d'attirance envers lui n'allait naître chez sa partenaire du jour, mais il ne pouvait pas s'empêcher d'admirer le spectacle en arborant un sourire discret mais franc. On avait trop tendance à oublier  que derrière ces bures et ce conditionnement mental il y avait un homme ou une femme avec ses envies personnelles et ses aspirations profondes : ils n'étaient pas d'insensibles machines programmées dans un seul but.

Alors que les billes jaunâtres du garçon se baladaient toujours pour observer sa partenaire du jour sous toutes les coutures, le jedi fut satisfait que la demoiselle mette en place le tutoiement pour instaurer une proximité qui serait nécessaire pour la suite, ce à quoi le concerné répondit :

« Aucun problème. »

Alors qu'il allait s'enquérir de quelques détails concernant la mission, notamment savoir si la demoiselle avait déjà un plan en tête, cette idée fut réduite en morceaux quand sa partenaire vint chevaucher le jeune homme dans une position des plus suggestives. Ressentait-il la gêne de sa partenaire à travers la Force ? Probablement ce qui ne serait guère étonnant, ce genre de comportement n'était pas enseigné ou encouragé au sein de l'Ordre, aussi Nathanael ne lui en tiendrait pas rigueur le moins du monde. Lui, de son côté, avait déjà vécu des situations similaires par le passé mais ne pouvait pas s'empêcher d'être amusé par le rappel constat qu'il s'agissait d'une maître jedi qui le chevauchait ainsi. Il aurait pu en profiter pour jouer avec le feu afin de tester jusqu'où elle était prête à aller pour cette mission mais il retint une lubricité naissante, se contentant de poser ses mains sur les jambes de la demoiselle comme par prendre appui plus que pour caresser les parties dénudées de son anatomie.
Écoutant la demoiselle avec attention, c'est en observant sa partenaire jouer avec ses cheveux que le jedi lui fit une suggestion spontanée qui n'engageait que lui.

«Les cheveux détachés c'est mieux. Plus sauvage.  »

Alors que sa partenaire à la crinière flamboyante prit la peine d'expliquer au chevalier Kort que le délai pour accomplir cette mission n'était que de deux jours, sans quoi une guerre éclaterait forcément, le chevalier hocha la tête pour signifier qu'il avait compris avant de demander :

« J'imagine qu'on prend mon vaisseau pour y aller ?  »

Alors comme cela le jedi avait été appelé pour jouer une crapule à laquelle il en valait pas mieux se frotter, cela il l'avait bien enregistré, mais il ne fut certain du rôle de Lianna qu'au moment où celle-ci le dévoila. Il était le maître et elle était la servante ? Au vu de leurs grades respectifs c'était un parallèle aussi amusant que déconcertante. Mais il s'y ferait, il s'adaptait toujours très facilement. Hochant une nouvelle fois de la tête, plus discrètement que la fois précédente, le garçon renchérit avec :

« Je m'en étais un peu douté en voyant ta tenue, de prime abord. Tu n'as pas à t'inquiéter pour ma concentration, je peux admirer une beauté sans perdre mon professionnalisme pour autant. »

Garder son professionnalisme intact malgré sa personnalité chaleureuse et extravertie avait toujours été la façon d'être du Kort depuis bon nombre de décennies, à plus forte raison depuis son accession au rang de chevalier : cela n'avait jamais été un problème. Seulement voilà, alors qu'il pensait pouvoir enfin se mettre au travail, sa partenaire lui demanda une chose à laquelle il n'était pas préparé : montrer au grand jour la caractéristique physique inhérente à son peuple. Si le jedi n'avait jamais cherché à cacher ses origines à qui que ce soit il savait que bon nombre de ses camarades l'observaient avec crainte et suspicion. Si son maître avait été le seul à voir cette caractéristique jusqu'à présent, par la force des choses plus que parce qu'il l'avait voulu, Lianna était bien la première à le lui demander de vive voix.
L'espace d'un instant il hésita bien sûr, se demander si la demoiselle savait ce que représentait sa requête, se demandant si elle faisait cela par curiosité et réel intérêt ou simplement pour les besoins de la mission. Était-ce vraiment important, finalement ? Pas vraiment, la motivation première n'influencerait pas la façon de faire de Nathanael. Faisant disparaître subitement le sourire qui éclairait son visage pour arborer une mine plus grave et surtout plus concentrée, c'est sur un ton calme et maîtrisé que le jedi répondit :

« Laisse-moi deux secondes.  »

L'instant d'après il ferma les yeux pour laisser la Force et la présence de la demoiselle s'accrocher à son esprit comme une ancre l'empêchant d'être emporté par la tempête. En réalité faire sortir ces deux appendices n'avait rien de compliqué, c'était aussi simple que d'ouvrir sa bouche ou de respirer, mais cette apparition était toujours accompagnée de la faim qui allait avec. Comprenez-vous donc la difficulté d'un tel procédé pour le jedi ? Il devait laisser passer assez de faim pour que les appendices sortent, certes mais pas assez pour que cette sensation de famine permanente de l'envahisse jusqu'à le contrôler. Repousser et tasser la faim au plus profond de soi était compliqué mais faisable, éprouvant mais possible : contrôler une petite partie de sa faim était une toute autre paire de manches.

Prenant quelques secondes de son temps pour faire le ménage dans son esprit, l'anzati s'autorisa enfin à ouvrir les vannes, laissant le poison pénétrer son esprit sans pour autant y succomber. Oh oui par la Force et sa proximité la demoiselle aurait une bonne idée de ce qu'était la faim qui tiraillait le corps de son partenaire, un appétit infini que rien ni personne ne pourrait satisfaire. L'instant d'après elle verrait les deux appendices s'extirper des joues de son partenaire, bougeant dans les airs juste devant le visage du jedi comme si elles étaient contrôlées par une Force invisible.

« Satisfaite ? »

Faisant écho à cette question, le jeune homme ouvrit les yeux face à la demoiselle qui prendrait pleinement conscience du changement. Finie la teinte pâle habituelle de ses prunelles, sa faim avait réveillé le prédateur qui était en lui et ses yeux étaient désormais teintés d'un  jaune des plus clairs et vifs, comme ceux des bêtes qu'on pouvait trouver sur bon nombre de planètes. Depuis combien d'années n'avaient-il pas pris cette teinte presque éblouissante ? Trop, beaucoup trop.
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Lianna Tsi'a Cyan
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Mar 19 Juin 2018 - 0:02
Je regarde mon compagnon Jedi. Je ressens soudain la faim terrible qui le tenaille, tandis que les appendices dévoreurs s’extirpent de ses joues. Ses yeux ont changé eux aussi. Ils se sont teintés d’or et les pupilles ont un éclat meurtrier. Nul doute : je suis devant un prédateur. Je devrais avoir peur, mais je ressens autre chose que la faim qui tenaille un corps : la Force qui imprègne l’être de Nathanael et l’empêche de succomber. Je souris.

« - Satisfaite ? »

Je hoche la tête. Il est effrayant.

« - Oui. Il faudra que tu joues le jeu et que tu n’hésites pas à montrer cette partie de toi même. J’ai l’impression que tu la contrôles, même si tu crains encore de succomber à ta faim. »

Je me redresse et je quitte les genoux de Nathanael, cessant ce test à présent que je suis convaincue.

« - J’ai sentit ce qui se cache au fond de toi et je dois t’avouer que tu m’impressionne, Chevalier… »

Pour la première fois, j’use de son titre au sein de l’Ordre. Je me suis levée et je m’assoie de façon moins équivoque, en face de lui.

« - C’est bon, j’ai vu ce que je voulais voir et je ne te mettrais plus à l’épreuve. Tu peux reprendre ton visage habituel.»

Habituel, pas véritable… Nous savons tous les deux ce qu’il en est. Vivre avec une telle faim et ne pas y succomber, cela demande un entraînement des plus rigoureux.

« - Si tu veux, bien, je vais te présenter les détail à retenir absolument lorsque nous serons engagé dans l’opération. Tas de boulon ? Viens là. »

C.Y.Bot vient se placer à côté de moi. Je tapote son capot d’un geste négligent. Mon droïde s’agite un instant, avant de déclencher son projecteur holographique. Une image d’une gigantesque structure de la taille d’une petite ville apparaît devant nous. C’est une sorte de gigantesque pyramide, montée sur des glisseurs antigrav. Elle a 6 étages, chacun aménagé en jardins et esplanades ceinturant la structure interne où sont installé tous les postes de commande et les œuvres vives qui lui permettent de se déplacer… La pyramide ressemble à première vue à un palais d’agrément, mais la présence d’innombrables batteries lasers sur tout le périmètre, lui donne un air plus sinistres.

« - Voici le Palais des mille plaisirs. C’est là que nous allons devoir chercher la jeune femme que nous devons sauver. Chaque étage est consacré aux vices et aux plaisirs les plus coupables, à l’exception du dernier, la petite pointe noire de la pyramide. »

Si toute la structure est peinte en rouge et ocre pour se confondre avec les sables du désert sur lequel le Palais navigue, la pointe de la Pyramide est toute noire offrant aux regards des reflets métalliques. Elle est visiblement entourée d’un champ de force.

« - Ce sont les appartements particulier de Daggba le Hutt. Il suit parait-il le déroulement des fêtes qui sont données à chaque étage, mais n’y participe jamais. On dit parfois de lui qu’il prend plus de plaisir à observer les autres dans la débauche qu’à se livrer aux moindre ébat. Je pense qu’il y a du vrai là dedans, mais qu’il ne faut pas s’arrêter à cet impression : Peut être que les perversions de ce Hutt sont si abominables qu’elles effrayerait les âmes les moins bien trempées de sa suite. »

Il nous faudra la jouer fine. Nous n’aurons pas le droit à l’erreur sinon nous finirons dans l’estomac d’un Sarlack.

« - Tu te sens de jouer le rôle d’une ordure finie ? D’un horrible mercenaire si effrayant que personne ne songera un instant à croire qu’il est animé de l’envie de sauver une innocente ? Il va falloir laisser voir ce que ces gens voudront voir de toi. De mon côté, je t’assure que je te verrais comme le Jedi courageux et droit dont on m’a parlé. Et dont je ressens la force de caractère en ce moment. »

Je lui souris, prenant une pose moins sage, telle une courtisane de luxe, allongée sur le divan et mes pieds nus reposant sur ses cuisses.

« - Tu auras besoin de t’entraîner ? »

Spoiler:
(Désolée, je voulais lancer quelque chose mais j'attends trop alors que ce texte était presque fini. Je lancerais l'action laprochaine fois si tu veux. C'est un peu court pour cette fois, mais je ne veux plus te faire attendre Smile )
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Nathanael Kort
Rang III - Chevalier Jedi
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Sam 23 Juin 2018 - 16:33
Le jeune homme n'avait jamais cherché à cacher ses origines car elles furent découvertes par ses pairs avant lui, il avait donc vite compris qu'essayer de dissimuler sa nature profonde n'était en aucun cas une bonne idée. Pourquoi ? Parce que les informations circulaient vite au sein de l'Ordre et, si son maître avait découvert ses origines, d'autres n'avaient pas tardé à en faire autant. Dans une grande famille comme celle qu'était l'Ordre Jedi le mensonge n'était pas très bien toléré et, à ce titre, Nathanael apprit bien vite à jouer la carte de la transparence plutôt que de la honte. Sans pour autant porter ses origines comme un blason à jeter à la figure du premier venu, le jeune homme n'éludait jamais la question quand un individu on peut curieux venait s'enquérir de sa vraie nature, non pas par fierté mal placée mais parce qu'il ne voulait pas avoir honte de ce qu'il était réellement.
Jusqu'à présent la seule personne ayant observé le réveil du prédateur qui était en lui était son maître et, depuis ce jour, Nathanael avait pris bon nombre de précautions afin qu'une perte de contrôle semblable ne se réitère pas. Alors oui il avait beau être présomptueux et beaucoup trop sûr de lui il n'en restait pas moins un véritable jedi, pour la simple et bonne raison qu'il ne pouvait pas vivre ou même survivre sans son lien avec le côté lumineux de la Force. Sans cette relation de symbiose sa faim aurait très certainement pris le dessus et, comme il aimait à le répéter quand on abordait ce sujet, il préférerait s'empaler sur son propre sabre laser plutôt que de laisser un tel drame se produire. Plutôt rejoindre la Force prématurément que de devenir comme les autres anzatis, que de se repaître de l'innocent, que de devenir esclave de sa propre faim pour l'éternité.

Alors oui aujourd'hui était une journée bien différente car ce n'était pas par accident que Nathanael réveillait le prédateur en lui, mais bien pour le besoin d'une mission. Très honnêtement il aurait voulu pouvoir s'en passer, pour des raisons évidentes, mais il supposait que les autres durs à cuire qui croiseraient son chemin ne se laisseraient pas avoir s'il faisait simplement semblant d'être semblant. La comédie avait ses limites.
À force de temps et de concentration le jeune homme réussit à tenir en laisse le fauve qui sommeillait en lui, en sentant au travers de la Force la tension de sa collègue face à cette découverte. Savoir que son collègue était anzati et le voir par soi-même étaient deux choses totalement différentes, bien entendu. Lorsque la demoiselle évoqua la contrôle et la crainte de cette faim, la réponse de son interlocuteur fut aussi claire que concise.

« C'est le cas. »

S'il n'avait pas souhaité rentrer dans les détails il était évident qu'il ne serait jamais arrivé à sa place, aujourd'hui, sans une parfaite contrôle de lui-même et de l’affliction qui le touchait depuis plusieurs décennies. De plus, même s'il ne l'évoquait pas, il était évident que le jeune homme craignait profondément de succomber à sa faim et c'était justement de cette peur que naissait sa volonté de résister. Si en d'autres circonstances faire un compliment au colosse aurait décroché un sourire à ce dernier, ici le jeune se contenta d'un simple hochement de tête.

« Sentir et comprendre sont deux choses différentes, mais merci. Le compliment est aussi apprécié que mérité. »

Bien entendu il se savait formidable autant par ses capacités martiales que par son mental d'acier, même si cela faisait plaisir que lui rappelle ce n'était en aucun cas nécessaire. Bientôt le duo s'attarda davantage sur la mission et les prunelles pâles du jeune homme se posèrent sur le plan, tout en reprenant un visage un peu plus humain et agréable à regarder. Un palais dédié aux plaisirs en tous genres ? Dans d'autres circonstances une visite en un tel lieu aurait pu être amusante voire agréable, mais pas aujourd'hui.

« Restera à voir, sur place, comment passer les gardes pour atteindre le sommet. Je doute que de simples menaces suffisent à nous débarrasser d'eux. Au pire, j'improviserai. »

Cependant si la demande de tout à l'heure intrigua le colosse, les questions que lui posèrent sa partenaire surprirent tout autant le pilote. Était-il prêt à jouer le rôle d'une ordure, plus vraie que nature ? Bien entendu qu'il était prêt, mais pourquoi se sentait-elle obligée de rappeler qu'elle verrait cela comme un rôle et pas ce qu'il était vraiment ? Avait-elle peur que le jedi craigne un changement de regard à son égard ? Cela aurait pu être mignon en d'autres circonstances.

« J'apprécie ta sollicitude, mais elle n'est pas nécessaire. J'ai conscience du risque et de ce que j'ai à faire. Je jouerai mon rôle, comme toujours., pas d'inquiétude à avoir de ce côté-là. »

Laissant la demoiselle poser ses pieds tout contre lui, c'est par habitude et presque sans s'en rendre compte qu'il commença à y passer ses mains caleuses et chaudes. Comme s'il utilisait cet instant comme une méditation en mouvement, ses mains vinrent masser la plante des pieds de la demoiselle alors que le colosse, lui, ferma les yeux en prenant une profonde inspiration. Se sentait-il prêt pour jouer le rôle d'un enfoiré ? Si par la Force la belle jedi pourrait ressentir cette faim croissante désormais placée juste en-dessous de la ligne de flottaison, prête à bondir au moment venu, la dernière réponse de Nathanael ne souffrit d'aucune ambiguïté.

« As-tu besoin d'entraînement pour respirer ? »

Non, eh bien il en était de même pour lui. Il ne s'agissait pas d'un gentil jedi qui devait se forcer à jouer les enfoirés, non, mais bien un prédateur qui renouait avec sa nature profonde le temps d'une mission. Cela ne lui plaisait pas vraiment d'y avoir recours, surtout parce que cela lui était terriblement aisé.

Spoiler:

Aucun soucis, ta réponse est très bien !
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