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[Rumeur] Contentieux à Lianna [PV Iséri et Lianna]

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Alyvan Chaldren
Rang IV - Sénateur
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Dim 8 Avr - 18:20
« Le Chancelier Suprême cherche à t’éloigner, Alyvan. Sinon, pourquoi te dépêcher à l’autre bout de la galaxie au prétexte d’un problème qui dure depuis des années et que personne n’a de toute manière les moyens de résoudre ? Tu ne trouves pas cela étrange ? »

Passant sur son visage fatigué une main lasse, le Sénateur de Wroona écouta sa collègue de Pantora, avec qui il entretenait des rapports particulièrement cordiaux, lui exposer son ressenti alors qu’ils ressortaient d’une réunion de commission particulièrement chargée et revenaient dans le bureau du trentenaire. Son interlocutrice, superbe dans sa robe d’un rose pâle qui faisait ressortir sa peau bleutée, cliquetait à mesure que ses pas étaient plus pressants, conséquence des nombreux colliers et bracelets qu’elle portait. Etait-ce par goût personnel ou par tradition sur sa planète ? Le xénobiologiste n’avait jamais posé la question craignant de chagriner l’irascible et fière pantorane. A son arrivée au Sénat, elle l’avait pris sous son aile, avec le Sénateur de Saleucami – paix à son âme. Leurs espèces étaient trop proches pour qu’il n’y ait pas une forme de concorde, sans compter le fait que les deux races étaient étroitement liées dans la gestion de Saleucami et de quelques autres avant-postes à travers l’espace républicain. Les accords entre les deux planètes étaient nombreux, et l’entente entre wrooniens et pantorans avait été un axe majeur de la politique de son père qu’Alyvan s’efforçait de continuer, se mettant dans les pas de celui qui ne le reconnaîtrait jamais tout en ayant malgré tout favorisé son ascension. S’il fallait épouser ses vues pour le remercier de ses attentions … Qu’il en soit ainsi. Le scientifique s’y retrouvait. Une fois arrivés dans son bureau, ils lâchèrent leurs dossiers, et Alyvan répondit enfin, préférant être à l’abri des regards :

« Peut-être que ma médiation sur Ando a joué dans le fait de faire appel à moi … »

« Toujours aussi naïf … Grandis un peu, Alyvan. Tout le monde ici se moque d’une épidémie sur une planète réputée pour son bellicisme. Je suis prête à parier que certains regrettent tout bas qu’il n’y ait pas eu une issue plus malheureuse à ton expédition.

Non … Il s’agit d’un piège. Un test politique, pour te forcer à prendre position. Et donc à te faire des ennemis. Le Chancelier veut mesurer les forces de Corellia et Alsakan … ainsi que celles des planètes riches qui n’ont pas pris officiellement position, comme les nôtres. »


Lâchant un soupir, le wroonien grogna, agacé dès à présent par la tâche qui les attendait :

« Peu importe, Aris. Cette situation n’est de toute manière pas acceptable, si elle est avérée. A quoi cela va-t-il servir de régler les tensions politiques si plus aucune planète de la Bordure n’a confiance dans la République ? »

« … En même temps, c’est déjà plus ou moins le cas. Au nord, j’entends. »

« Ton optimisme démesuré est un plaisir sans cesse renouvelé à partager. »

Son ton pince-sans-rire arracha un léger rire à la Sénatrice, peu rancunière et habituée au sens de l’humour discret et plutôt sarcastique du wroonien, qui masquait sous sa timidité légendaire un esprit caustique, qu’il ne laissait filtrer qu’en de rares occasions, soit quand il désirait se moquer de ses vis-à-vis discrètement, ou bien lorsqu’il était relativement en confiance, comme c’était le cas présentement. Alors que les deux politiciens se versaient un verre de liqueur, Alyvan continua sur sa lancée :

« Dans tous les cas, si les faits sont avérés, il s’agit d’une infraction aux lois républicaines et d’un possible contentieux diplomatique majeur. Vu la situation dans ces territoires, nous n’avons pas besoin d’un affaiblissement supplémentaire. Couper plusieurs mondes exposés du Noyau aurait un impact dramatique sur la sécurité de tous les territoires du nord-ouest de la galaxie. Je passe sur le fait d’arraisonner nos propres vaisseaux ! »

« Tu réfléchis trop … On parle d’un différend économique et commercial … »

« Peut-être, mais les enjeux sont beaucoup plus profonds que cela. Ne penses-tu pas au contraire que c’est la raison pour laquelle la République s’est saisie du dossier ? »

« J’ai un léger doute … »

L’appui sur l’adjectif expliquait bien à quel point Aris Cho était particulièrement dubitative par rapport aux dires de son vis-à-vis, si sa moue perplexe n’en témoignait pas déjà suffisamment. Quadragénaire, femme d’influence, la pantorane en avait vu d’autres, et exerçait dans le monde politique depuis deux décennies, même s’il n’était Sénatrice que depuis cinq ans. Elle avait été la conseillère juridique de son prédécesseur et avait avant travaillé à la Cour Suprême, en tant que collaboratrice d’un des juges. Son expertise n’était plus à prouver, et elle s’avérait une redoutable technicienne, qui avait déjà fait échouer plusieurs projets législatifs en les attaquant devant la Cour sur des détails qu’Alyvan considérait comme des arguties, mais qui se révélaient a fortiori capitaux. En revanche, sa vision manquait parfois de hauteur, ce que le wroonien regrettait souvent. Dans tous les cas, les deux humanoïdes à la peau bleue se complétaient bien, et formaient un tandem efficace, comme il s’en formait souvent dans les couloirs de la Rotonde. Les petites écuries de Sénateurs proches qui aimaient travailler ensemble, il y en avait des dizaines. Le tout était d’être dans la plus efficace.

« En plus, Quermia et Makem Te veulent la présence des Jedi … Quelle confiance … »

« Vu qu’on a le Sénateur de Brentaal avec nous, ce ne sera peut-être pas de trop … Je suis sûre que s’il n’était pas peur de déplaire à Alsakan, il ne se priverait pas d’adopter des mesures similaires. »

« … Pas faux. »

Finissant son verre, la pantorane se leva et prit congé. Resté seul, Alyvan se perdit un instant dans les conjectures qu’une telle action pourrait avoir. Bien sûr, en cas de réussite, son assise au Sénat ferait un bond stratosphérique. Dans le cas contraire, son inexpérience serait mise en avant, comme souvent. Rien qui ne ferait hurler dans les spatioports, donc. Néanmoins, travailler encore une fois avec des Jedi en si peu de temps risquait de laisser penser que Wroona se rapprochait beaucoup de ces derniers, et donc d’induire une position dans les affaires en cours … Or cela n’avait aucunement été discuté avec le gouvernement. Bref, il aviserait après de la marche à suivre. Pour le moment, un odieux sac de nœuds l’attendait. Convaincre les dirigeants de Lianna de laisser tomber leur taxe risquait d’être très complexe, surtout qu’il faudrait trouver des compensations. Objectivement, on abandonnait rarement quelque chose de lucratif et avantageux juste parce qu’il s’agissait d’une action mauvaise. En politique du moins. Non, il fallait persuader Lianna qu’une autre solution mutuellement profitable était à imaginer … Avant que ses voisins ne décident de régler la question moins pacifiquement, s’entend. Dans ce cas, le Sénateur était prêt à parier que Hutts et Mandaloriens profiteraient avantageusement d’un tel désordre. Peut-être que cela forcerait la République à agir, enfin ? Dans tous les cas, s’il pouvait éviter un bain de sang …

Deux jours plus tard, Alyvan était dans le spatioport de Coruscant, dans les quartiers réservés aux autorités, à attendre les deux Jedi qui étaient assignées à la même mission, en compagnie donc d’Aris Cho et de Bornen Talorax, le Sénateur de Brentaal, un humain devant peser pas loin d’un quintal, perpétuellement affamé, grand esthète et requin des affaires, dont la moustache fournie dévorait la moitié du visage : un personnage, en somme. Lorsqu’il vit de loin deux femmes en bures, sabre au côté se diriger vers eux, le xénobiologiste s’avança :

« Sauf erreur de ma part, je crois que vous êtes celles que nous attendions. Maître …  Tsi'a Cyan, si mes renseignements sont exacts, n’est-ce pas ? Et Chevalière Nisa ? C’est un honneur de vous rencontrer.

Je suis le Sénateur de Wroona, Alyvan Chaldren et voici mes collègues de la délégation du Sénat Républiquain : Aris Chos de Pantora, et Bornen Talorax de Brentaal.

A moins que vous n’ayez pris d’autres dispositions, je vous propose de voyager à bord du vaisseau que la Rotonde a affrété à notre intention. »


Il s’agissait d’un large vaisseau de transport de qualité plutôt haute, destiné à la prise en charge de personnalités avant tout. Alyvan aurait bien été incapable de donner plus de détails : objectivement, il n’y connaissait strictement rien en matière de bâtiments interstellaires. Les présentations étant faites, chacun pouvait monter, et bientôt, ses deux acolytes prirent congé, le laissant seul avec les deux Jedi. Gracieux, il ne fit aucun commentaire et se tournant vers les deux femmes, leur déclara aimablement :

« Vous désirez discuter de vos propres objectifs pour cette mission ? L’Ordre Jedi a-t-il eu des renseignements complémentaires par rapport à ce que la République possède déjà ? Ou bien, si vous avez été dépêchées ici au pied levé … Un briefing est-il nécessaire ?

Dans tous les cas, sachez que j’aurai grand plaisir à collaborer à nouveau avec votre Ordre. Vu que c’est la troisième fois en peu de temps, cela devient même une habitude, pour être honnête. »
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Lianna Tsi'a Cyan
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Jeu 12 Avr - 2:17
« - Tu sais que nous sommes sur le point de faire une découverte ? Ce pourrait bien être une avancée fondamentale dans nos recherches... »

Comme je m'y attendais, le visage de la Maître Jedi Jynn Elessar laisse entrevoir une certaine lassitude, voire un début d'exaspération devant mon attitude pour le moins négative. L’hologramme la représentant semble soudain agité de léger soubresauts, certainement liés à des problèmes de transmission spatial et non à une furieuse envie de m’étrangler. Je lui réponds de mon plus charmant sourire. Oui, oui celui que j’utilise pour arriver à mes fins quand tout échoue…

« - Lianna, tu travaille sur ce site depuis maintenant trois longues années... Je ne crois pas qu'une absence de ta part, même d'un mois, mettra en péril tes recherches. Et puis, tu sais, cela fait quand même trois ans que tu manques à tes devoirs de Maître Jedi en vivant recluse sur Yavin IV... »

Je m'apprête à protester mais Jynn me devance :

« - Ecoute... Je sais que tu es passée par des moments plutôt difficiles et que tu avais besoin de temps pour te remettre de... ta perte... »

«  Comme c'est délicat de ta part. »

Mon ton est un brin acide mais Jynn ne s'en offusque pas outre mesure. Nous nous sommes mariées il y a quelques années (non, je m'interdis de compter. peut être que si je nie la vérité, j'aurai à jamais moins de trente ans ?) et nous sommes restée très proches, bien que convaincues que nous n'étions pas faites l'une pour l'autre.

« - Je t'en prie, c'est un plaisir. Ecoute, maintenant que tu es rentrée à Ossus, même si dans ta tête c’est temporaire….»

Je prends un air boudeur en croisant les bras. Ce qui fait une belle jambe à Jynn puisque j’ai centré l’image sur mon visage, et uniquement lui.

« - Je ne veux pas quitter mon travail pour l'instant. Je te rappelle que je dois m'occuper d'Iséri Nisa »

Un argument bien faible compte tenu du fait qu'Iséri vient d'être nommée chevalier, avec les félicitation du Conseil. A t'on déjà vu un chevalier être maternée par son maître, une fois sa nomination réalisée ? Au contraire, on pousse les maîtres à laisser leurs padawans voler de leurs propres ailes au plus vite.

« - Allons... Tu sais bien que le chevalier Nisa n'a plus besoin de toi à présent. Elle doit faire ses propres expériences et tu sais bien aussi que tu n'as été sa guide que pour remplacer son ancien maître défunt... »

Ben voyons... La véritable raison pour laquelle le Conseil m'a envoyé Bonbon Rose, c'était parce qu'elle était certainement la plus à même de piquer mon intérêt et de me donner envie de revenir. Je ne dirais pas que le Conseil l'a envoyée sciemment, sachant que cette petite en pince pour moi depuis des années mais j'ai de gros doutes sachant qui gère les affectations administrative de l'Ordre depuis quelques années... Une certaine Maître Jedi à qui je suis en train de parler actuellement…

« - Et accessoirement faire en sorte qu'une certaine Maître Jedi sorte de sa retraite ? Tu ne crois tout de même pas que je ne t'ai pas percée à jour, non ? »

Jynn souris et hoche la tête.

« - Bon et alors ? L’astuce marche ? »

Je laisse échapper un soupir dédaigneux et complètement hypocrite

« -Je n’ai jamais abandonné l’ordre… »

« -Bon donc tu vas remplir cette mission ? Ou bien je dois dire au Conseil que tu ne te sens pas prête ? »

Grrrr ! Jamais !

« - D’accord, ça va… Je ferais ce que me demande le conseil, même si cela me fait prendre du retard dans mes recherches. »

Jynn souris à nouveau et fait machinalement glisser ses doigts dans ses cheveux bruns. Autrefois, j’aimais respirer leur parfum enivrant. Je hausse les épaules, prise d’un petit frisson tandis que les souvenirs me reviennent…

« - Bien, avec Iséri Nisa,  tu es chargée donc accompagner une délégation du sénat composée de trois sénateurs dont je viens te transmettre les noms et les dossiers. »

Je me penche pour appuyer sur une touche de mon terminal et je me redresse, dévoilant sans le vouloir mon épaule nue que je me gardais bien de montrer jusque là.

« - Il s’agit d’un problème assez sensible qui va demander toute ton attenti… Attends ? Tu… tu n’es pas habillée ? »

Je lève les yeux au ciel et je prends un air innocent en haussant les épaules de façon plus visible cette fois. Effectivement, je ne porte rien…

« - Oups… Je ne te l’ai pas dit ? Tu m’as prise au saut du lit là… »

J’aurai pu enfiler quelque chose mais j’avais deux bonnes raisons de ne pas le faire : La première c’est que l’on me contemple avec des yeux charmants… La seconde c’est que je trouverais absolument déplacé de m’amuser à faire glisser ma main sur le postérieur rebondit de la personne à mes côtés si je ne lui laissais pas faire la même chose de son côté…

« - Mais tu as toute mon attention, proooomis. »

Jynn me regarde avec un air pincé sur les lèvres. J’adore lui faire ce genre de coup.

« - Dis moi que tu n’es pas avec quelqu’un alors que je suis en train de te briefer sur une mission importante. Non sérieusement, dis le moi… »

Je jette un coup d’œil sur le corps nu et alangui à mes côtés… et je prends un air faussement peiné…

« - Non, je ne te le dis pas alors… Mais rassure toi, la personne à côté de moi peut entendre ce que tu as à me dire sur la mission… »


Jynn fronce les sourcils et je vois bien qu’elle se retient de me poser LA question qui lui trotte dans la tête en ce moment. Je tourne le projecteur du communicateur vers le lit, dévoilant une personne qui s’empresse de se couvrir d’un drap.

« - Bonbon rose ? Maître Jynn Elessar veut nous entretenir d’une mission. »

J’entends distinctement Jynn laisser échapper une série de jurons imagés comme à notre grande époque…

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Quelques heures plus tard, nous foulons le sol de la plateforme d'atterrissage réservée aux transports officiels du Spatioport de Coruscant. Je jette un coup d'oeil à Iséri qui s'est occupée de nos bagages. Rien que de l'essentiel pour ce séjour chez les Lianns. Je souris en voyant Bonbon rose gérer un Monsieur Balourd fraîchement réparé et transformé pour l'occasion en porte bagage. Singulière occupation pour un droïde si courageux : Il porte encore sur sa coque blindée des traces des impacts  de tirs de blasters et d'explosions. La mécanique ne fait pas des miracles et réparer un blindage épais n’est pas aisé.

Il devrait prendre à coeur cette tache relativement simple, pourtant il ne cesse de protester. Il faut dire qu’un passager clandestin s’est hissé sur son dos. Et c’est un vilain droïde pirate qui n’a pas envie d’user ses boulons en roulant à nos côtés. C.Y.Bot est vraiment impossible. Il fait la tête en ce moment parce que je lui ai dit qu’il ne pourrait pas nous accompagner. J’aurai sûrement mieux à faire que réprimer ses mauvais instincts…

Je me tourne vers Iséri.

« - Je te remercie d'avoir bien voulu t'occuper de nos bagages Bonbon rose. C'est la première fois qu'ils sont prêt un jour avant mon départ. C'est original quand même. »

J'ai outrageusement abusé d'Iséri : Connaissant sa profonde aversion pour tout ce qui est mal organisé, j'ai ostensiblement déclaré que je m'occuperais des formalités et des détails au dernier moment, soulignant que de toute façon, comme notre présence était réclamée par Makem Te et Quermia, la délégation ne partirait pas sans nous. Résultat, les bagages se sont fait tout seuls. Comme par magie…

« - Tu sais, je suis une Maître Jedi et les Maîtres Jedi sont souvent très occupés. Ils s’attendent à ce qu’on soit en retard, j’en suis sure… »

J'affiche un sourire malicieux, enfonçant une nouvelle fois le clou.

« - Mais en tout cas, tu es une adjointe très organisée et très précieuse. J'ai pu me consacrer à tout autre chose sans me soucier des détails, parce que je savais que tu serais là. Vraiment, tu es... »

Je jette un regard appuyé sur Monsieur-Balourd, son droïde un peu protocolaire qui en plus des bagage doit porter mon horrible pirate-contrebandier appelé C.Y.Bot, puis un autre vers elle et mon sourire devient plus satisfait encore.

« -... Hé bien tu es indispensable, que dire de plus... »

Oui je sais, je suis une vilaine femme, cruelle et impitoyable mais cela fait partie des leçons que mon Bonbon Rose doit apprendre : Si elle est trop prévisible, les gens en profiteront pour se servir d'elle. Il vaut mieux que ce soit moi qui le fasse, que quelqu'un d'autre... J'ai tout de même vérifié qu'elle n'avait rien oublié avant de partir.  Je suis habituée à voyager et il ne me faut pas grand chose. En fait, j'ai toujours été rapide une fois que je me suis décidée à me mettre à une tache.

Un petit bras mécanique tire sur la capuche de ma cape de Jedi. Une longue plainte déchirante, presque convaincante s’échappe du module de communication de C.Y.Bot.

« - TsioooooinG ? »

Je secoue la tête sans dire un mot. Quand je dis non, c’est non.

« - Tsiiiiiiiiuuuuuuuuung ? »

L’ignorant, je murmure quelques mots à Iséri.

« - Bon, nous allons rencontrer les trois sénateurs que nous sommes chargées d’épauler. Je ne les connais pas. J’espère que nous pourrons trouver une ligne directrice commune avec eux. Rappelle toi juste que ce sont des politiciens et qu’ils sont avant tout les représentant de leurs électeurs. Nous allons essayer de trouver une solution la plus juste pour tout le monde mais ce ne sera pas nécessairement ce genre de solution qu’ils voudront trouver. Et je ne te parle pas des représentant des Lianns que nous rencontrerons à Lianna. »

Oui, la confusion des noms fait beaucoup rire. Envoyons donc Maître Lianna à Lianna. J’ai décidé de ne pas m’en soucier.

« - Makem Te et Quermia ont demandé à ce que l’Ordre envoie des émissaires. Cela veut dire qu’ils espèrent que notre présence permettra aux débats de se dérouler dans les meilleures conditions. Cela peut aussi vouloir dire que leurs représentants espèrent que nous adopterons une position officielle qui engagera l’ordre de leur côté. Garde toi donc de donner la moindre assurance officielle. Si l’une de nous deux doit mettre les pieds dans le plat et être réprimandée, ce sera moi. »

Je lui souris. Je lui ai déjà dit ces choses là mais c’est la première fois qu’elle se retrouve impliquée dans des négociations de ce genre.

« - Mais ouvrons nos oreilles, laissons nos esprits ressentir leurs émotions et démêlons le vrai du faux dans cette histoire si nous le pouvons. »

Notre commission d’enquête aura fort à faire. Entre l’emprise économique que Lianna exerce sur ses voisins, le blocus commercial maintenant exercé sur les mondes les plus éloignés sur cette portion de la Perlemienne et les arraisonnements illégaux opérés par la milice de Lianna, la situation peut vite devenir explosive. Je m’inquiète particulièrement des conséquences que pourrait avoir une déstabilisation de la région. Les Hutts et les Mandaloriens pourraient en profiter.

Nous approchons des trois sénateurs qui nous attendent au pied du vaisseau rapide et élégant qui doit nous emmener à bon port. Bizarrement, c’est le plus jeune des trois qui nous salue et nous accueille. Je me demande ce qu’il faut y voir ?

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Une fois à bord, nous nous retrouvons confortablement installées dans un petit salon avec le Sénateur Alyvan Chaldren. Un droïde vient nous servir des rafraîchissements, j’opte pour un simple jus de fruit, écoutant le représentant de Wroona. C.Y.Bot nous a salué d’un air étrangement calme ce qui ne veut généralement rien dire de bien. Quand à Monsieur-Balourd, sa grosse coque sombre blindée portant des marques d'explosions et d'impacts de tirs, soigneusement dissimulées sous un revêtement métallisé, parait un peu étrange dans ce salon luxueux.

Je décoche un sourire à notre hôte. Il est très jeune pour une telle position mais il me semble à première vue vouloir bien faire. Il est sûrement plus idéaliste que ces collègues. C’est bon à savoir. Malgré les cicatrices visibles sur son visage, je le trouve plutôt charmant.

« - Nous avons été informées de la situation Sénateur Chaldren. J’espère que nous aurons l’occasion de comparer nos informations. Je crains que nous n’en sachions guère plus que vous malheureusement. Nous avons été briefées mais je n’aime guère ce que nous avons appris sur cette affaire. Surtout, le manque d’informations vérifiées… »

Une légère vibration nous indique que notre vaisseau est en mouvement. Nous venons de décoller. Je tourne la tête vers Iséri et je lui souris avant d’ajouter :

« - Nous serions enchantées de connaître la position du Sénat sur cette affaire et ce que vous espérez atteindre dans cette négociation. De notre côté, nous sommes conscientes que les représentants de Quermia et Makem Te ont requis notre présence pour une raison particulière. J’espère qu’il s’agit d’apaiser les débats et d’aider à trouver une solution en toute intelligence. Toutefois… »

Un petit sourire malicieux apparaît sur mon visage. Je regarde longuement le jeune Sénateur. Ce que je ressens de lui en ce moment m’incite à lui proposer notre plan.

« - Iséri ici présente a eu une petite idée que je me suis empressée d’accepter après y avoir ajouté une petite modification… »

Je laisse un petit silence s’installer et je porte mon verre à mes lèvres, avant de poursuivre. Au travers des hublots du vaisseau, je distingue les contours de Coruscant qui s’éloignent. Nous sortons de l’atmosphère…

« - Iséri, donc a eu une idée : Si nous étions témoin de ce qui se passe lors de ces… arraisonnements, nous pourrions en avoir une idée plus juste. Evidemment, il faudrait que nous soyons pris pour… »

Mon communicateur se met soudain à vibrer et j’entends ce qui me semble être un rire :

« - Tisiong bip dip bipdibip. Tsian, tsian, tsian-tsian ! »

Une légère grimace apparaît sur mes lèvres. Et je me lève tandis que je distingue nettement Bonbon rose en train de dissimuler un rire.

« - Excusez moi, je vais laisser mon adjointe vous expliquer son idée et je vais régler un petit problème de passager clandestin et détournement de vaisseau diplomatique du sénat. Rien de grave, je vous assure… je vais juste mettre aux fers un petit plaisantin…

Je file d’un pas vif vers la porte du salon.

« - A toi de jouer Chevalier. Il va falloir que tu rassures notre hôte, hein ? Nous ne voudrions pas qu’il nous prenne pour des folles dangereuses. »

Je leur fais un clin d’œil avant de me diriger vers ma cabine que mon droïde désobéissant s’est empressé d’annexer…
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Iséri Nisa
Rang III - Chevalier Jedi
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Dim 15 Avr - 23:43
Ma tasse de chocolat tiède à la main, je peine à me retenir un fou rire tandis que Lianna se dirige vers la soute pour y découvrir, sans la moindre surprise, son petit droïde dissident. Je trouverais mon ancienne maîtresse étonnamment naïve si elle disait avoir sincèrement cru qu’elle pourrait contraindre C.Y.Bot à ne pas nous accompagner, mais je suis à peu près certaine qu’elle ne nourrissait aucune illusion à ce sujet. D’ailleurs si elle avait vraiment voulu l’en empêcher elle l’aurait laissé à Yavin, ou bien elle l’aurait confié à quelqu’un. Quoique… je préfère encore qu’elle garde son pirate de compagnie à l’oeil plutôt que de le savoir en train de semer la zizanie parmi les robots d’excavation sur notre site archéologique ! Non, ce qu’elle aurait vraiment dû faire c’est lui dire “tu as intérêt à nous accompagner, C.Y.Bot ! Je t’interdis de rester ici et de profiter de tous les crédits que je t’ai confiés pour profiter des bains d’huile pour droïdes qu’ils proposent au troisième sous-sol du spatioport !”

En temps normal je lui donnerais  quoi… allez, cinq minutes avant qu’il n’apparaisse comme par magie une fois notre vaisseau dans l’espace ? Mais cette fois-ci c’est un peu différent. Je suis peut-être un peu complice. Mais bon il faut me comprendre : si je n’avais rien fait il aurait commis quelque chose de potentiellement dangereux, comme de dessouder une écoutille ou un morceau de coque pour s'infiltrer comme passager clandestin ! Ou pire, il aurait pu vider mon carton de chocolats pour se glisser dedans après en avoir éparpillé son précieux contenu. Je sais qu’il en est capable, il l’a déjà fait une fois !!

Pour éviter tout ça C.Y.Bot et moi avons conclu un marché: je le laisse se dissimuler dans la valise de Lianna (de toute manière elle ne s’en occupe pas, elle l’a juste vérifiée une fois avant notre départ pour remplacer toute la lingerie affriolante que je lui avais mise en guise de sous-vêtements !) et en échange C.Y.Bot est sensé me rendre un petit service dont on reparlera plus tard, mais également m’aider à faire une rapide inspection du vaisseau pour s’assurer que ce dernier n’a pas été piégé.
On pourrait me taxer de paranoïa, mais ce n’est pas ce que m’a enseigné maîtresse Io ! Et puis le meilleur moyen pour les Lians de ne pas avoir à se justifier auprès de la république c’est encore que notre mission diplomatique disparaisse quelque part dans l’espace !


Ma compagne jedi partie, je calme mon envie de rire et reprends une attitude plus digne d’une jedi en adressant un sourire bienveillant à notre hôte. D’apparence frêle au premier abord, il a un visage agréable, plutôt joli si on omet les cicatrices -en fait, ça me démange presque de prendre une gomme pour les lui effacer !- qui peuvent laisser penser que ce gentil sénateur a une vie moins sage -ou en tout cas un passé plus perturbé- que son apparence et son attitude calmes ne le laissent supposer ! Mais plus que ça, ce sont ses yeux dorés qui attirent mon attention. J’ignore si la gentillesse et la sincérité qui en émanent sont vraies, mais elles me plaisent bien.
Après tout, tout dans son apparence pourrait être feint, calculé, et voué à servir une manière d’une manière ou d’une autre sa vie politique. Beaucoup de gens méprisent les politiciens, qu’ils considèrent comme des menteurs d’élite ; moi non: ce sont simplement des personnes qui font leur métier et dont le corps, les paroles, et le relationnel, sont des outils de travail. Il faut simplement ne pas l’oublier pour ne pas se faire d’illusions.
Dans tous les cas ce sénateur Chaldren n’a pas une tête à me sortir un “Vous êtes toutes aussi jolies chez les jedi ? A vous voir, je me dis que j’ai peut-être manqué ma vocation d’appartenir à votre ordre…”. Ce qui lui évitera de finir collé au plafond et d’entrer dans mon top cinquante des plus gros beaufs de la galaxie.

“- Avant de commencer les choses sérieuses, je dois vous dire que je suis ravie de savoir que vous ayez l’habitude de travailler avec les jedi. -Je souris davantage, le regard pétillant- Cela veut dire que nos prédécesseurs ne vous ont pas trop rebuté, et que vous ne serez pas trop choqué par nos idées tordues."

D’ailleurs, qui est Lianna pour sous-entendre que je suis une folle dangereuse ?! Je suis juste dangereuse !

“- Et puis -je singe un air de regret- on se lasse vite du fait de se pavaner en exhibant son sabre laser et en faisant des démonstrations de télékinésie de toute façon !”

Je plaisante, mais c’est en partie vrai. Enfin la première partie est vraie, car je n’ai encore jamais crâné avec mon sabre laser ! Mais en vérité c’est plus simple de travailler avec quelqu’un qui sait ce qu’il peut attendre de nous et qui a dépassé tous les clichés que les gens ont souvent à notre sujet.
Sans me départir de mon air amusé, j’ai un regard en direction de la porte par où est sortie Lianna et je reprends:

“- Bref, comme le disait la maîtresse Lianna nous avons envisagé de profiter de notre voyage vers Lianna…"

Oh, je sens que ça va être compliqué cette histoire ! Mais je ne vais quand même pas dire “maîtresse Lianna” et “la planète Lianna” à chaque fois pour les différencier, quand même ?! Si ?
A votre avis, comment ils s’y prennent au bureau d’affectation des jedi pour distribuer les missions ? Est-ce qu’ils se sont dit: “On a une mission à attribuer sur la planète Lianna, qui est-ce qu’on pourrait y envoyer ? Maîtresse Praline est déjà partie en ambassade, le chevalier Cacao ne supporte pas les diplomates… Oh, mais on a une jedi qui s’appelle Lianna ! Comme la planète ! Hohoho, mais ça serait rigolo si on l’y envoyait !” Ou alors c’est Lianna elle-même qui a fait valoir son droit d’homonymie ? Non pourtant, puisque j’étais présente au moment où nous nous sommes faites affecter à cette mission. ...Moment de gêne que je préférerais effacer de ma mémoire d’ailleurs ! Ou bien elle a tout manigancé dans mon dos juste pour ça, la vilaine ?! Elle en serait bien capable !
Au moins elle s’est bien rattrapée ensuite…

Hum hum ! Bon, Iséri, tu es bien gentille mais ce n’est peut-être pas trop le moment de penser à ça devant monsieur le sénateur ! Tu disais quoi déjà ? Ah oui…

“-... Vers la planète Lianna pour enquêter sur ces rumeurs d’arraisonnements.”

Au fur et à mesure que je parle, je guette les réactions de mon interlocuteur:

“- Si nous pouvions être témoins d’une de ces tentatives, si nous avions la capacité d’affirmer ou d’infirmer ces rumeurs, nous bénéficierions d’un gros atout pour les négociations à venir.”

Aimant faire simple (comment ? Mais si ! C’est dans ma tête que c’est compliqué, mais ça ne m’empêche pas d’aimer présenter les choses simplement !), j’énonce sans détour notre projet:

“- L’idée serait de servir nous-mêmes d'appâts. Plutôt que de nous rendre directement sur Lianna, je vous propose de faire un détour par la route Perlemienne. En utilisant un faux code de transpondeur sur notre vaisseau, correspondant à celui d’un convoi marchand, nous aurions ainsi une petite chance d’être arraisonnés, et ainsi d’obtenir les informations que nous recherchons. Si cela arrivait nous nous contenterions de remplacer notre faux code par le vrai et de faire croire à une erreur.
Il s’agit d’une manoeuvre assez simple en réalité, avec des incertitudes et peu de garanties de succès mais peu de difficultés. Nous ne ferions pas un gros détour et cela ne nous coûte pas grand-chose d’essayer.”


En vérité, j’avais d’abord imaginé un plan très élaboré faisant intervenir un convoi factice et un petit lâcher de fausses informations préalable pour créer une embuscade parfaite, mais Lianna a un peu tempéré mes ardeurs arguant que nous manquions de temps pour mettre en place une telle opération.

“- J’ai fait une enquête de mon côté afin de recouper les différentes informations que nous possédons déjà à propos des victimes des arraisonnements, afin de reproduire un modèle de la cible le plus juteux possible pour eux. Il semblerait que les Lians s’en prennent en priorité à des transporteurs convoyant du matériel aérospatial, ce qui paraît logique puisqu’il s’agit d’une concurrence directe à leur principal marché d’exportation.”

Enfin… c’est le nom je crois ? Vous savez, pour des composants de vaisseaux, des pièces détachées, tout ça ? J’aurais dû réfléchir à comment tourner ma phrase avant de rentrer dans les détails devant le sénateur, tiens ! Les informations que j’ai pu recueillir à ce sujet sont tout de même limitées, trop pour établir un modèle 100% fiable (et de toute manière ce n’est pas tout à fait mon domaine d’expertise. Faute d’avoir pu tout confirmer moi-même les informations sont à prendre avec des pincettes, néanmoins j’espère avoir maximisé nos chances.

“- Par ailleurs il se trouve que j’ai quelques liens avec une société privée, sans aucun lien avec l’ordre jedi, qui s’est fait le plaisir de mettre à ma disposition un identifiant de vaisseau correspondant à un convoi factice correspondant aux critères vraisemblablement ciblés par les Lians.”

Ils avaient beau s’en amuser sur Ossus, je leur avais bien dit qu’un jour mes parts dans une société de chocolat me serviraient à autre chose qu’à assouvir ma gourmandise ! Et c’est là que C.Y.Bot entre en scène puisqu’il s’agit de la première mission que je lui ai confiée, et de son principal argument pour nous accompagner.

Pour conclure je me contente simplement de joindre les mains en souriant et de dire:

“- Dans tous les cas il s’agit de votre vaisseau, et vos personnes seront impliquées autant que les nôtres. Nous ne pouvons pas exclure que les choses dérapent, alors le dernier mot vous revient.”
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Alyvan Chaldren
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Dim 22 Avr - 15:38
De ce qu’Alyvan avait vu jusqu’à présent, les Jedi se divisaient en trois catégories : les revêches, les professionnels et les … autres ? Disons, plus relâchés. Il n’avait eu que rarement affaire aux premiers, heureusement d’ailleurs. Il se souvenait bien d’un Chevalier de l’Explocorps qui avait râlé copieusement sur l’état d’un des vaisseaux engagés dans une expédition de son jeune temps, essentiellement parce qu’il devait le retaper et, de son point de vue, à raison. Les seconds s’incarnaient bien dans le Chevalier Acksedge ou encore Maître Horrain, au sens où toutes deux avaient cette capacité à paraître efficaces, légèrement distantes, tout en paraissant accomplir parfaitement leurs tâches respectives avec une affabilité agréable. Et pour les derniers, jusqu’à présent, il avait essentiellement en tête Nathanael Kort, mais les deux spécimens qui venaient d’arriver se classaient aisément dans cette catégorie. Déjà, elles ne s’appelaient pas par leurs titres respectifs. Peut-être étaient-elles suffisamment proches pour ne pas en avoir besoin, mais il était rare d’adopter cette attitude devant des tiers. Lui-même n’aurait jamais nommé sa collègue pantorane par son prénom uniquement en dehors d’un cadre privé, ou au moins informel, alors que tous deux s’entendaient fort bien. Au passage, l’information n’était pas dénuée d’intérêt : les arrivantes avaient l’air donc de fort bien se connaître, manifestement de travailler ensemble, et semblaient quelque peu relâchées sur la discipline de l’Ordre. Le Sénateur enregistra soigneusement son observation, avant de reporter son attention sur les deux femmes. Son regard accrocha les cheveux roux de la plus gradée, un peu plus longtemps que la moyenne. Décidément, les humaines avaient vraiment des physiques fascinants … Toutes ces couleurs … Bref. Quant à la twi’lek, elle arborait le physique agréable des membres de sa race, et si le wroonien ne partageait pas forcément la fascination de certains autres mâles pour cette espèce, il leur concédait un certain charme. Nul doute que le Sénateur de Brentaal exprimerait la chose avec un peu moins de réserve, connaissant le vieux séducteur impénitent – et impotent, accessoirement, si on en croyait les rumeurs dans les travées de la Rotonde.

Il s’apprêtait donc à se sortir de ses pensées et à expliciter certains points quand T’sia Cyan les planta là pour … euh … Quoi ? Un passager clandestin ? Détournement de … ? Quelqu’un s’était vraiment introduit dans leur soute ? Etait-ce un attentat ? L’effroi s’emparait du trentenaire, alors que les deux Jedi paraissaient trouver tout cela très amusant. Se moquaient-elles de lui ? Etait-ce un moyen de le tester ? Ou bien de diffuser la menace pour n’en laisser rien paraître et le maintenir dans une bienheureuse ignorance afin qu’il ne fît rien d’inconsidéré ? Dans tous les cas, le Sénateur n’appréciait que modérément, hanté par le souvenir de l’explosion de son laboratoire, par les cris des employés, le souffle qui le propulsait contre une vitre et la chute, heureusement sans gravité majeure. Son visage en portait encore les marques. Non, décidément, ce genre de plaisanterie, si c’en était une, n’était pas à son goût. D’une voix qu’il s’efforça de conserver neutre, il demanda :

« Y a-t-il une urgence dont vous devriez me mettre au courant ? Nous pouvons évacuer le vaisseau si vous avez vu quelqu’un s’introduire dedans. Je ne tiens aucunement à risquer la vie de qui que ce soit. »

Une fois rassuré, le Sénateur put donc se concentrer sur les dires de la twi’lek face à lui, cachant tant bien que mal un sourire en la voyant s’emmêler les pinceaux entre le nom de l’autre Jedi et la planète sur laquelle ils se rendaient. S’il n’y avait pas pensé jusqu’à maintenant, il trouvait à la réflexion que l’Ordre avait eu une drôle d’idée, pour le coup. Y avait-il, comme dans certaines administrations, un employé facétieux qui, au moment de choisir les affectations, avait voulu s’amuser un peu ? Dans tous les cas, il entendait déjà les jeux de mots et belles incompréhensions qui ne manqueraient pas de résulter du cafouillage à venir. Une fois cet écueil passé, néanmoins, l’exposé du Chevalier Nisa eut le mérite de le faire réfléchir. D’un côté, lui-même avait songé à cette possibilité, avant de se souvenir qu’il n’avait plus vingt ans, ses collègues encore moins, et que ce qu’il aurait naturellement proposé dans son jeune temps n’avait plus nécessairement cours maintenant qu’il avait à se soucier non plus seulement de sa personne, mais également de relations diplomatiques pouvant impacter considérablement la vie de milliers de personnes, et la République de manière générale. Il se trouvait donc partagé entre son instinct, sa prudence, et son sens politique, les trois lui soufflant des messages relativement contradictoires. Doucement, il caressa son menton imberbe, ce qui ne donnait hélas pas la même image de sagesse que le lissage d’une barbe broussailleuse. Une première option était de laisser les deux Jedi tenter le coup seules, dans un autre vaisseau. Il l’écarta d’emblée. Les Lianns crieraient au guet-apens, risquaient d’envenimer les relations entre l’Ordre et la République dans son ensemble, et certains dans la Rotonde argueraient en toute mauvaise foi que puisque les Sénateurs n’avaient rien vu, ni rien subi, il n’y avait pas tant de problèmes que cela. Mauvaise idée. La seconde était d’accepter. Sauf que …

« Je ne nierai pas qu’une idée semblable ait pu me traverser l’esprit, Chevalier. Néanmoins … Ni mes collègues ni moi ne sommes des aventuriers. S’il devait nous arriver la moindre égratignure, nos planètes risqueraient de rompre leurs liens avec Lianna, et dans le cas de Brentaal, ce serait une catastrophe qui compliquerait la situation déjà tendue au sein du Sénat … Sans compter que le Sénateur de Brentaal ne se déplace pas aisément, et que la représentante de Pantora a quelques soucis de santé – elle le niera farouchement si vous lui en parlez, néanmoins. »

Un obèse et une cardiaque … Quelle fine équipe !

« J’ajouterai que les gardes du corps de Bornen Talorax ne sont pas réputés pour leur délicatesse. Et je ne tiens pas forcément à commencer notre mission par un carnage parmi les Lianns, si tout cela devait être un affreux malentendu. »

Ce qui était peu probable, certes … Néanmoins …

« Je pourrais vous dire d’agir seule en prenant un autre vaisseau, mais vous n’auriez aucun témoin sénatorial, ce qui risquera de diminuer l’impact de vos preuves. Sans vous manquer de respect, bien sûr. Je sais simplement comment certaines personnes réagiraient si c’était le cas. »

Alyvan la regarda avec une expression sereine :

« Bien entendu, un esprit aventureux pourrait s’arranger avec ses collègues pour que, lors d’une escale improvisée sur Brentaal, le Sénateur et mon autre collègue changent de navette et continuent avec nos codes, pendant que vous entreriez les vôtres sur ce bâtiment. »

Et bien sûr :

« Au cas où, je ne suis ni aventureux, ni capable de me battre, et je n’ai plus vingt-ans, malgré ce que mon physique peut laisser penser. Mais je sais très bien fuir, comme tout homme politique qui se respecte. »

Sarcastique, Alyvan ? Pas du tout !

« Cela vous conviendrait-il mieux ? »
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Lianna Tsi'a Cyan
Rang IV - Maitre Jedi
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Lun 30 Avr - 20:42
D’un pas vif, je traverse les coursives du vaisseau diplomatique qui doit nous amener à Lianna (oui la planète, pas moi). Je me dirige vers la soute, sous le regard étonné des membres de la délégation que je rencontre. Je me demande si tous savent bien qui nous sommes Iséri et moi. Ils nous prennent peut être pour de nouvelles recrues ?

Plus jeune, je me suis étonnée du nombre d’assistants dont un sénateur avait besoin pour réaliser le moindre déplacement. Secrétaire particulier, garde du corps, valet de chambre et conseiller économique ou politique… La liste n’est pas exhaustive. Parfois, celle-ci se confond avec la vie privée et les mœurs privées du responsable politique. Hé oui, bien souvent la secrétaire ou l’assistante est aussi la personne qui partage le lit.

Maintenant, plus rien de m’étonne. Par contre le passager clandestin qui s’est glissé subrepticement dans le vaisseau risque d’apporter quelques surprises aux membres de l’équipage (sans parler d’assistants sénatoriaux trop collets montés). C.Y.Bot est une canaille notoire…

Lorsque j’ouvre le sas de la soute, je le découvre en train de jouer au sabbac sur une caisse avec deux soutiers. Je mets les mains sur mes hanches et je prends mon ton de maîtresse d’école sévère :

« - C.Y.Bot ! Rends leurs crédits à ces pauvres pigeons que tu es en train de plumer ! »

Mon sale tas de ferraille au programme de personnalité défaillant secoue ses antennes en protestant d’une série de « Bib-bib » stridents. Je pointe un doigt accusateur vers lui. Les deux hommes d’équipages nous fixent tour à tour, ne sachant pas quelle attitude adopter.

« - Et d’abord, que fais tu là alors que je t’ai interdit de venir avec nous ? Comment es tu entré dans la soute ? C’est vous, messieurs, qui l’avez laissé s’incruster ? »

Le plus jeune des soutiers rougit, sûrement consterné qu’une Jedi (oui la bure nous rend très facilement identifiable, surtout de la part du personnel du sénat) puisse le tancer ainsi. Le second, plus âgé et conscient d’avoir été pris en train de jouer alors qu’il a certainement beaucoup de travail à effectuer, me jette un regard noir.

« - Madame, je vous assure que… »

Je lève la main pour lui faire signe d’arrêter ses explications.

« - Stop ! Je me moque de ce à quoi vous employez votre temps de travail messieurs. Je ne m’intéresse qu’au pirate que voici ! »[/b]

Je désigne un C.Y.Bot qui se met à clignoter de tout ses bouton d’interface, en signe de protestation. Il trépigne, tourne sur lui-même et entame une série de « Bing-tsoing » sensé m’expliquer pourquoi il m’a désobéit. Comme si je ne le savais pas… Et comme si je ne savais pas qui est sa complice, d’ailleurs…

[b]« - Il suffit tas de boulon. Et vous autres, je suis sure que vous avez d’autres choses à faire. N’EST-CE PAS ? »


J’ai toujours adoré voir les grand gaillards, faisant plus d’une tête que moi se confondre en excuses et battre en retraite l’air piteux comme si j’étais une maîtresse d’école et eux des élèves turbulents. Cela fait partie de mes plus grands plaisirs (un peu mesquins, j’avoue) de maître Jedi. Le plus drôle, c’est qu’il n’y a pas besoin d’exercer le moindre pouvoir pour obtenir ce résultat. Ils filent vivement sans demander leurs restes, oubliant de ramasser les cartes éparses, disposées sur la caisse qui servait de table de jeu.

« - Bing tsoing Niii, Tupik Dsyyy bidibip tsoing… »

Je ris en voyant C.Y.Bot tenter de se justifier. Je l’interromps d’une voix charmeuse, complètement à l’opposé du ton mordant que j’ai adopté devant les hommes d’équipage.

« - Bon ça y est ? Tu as fini, mon p’tit Choupirate ? Alors c’est quoi l’accord que tu as passé avec Bonbon rose ? Et surtout, maintenant que tu as scanné le vaisseau et piraté ses serveurs, qu’as-tu découvert d’intéressant ? »

Tout fier de lui, C.Y.Bot, clignote à nouveau de tous ses senseurs avant de me faire un topo synthétique mais complet de ses découvertes. Je tapote affectueusement son capot, avant de lui.

« - C’est bien mon Choupirate. Tu es un bon droïde. Pour la peine, je jouerais avec toi ce soir. Qui sait, tu me battras sûrement cette fois ci. »

Même pas en rêve cybernétique ! Si C.Y.Bot triche, je triche mieux que lui. C’est moi qui ai restauré sa programmation, il y a des années. Les gens qui se demandent pourquoi ce petit droïde a visiblement autant de défaillances dans son logiciel de personnalité ne se posent pas la bonne question : Pourquoi est ce que je les tolère alors qu’elles me posent autant de problème ? Ahaha ! Je suis peut être moins gentille que je n’en ai l’air, qui sait ?

Quelques minutes plus tard, suivie de C.Y.Bot, je retourne dans le salon où le Sénateur Chaldren nous reçoit, suivie par mon insupportable tas de boulon capricieux. J’entends les derniers mots du politicien. Visiblement Iséri et lui semblent avoir avancé. En revenant, j’ai effleuré l’esprit de mon Bonbon rose pour qu’elle me tienne au courant. Le sénateur est plus courageux que je ne le pensais. Plus audacieux en tout cas, puisque ces hésitations ne sont que l’expression de l’inquiétude qu’il ressent pour ses collègues.

« - Sénateur Chaldren, le petit problème est réglé. Nous avons un passager supplémentaire comme vous pouvez le voir. Ce droïde m’appartient et il nous accompagnera si vous le voulez bien, même s’il n’est pas référencé sur la liste d’embarquement… »

Je fixe un court instant Iséri, lui faisant clairement comprendre du regard que je ne suis pas dupe et qu’elle devra m’expliquer certaines choses plus tard quand nous serons seules.

« - Il est parfois un peu turbulent et indiscipliné alors je le confierais à la garde du Chevalier Nisa, qui ne le quittera pas des yeux quand j’aurai le dos tourné et qui sera responsable de toutes les bêtises qu’il pourrait perpétrer. »

Je souris, plutôt amusée à l’idée de voir Iséri essayer de m’expliquer une chose dont elle est coupable et dont je ne lui tient absolument pas rigueur. Je me doutais que d’une façon ou d’une autre C.Y.Bot me désobéirait. Comme souvent, il a fait du zèle pour se faire pardonner et ce qu’il a découvert est plutôt intéressant…

« - Je vous remercie d’avoir envisagé sérieusement notre petit subterfuge. J’insiste sur un point : Il ne s’agit pas de provoquer un incident, ni de mettre quiconque dans une position suffisamment délicate pour que déclencher un incident paraisse préférable à assumer la vérité. Nous n’irons pas jusqu’à l’arraisonnement. Nous voulons juste assister de visu à la procédure de contrôle. Nous déclinerons vite notre réelle identité, justifiant notre retard et le changement de vaisseau par un… pardonnez moi ce mot, je vous prie... caprice de politicien, si vous pouvez assumer ce détournement de mission ? Peut être trouverez vous une raison plausible pour avoir voulu détourner votre route et changer de vaisseau ? Sinon, je vous trouverais quelque chose, j’en suis sure… »

Je le regarde, m’assurant qu’il comprenne bien où nous voulons en venir : l’idée c’est de faire passer cette affaire pour un hasard et non un piège que nous aurions tendu. Un sénateur républicain, c’est bien connu peut avoir envie de s’arrêter en chemin pour déguster une pâtisserie fameuses lors d’une escale avant d’aller remplir ses devoir de négociateur… Qu’importe si personne ne nous croit, cela sert juste à pouvoir constater sans avoir à porter de jugement immédiat.

« - Je vous remercie aussi de vous prêter personnellement à ce subterfuge, Sénateur Chaldren. »

En le fixant dans les yeux, une pensée me vient en tête : est il étonné que je puisse poursuivre la discussion alors que je n’étais pas là une minute auparavant ? Serait il étonné aussi parce que m’a révélé C.Y.Bot ? Je ne le sais pas encore. Des communications cryptées ont été émises de ce vaisseau au moment même où nous avons décollé. Elles n’émanaient pas du centre communication de bord. Elles émanaient d’un des serveurs privé des suites sénatoriales (C.Y.Bot ne peut dire laquelle malheureusement). La teneur du message était simplement : « La mission diplomatique vient de partir. Des plénipotentiaires Jedis sont à bord. »

Sans laisser voir mes préoccupations, je me tourne vers Iséri, le sourire aux lèvres. J’utilise à nouveau son titre au lieu de son prénom… A dessein.

« - Chevalier Nisa ? Compte tenu des restrictions exposées, peux tu adapter notre plan d’action ? »

Sans rien laisser paraître, je songe aux implications de ce que C.Y.Bot a découvert : Il y a trois serveurs privés capable d’émettre ainsi. Ce sont des serveurs activés par une clé sénatoriale. Or l’un des trois sénateurs était avec nous tout ce temps. Il reste donc deux autres diplomates : les sénateurs Aris Cho et Bornen Talorax. Sauf si l’un des diplomates a confié sa clé de cryptage à un conseiller, ce qui est peu probable…

« - Pas besoin de faire cela d’urgence, mais je sais combien tu aime que tout soit parfaitement prévu bien à l’avance…»
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Iséri Nisa
Rang III - Chevalier Jedi
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Mar 8 Mai - 0:22
“- [...] Mais je sais très bien fuir, comme tout homme politique qui se respecte. »

A ces mots j’éclate d’un rire joyeux ! Du courage mais de la réflexion, un peu d’autodérision: je crois que je commence à apprécier ce sénateur wroonien ! Je scrute son visage bleu avec un sourire aux lèvres, et répond avec une douceur espiègle:

“- Vous êtes plus courageux que vous ne voulez bien l’admettre je crois, ou alors moins bon pour fuir que vous ne l’affirmez, sinon vous auriez laissé ce rôle périlleux à vos deux collègues !”

Et puis d’ailleurs, s’il était si bon pour fuir il n’aurait pas toutes ces cicatrices, non ? Quoi, comment ça je suis médisante ?! Roooh j’ai le droit de penser ce que je veux non ? Je ne peux pas passer pour une vilaine, après tout je suis la seule à entendre mes pensées !
Cela dit, je suis vilaine mais il mérite réellement des éloges. Sans me départir de ma bonne humeur mais sur une note plus sérieuse, j’ajoute:

- En temps que civil non combattant, en temps que politique dont les actions peuvent avoir de grosses répercussions, votre participation n’est pas anodine et je suis contente que vous acceptiez en connaissance de cause. J’ai bon espoir que nous mettions toutes les chances de notre côté.

Après une courte pause, j’ajoute:

“- Pour ce qui est de votre alternative, elle me paraît raisonnable et facilement adaptable à notre idée…”

Je m’interromps en tournant la tête vers la porte, et murmure:

“- Oh, elle en a fini je crois.”

Quelques instants plus tard, nous sommes rejoints à ce moment par une très jolie maîtresse jedi qui pénètre dans la pièce en compagnie d’un droïde à l’air assez fier de lui (enfin techniquement les droïdes n’ont pas vraiment “d’air”, mais je trouve que malgré ça ils y arrivent plutôt bien quand on les connaît assez !).

Lianna reprend notre conversation et la complète pour moi. Je suis contente qu’elle insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas de chercher ou de provoquer un conflit, c’est un élément capital de notre plan. Je n’ai donc qu'à approuver de la tête, enfin... pas pour tout !

Il s’enclenche un petit jeu entre Lianna et moi. Plus elle cherche à me charger, et plus je prends un air de vertu outrée !
Sans rire, elle compte vraiment me confier la garde de C.Y.Bot ?! C’est sa manière à elle de me punir de lui avoir désobéi j’imagine. Je sais bien qu’elle me reproche d’avoir facilité l’entrée en douce de son droïde, seulement, j’assume totalement mon choix pour toutes les raisons que j’ai pu évoquer plus tôt, et en particulier le fait que C.Y.Bot était indispensable à notre plan. Quant à sa mauvaise éducation -ou plutôt de l’absence d’éducation !- ce n’est pas moi la responsable mais plutôt une femme à la chevelure blond vénitien. Si je me garde de tout commentaire pour le moment, c’est surtout parce que je crois que le sénateur nous trouve déjà assez particulières comme ça !

Bien ! Les choses prennent tournure et je crois que nous allons pouvoir mettre le plan en marche ! A la dernière question de ma maîtresse je réponds simplement l’air égale, en dévisageant tout à tour Lianna et le sénateur:

“- Soyez rassurés: les exigences du sénateur Chaldren -j’ai un sourire amène à l'égard de ce dernier- ne sortent pas des éventualités que j’ai pu envisager.”

Mieux que ça, il s’agit en réalité d’une de mes premières moutures de plan abandonnée faute de temps pour s’y préparer: utiliser un vaisseau tiers pour ne pas compromettre notre mission diplomatique. Bon d’accord j’imaginais carrément simuler un faux convoi avec une vraie cargaison, mais… oh, laissez-moi avoir l’air un peu classe et prévoyante !
Je me retiens ensuite d’adresser un sourire taquin à Lianna et CY.Bot afin ne pas mettre mal à l’aise le sénateur, et ajoute simplement d’un ton naturel avec un simple sourire doux:

“- Les seules informations qu’il me manque à vrai dire, sont celles que pourra m’apporter l’unité CY.Bot ici présent, si ce dernier a bien rempli la mission cruciale que je lui ai confiée.”

Et pour être honnête j’ai très hâte de savoir !!
Je reprends ensuite un visage plus professionnel, plus concentré, montrant ainsi que je prends bien la situation au sérieux. Après avoir fait défiler quelques écrans holographiques que m’affiche très gracieusement mon gros Monsieur-Balourd, j’explique:

“- Nous devrions pouvoir envisager une petite escale sur une planète à proximité de notre destination mais en dehors de la perlemienne, en simulant un ennui technique mineur. Mon unité P4tT4-p0uf -bah quoi ? Je ne vais pas l'appeler “Monsieur Balourd” devant un respectable sénateur quand même !- m’indique le la planète Murkana pourrait faire l’affaire, d’autant qu’elle possède un spatioport proposant des locations de vaisseaux correspondant à nos critères. Là-bas nous nous séparerons du reste du groupe selon le motif qui vous plaira -la volonté d’arriver au plus vite malgré la panne par exemple- et nous nous procurerons un nouveau vaisseau de location. Il ne nous restera plus qu’à en pirater les identifiants pour les modifier grâce à l’aide de notre droïde professionnel -je désigne C.Y.Bot, qui a entrepris d’essayer de s’installer sur Monsieur-Balourd comme un chat au sommet de la niche d’un chien pour le narguer-, et nous lancerons notre hameçon tandis que les éminents sénateurs de Brentaal et de Pentora resteront à nous attendre en toute sécurité sur Murkana.

J’ai un regard interrogateur à l’intention du Wroonien, et tout en écartant légèrement les mains j’ajoute:

“- En admettant que la situation leur convienne, bien évidemment ?”

La question sous jacente étant bien sûr “parlez vous en leur nom ?”. J’imagine que dans tous les cas il serait de bon ton de les mettre dans la confidence.
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